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11/2015 : parution de Noir comme l'ébène, de Salla Simukka, chez Hachette et au Livre de Poche.
10/2015 : Uuno Kailas de Heinola à Nice – Cent ans de musique et de poésie entre Nice et la Finlande, concert-lecture à Helsinki.
10/2015 : Sofi Oksanen à Nice, rencontre avec Sofi Oksanen et Miquèu de Carabatta à Helsinki autour de Quora despareissèron lu colombs.
09/2015 : première de la pièce d'Alexeï Popov Les cornes par la compagnie La Chance du Débutant (au Théâtre National Komi, Syktyvkar).
09/2015 : parution de Baby Jane, de Sofi Oksanen, au Livre de Poche.
09-12/2015 : résidence de traduction à l'HCAS (Helsinki).
05/2015 : parution de Blanc comme la neige, de Salla Simukka, chez Hachette et au Livre de Poche.
03/2015 : parution du poème de Nina Obrezkova "Un jour tu rentreras chez toi", à Syktyvkar (brochure réunissant des traductions du même texte dans 14 langues différentes).
03/2015 : Destination Russie (Châtenay-Malabry), festival consacré à la République de Komi, à l'initiative de l'association MIR Franco-Russe.

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— Symbolisme et poésie de l’East End contemporain —

Après ses « Rêves américains » des années 1990 (L’enfant miroir et Darkly Noon), situés dans une campagne imaginaire, Philip Ridley revient à l’East End de Londres, avec ses atmosphères et accents pittoresques, décor de son théâtre, de sa prose, ainsi que de son premier scénario de long métrage Les frères Kray. Mais si Les frères Kray parlait des élégants gangsters des années 1960 (de même que la pièce Un revenant d’un monde parfait), Heartless est visiblement contemporain, non seulement par les images de Londres qui s’étendent à perte de vue – et où l’on distingue le fameux Gherkin, nouveau symbole de la capitale britannique des années 2000 –, mais aussi par la criminalité qui a changé de visage.

C’est la première fois qu’on a une vue d’ensemble de la ville, dans l’œuvre de Philip Ridley. D’habitude, on attrape au mieux quelques aperçus de l’East End, de rues, de parcs, de quartiers. Cette fois, il s’agit véritablement d’un paysage urbain moderne qui s’étend sous le ciel jusqu’à l’horizon. Il s’en dégage une sorte de prise de recul, de vision macrocosmique (et cette terminologie m’est dictée par la symbolique alchimique qui est particulièrement présente dans Heartless). De par cette perspective globale, Heartless est donc bien ancré, aux yeux du spectateur, dans le XXIe siècle. Il n’en reste pas moins intemporel par sa dimension microcosmique, subjective, psychologique, où l’on retrouve toutes les caractéristiques de l’œuvre de Philip Ridley. Ce microcosme est incarné de façon saisissante par Jim Sturgess.

Londres comme macrocosme

Comme dans les pièces récentes de l’auteur, l’univers du récit est un monde urbain chaotique. Le début des années 1990 était encore marqué par le fléau social des drogues dures qui faisaient des ravages dans la jeunesse ; les années 2000 sont marquées par la violence gratuite. Philip Ridley avait abordé ce thème de manière particulièrement directe, parfois crue, dans Vincent River en 2000, et il a encore repoussé les limites de l’horreur dans Mercure étincelant (que Faber & Faber ont refusé de publier en reprochant à l’auteur d’être allé trop loin !), où il imagine une société à peine futuriste. L’angoisse panique qui habite tous les adolescents ou jeunes adultes du monde de Philip Ridley est exacerbée par les événements qui se multiplient dans les villes et qui font sans cesse la une de l’actualité et entretiennent ainsi une terreur générale. Dans Heartless, ce chaos est perçu par la sensibilité du protagoniste, un garçon naïf, très timide, complexé par une marque de naissance qui lui couvre la moitié du visage.

Jim Sturgess entre deux mondes

L’atmosphère des deux « Rêves américains » devait beaucoup à Viggo Mortensen. Dans Darkly Noon, il secondait un Brendan Fraser bredouillant, parfaitement paumé. Ici, c’est Jim Sturgess qui crée un personnage tout aussi troublé et troublant, qui ne comprend pas très bien ce qui lui arrive, et qui porte cet égarement sur le visage – un peu comme Bill Pullman dans Lost Highway de David Lynch, ou comme les personnages des films « pairs » de Tran Anh-Hung (Cyclo et I Come with the Rain), dont on ne sait pas très bien s’ils sont des criminels ou des victimes. 

Que lui manque-t-il, à Jamie Morgan, ce grand enfant de vingt-cinq ans ? L’amour ? L’amour paternel ? Le père de Jamie est mort il y a dix ans. Sans sa présence et le réconfort qu’il apportait, ses témoignages d’amour, ses messages d’amour, la vie n’a plus de sens, le monde n’a plus de cœur. Jamie rêve d’une vie où il n’aurait pas cette marque sur le visage, et où il pourrait rencontrer une jolie fille qui n’aurait pas peur de lui, qui deviendrait sa femme et avec laquelle il fonderait une famille. Mais sa marque au visage, ou la représentation qu’il s’en fait, est un obstacle à toutes ses perspectives de bonheur. Il y a quelques années, il a eu une crise qui a abouti à une tentative de suicide, dont ses poignets portent les cicatrices.

Quand sa mère meurt à son tour (il est témoin du meurtre par un gang incendiaire), Jamie est livré à lui-même. Son père et sa mère étaient les seuls qui lui témoignaient de l’amour. « Who will love me now? », chantait P.J. Harvey à la fin de Darkly Noon [ici, c’est Jim Sturgess qui chante « Heartless » : la bande-son contient dix chansons écrites par Philip Ridley et Nick Bicât]. Jamie perd tous ses repères. La chute commence.

De la beauté à la terreur…

Le père apprenait à l’enfant à voir la beauté du monde, la magie de la vie. En son absence, de la beauté, on bascule dans la terreur… Ce n’est pas la première fois que Philip Ridley fait référence à ces vers de Rilke : « Car la Beauté n’est autre que le commencement de la Terreur… » Ils étaient déjà cités en exergue du recueil de nouvelles Flamingoes in Orbit, et ils sous-tendent toute son œuvre. D’où les thèmes récurrents du crocodile (Crocodilia, Vincent River…) – qu’on retrouve ici –, des fourrures (L’horloge la plus rapide de l’univers, Mercure étincelant…), etc. : cruauté et beauté sont intimement liés, voire indissociables.

Photographe, Jamie perçoit le monde par ses yeux et par ses photos. La photographie immortalise des instants du passé, des sentiments fugitifs. Mais elle transforme la réalité, aussi, en quelque chose d’autre – quelque chose de plus beau, ou de plus terrifiant. Naturellement, Jamie perçoit aussi le monde par une troisième source : le regard des autres. Prenons par exemple sa marque de naissance. Son père la voit comme quelque chose de beau, d’unique ; pour les gosses du quartier, c’est quelque chose de monstrueux (ils le traitent de freak) ; lui-même la considère comme une malédiction, quelque chose de laid et d’angoissant, comme un obstacle à son bonheur, dont il aimerait pouvoir se débarrasser par-dessus tout ; sur une photo, elle peut être apparente ou cachée ; dans le miroir, le moment venu, il pourra voir autre chose… Ce sont là autant de regards sur une même réalité, autant de vérités, sur un être humain et sur une manifestation de son unicité, de son identité. Comme chaque étoile dans le ciel, qui brille plus ou moins en fonction du contexte et du regard qu’on lui porte.

Marques de naissance, cicatrices et tatouages sont des éléments récurrents chez Philip Ridley, d’une part en tant que subtil mélange de beauté et de terreur, d’autre part en tant que caractéristiques distinctives d’un individu. Ils sont tous réunis dans Heartless.

Transformation

Le thème de l’alchimie revient forcément à l’esprit avec la rencontre surnaturelle qui articule le récit et avec le pacte proposé à Jamie, qui rendent inévitable la comparaison avec le docteur Faust. Une incursion aussi directe dans le surnaturel – et dans un surnaturel chrétien médiéval – est assez surprenante chez Philip Ridley, qui pratique plutôt, d’habitude, une libre déformation de la réalité à la manière du rêve ou du « cauchemar ».

Dans Darkly Noon, il me semble que le feu ne jouait qu’un rôle destructeur et/ou purificateur. Ces fonctions sont présentes dans Heartless, où le feu est tour à tour meurtrier et libérateur, mais une nouvelle fonction entre en jeu – ou, du moins, devient explicite et fait l’objet d’une mise en image inattendue. Il s’agit du processus de régénération qui est au centre du récit. Suite à la confrontation faustienne, Jamie bascule irréversiblement au cours d’un processus d’immolation initiatique. Il s’agit donc d’une renaissance, d’une transmutation, qui fait appel explicitement à l’image de la mue reptilienne, ou du cocon où s’accomplit la transformation de la chenille en papillon. Et cette image du cocon rappelle une scène de rêve dans la première version de Vincent River (2000), où Davey, après avoir éjaculé « comme un volcan », se retrouve enfermé dans un « cocon de sperme dur comme du roc »… dont il ressortira avec des ailes majestueuses.

Décors et personnages au croisement des genres

L’immeuble où vivait le père et qui est le décor de la rencontre surnaturelle de Jamie (« Cendrillon House ») n’est pas sans rappeler les « White Flats » de Dakota, la tour de Sparkleshark ou celle de La toison de lune, etc. – tous ces immeubles des textes écrits par Philip Ridley pour la jeunesse. Cette fois, l’édifice vétuste, désert et démesuré, prend un nouvel aspect, un caractère menaçant, il suscite l’épouvante. On pense à l’ambiance de Candyman (réal. Bernard Rose, 1992), dans cette tour délabrée, mais aussi devant le miroir de la salle de bains… Cela dit, tout comme que L’enfant miroir et Darkly Noon, Heartless est une œuvre d’auteur qu’on ne peut pas se contenter de ranger dans la catégorie des « films d’horreur » – même si Philip Ridley assume pleinement l’influence du genre, dont il est un grand amateur, et que ce choix saute aux yeux pendant toute la durée du film. Mais ce n’est qu’un genre parmi d’autres, en l’occurrence : tragédie familiale, drame psychologique, étude de société, témoignage d’une époque… C’est donc une œuvre originale et multiple, comme peuvent l’être Santa Sangre de Jodorowsky, The Other de Robert Mulligan, Lost Highway dont j’ai déjà parlé – et le « fonctionnaire » de l’au-delà n’est pas sans rappeler le mystery man de David Lynch –, ou bien un autre film anglais plus récent, Franklyn (réal. Gerald McMorrow, 2008), qui donne aussi une représentation contemporaine et subjective de Londres… ou encore Psychose, bien sûr, dont l’auteur est un grand admirateur – ce qui se sent plus ou moins nettement dans toutes ses œuvres, et pas seulement dans L’horloge la plus rapide de l’univers ou Darkly Noon

 


Je préfère m’en tenir ici à ces quelques thèmes généraux et ne pas révéler la trame dramatique, laquelle n’est d’ailleurs qu’un prétexte, à mon sens, à une grande mosaïque cinématographique qui remplit les mêmes fonctions cathartiques que le cauchemar ou la tragédie grecque, au moyen des symboles et de la poésie. Ce sont les mêmes processus qui sont à l’œuvre, mais dans un langage contemporain.


Sébastien Cagnoli, août 2010

photos du film reproduites avec l'autorisation de Philip Ridley

 

Filmographie

Visiting Mr Beak (1987), court métrage écrit par Philip Ridley.

The Universe of Dermot Finn (1988), court métrage écrit par Philip Ridley.

The Krays [Les frères Kray] (1990), long métrage écrit par Philip Ridley, réalisé par Peter Medak, avec Gary & Martin Kemp, Billie Whitelaw…

The Reflecting Skin [L’enfant miroir] (1990), long métrage écrit et réalisé par Philip Ridley, avec Jeremy Cooper, Viggo Mortensen, Lindsay Duncan.

The Passion of Darkly Noon [Darkly Noon] (1995), long métrage écrit et réalisé par Philip Ridley, avec Brendan Fraser, Ashley Judd, Viggo Mortensen, Loren Dean…

Heartless (2009), long métrage écrit et réalisé par Philip Ridley, avec Jim Sturgess…

Bibliographie partielle

En anglais :

Crocodilia, Brilliance Books, 1988.

In the Eyes of Mr Fury, Penguin Books Ltd, 1989.

Flamingoes in Orbit, Hamish Hamilton, 1990.

The Krays: The Uncut Screenplay, Methuen Film, 1997.

The American Dreams – The Reflecting Skin & The Passion of Darkly Noon: Two Screenplays, Methuen Film, 1997.

Plays 1: The Pitchfork Disney, The Fastest Clock in the Universe, Ghost from a Perfect Place, Methuen Drama, 1997 ; Faber & Faber, 2002.

Two plays for young people: Fairytaleheart and Sparkleshark, Faber & Faber, 1998.

Brokenville, Faber & Faber, 2001.

Plays 2: Vincent River, Mercury Fur, Leaves of Glass, Piranha Heights, Methuen Drama, 2009.

Moonfleece, Methuen Drama, 2010.

En français :

Pitchfork Disney [The Pitchfork Disney], trad. Elisabeth Wrightson et Evelyne Pieiller, Christian Bourgois, 1993.

L’horloge la plus rapide de l’univers [The Fastest Clock in the Universe], inédit.

Un revenant d’un monde parfait [Ghost from a Perfect Place], inédit. 

Fairytaleheart, trad. Marie Mianovski, L’école des loisirs, 2000.

Vincent River, trad. Sébastien Cagnoli, L’Amandier, 2006.

Mercure étincelant [Mercury Fur], trad. Sébastien Cagnoli, Centre national du théâtre, inédit.

La toison de lune [Moonfleece], trad. Sébastien Cagnoli, Centre national du théâtre, inédit. 

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Écrit par SebK, le Mardi 8 Mars 2011, 15:58 dans la rubrique "Angleterre".


— de Terence Davies —
Walter Raleigh, P.B. Shelley, A.E. Housman, T.S. Eliot, et bien d'autres surprises (sans oublier Terence Davies !), sont dans Of Time and the City, présenté au dernier Festival de Cannes, qui sort en France le 4 février.



Sites officiels :

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Écrit par SebK, le Jeudi 15 Janvier 2009, 17:23 dans la rubrique "Angleterre".


— de A.E. Housman —

Là le bourreau fait un arrêt :
Amis, il faut nous séparer.
Moi sans salut, je vous salue :
Vivez, les gars — et l’on me tue.

Que ne suis-je, auprès de mon père,
Resté reprendre les affaires !
La plane et le ciseau, les gars,
M’auraient sauvé de ces tracas.

J’aurais pu faire de mon art
Des gibets pour d’autres gaillards,
Sans jamais ainsi pendiller,
Eussé-je le mal délaissé.

Voyez, on me pend haut et court,
Et les passants des alentours
M’assènent leurs malédictions ;
C’est pis que pendre qu’ils me font.

À mes côtés, la pendaison
Punit deux malheureux larrons :
Même fortune nous attend,
Mais moi c’est l’amour qui me pend.

Ô mes amis venus à moi,
Détournez-vous vers d’autres voies ;
Gardez votre cou du lacet :
Mes amis, le mal délaissez.

Ayez une honorable fin,
Plus malins que votre copain.
Moi sans salut, je vous salue :
Vivez, les gars — et l’on me tue.

A.E. Housman. Un gars du Shropshire, XLVII (1896).

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Écrit par SebK, le Jeudi 12 Juin 2008, 20:20 dans la rubrique "Angleterre".


— Cannes, Sélection officielle, Séance spéciale, 20/05/2008 —
Film britrannique écrit et réalisé par Terence Davies. 2008. 72 minutes.

"Of Time and the City est une chanson d'amour mais également un éloge de Liverpool, ville natale du réalisateur Terence Davies. Ce film représente aussi la mémoire de ce qui fut et qui n'est plus, une réflexion sur le temps qui passe au fur et à mesure où le paysage d'autrefois laisse place à celui d'aujourd'hui."

Production : HURRICANE FILMS LTD - 19 Hope Street - L1 9BQ Liverpool - ROYAUME-UNI - T : +44 151 707 9700 - www.oftimeandthecity.com

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Écrit par SebK, le Jeudi 22 Mai 2008, 07:39 dans la rubrique "Angleterre".


— de Sir Walter Raleigh —

Si tout l’amour était jeunesse,
Et vraie du berger la promesse,
Ces doux plaisirs feraient de moi
Ton amour vivant avec toi.

Bientôt l’on parque les troupeaux,
Les rocs froids battus par les eaux,
Quand Philomèle perd la voix,
Tous craignant les prochains tracas.

Les fleurs fanées, les champs gâtés
Cèdent à l’hiver indompté :
Langue de miel et cœur fielleux,
Printemps festif, automne anxieux.
 

Tes robes, souliers, lits de roses,
Coiffe, chemise et fleurs écloses,
Bientôt se perdent dans l’oubli —
Mûre folie, raison pourrie.
 

Ton ceinturon de paille et lierre,
Que corail et ambre agrafèrent —
Cela ne fera point de moi
Ton amour vivant avec toi.

Mais que durât jeunesse aimante,
Joie sans fin, vieillesse clémente :
Ces délices feraient de moi
Ton amour vivant avec toi.

Sir Walter Raleigh.

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Écrit par SebK, le Jeudi 22 Mai 2008, 07:25 dans la rubrique "Angleterre".


— de A.E. Housman —

Dans mon cœur souffle un air mortel,
De cette contrée loin derrière.
Quels sont ces horizons bleu ciel,
Et ces clochers, et ces chaumières ?

C’est le pays des joies d’antan,
En plein éclat je le vois poindre,
Les routes où j’allai content,
Et que je ne puis plus rejoindre.

A.E. Housman, Un gars du Shropshire, XL, 1896.
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Écrit par SebK, le Jeudi 22 Mai 2008, 07:25 dans la rubrique "Angleterre".


— de A.E. Housman —

Lorsque pour toi mon cœur battait,
J’étais pur et plein de courage,
Et à la ronde on s’étonnait
De mon comportement si sage.

Le charme à présent se retire,
Il n’en restera que du vent,
Et à la ronde on va me dire
Redevenu tel que devant.

A.E. Housman, Un gars du Shropshire, XVIII, 1896.

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Écrit par SebK, le Mercredi 27 Février 2008, 19:59 dans la rubrique "Angleterre".


Un extrait de Vincent River a fait son apparition sur le web.

C'est un essai tourné par Jean-Denis Marcoccio (que vous avez peut-être déjà vu, par exemple, dans les bras de Kate Winslet sur le pont des Arts ?).
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Écrit par SebK, le Samedi 23 Février 2008, 11:51 dans la rubrique "Angleterre".


— de A.E. Housman —
Encore un petit poème de A.E. Housman (j'en ai eu l'idée en lisant Stoppard). Cette fois, c'est l'un des poèmes posthumes retrouvés par son frère Laurence en 1937.
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Écrit par SebK, le Vendredi 14 Décembre 2007, 22:47 dans la rubrique "Angleterre".


— une bonne récolte de Liverpool —
J'écoute leurs albums en boucle depuis deux ou trois ans, mais je n'avais pas encore vu leurs vidéos. En voici deux trouvées sur YouTube, extraites de Visitations (2006).
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Écrit par SebK, le Dimanche 19 Août 2007, 16:22 dans la rubrique "Angleterre".


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