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Kouratov
— les 2 et 3 octobre 2009 à Syktyvkar —
Il avait déjà été question sur ce blog de la conception du premier opéra national komi en langue komie. Sa création les 2 et 3 octobre mérite bien une présentation un peu plus détaillée.

Le sujet choisi est un "grand homme" komi, le "poète et démocrate" Ivan Kouratov (1839-1875). Celui-ci a composé dès le XIXe siècle des poèmes dans sa langue maternelle. Peu ont été publiés de son vivant, et anonymement (en tant que "poèmes traditionnels"), mais son œuvre a exercé une grande influence, au XXe siècle, sur le développement de la langue, de la littérature et de l'identité nationale komies. Le projet d'opéra date de 1984, époque à laquelle le poète Albert Vaneïev (1933-2001) a composé un livret en vers komis, qui n'a jamais été mis en musique. Enfin, en 2007, l'Opéra d'État de Syktyvkar a demandé à Serge Noskov, compositeur komi expatrié à Londres depuis les années 1990, de trouver enfin une musique pour porter ce texte et ce sujet ; et le résultat de ce long travail (qui s'étend sur trois siècles, donc, comme s'est plu à le rappeler le ministre de la Culture de la République de Komi lors de la première) a été présenté au public les 2 et 3 octobre 2009, à l'Opéra de Syktyvkar.

Plusieurs opéras nationaux komis avaient été entrepris au XXe siècle : L'insurrection d'Oust-Koulom , du compositeur moscovite Alexandre Vorontsov (1942, inachevé) ; Orage sur Oust-Koulom, du compositeur russe Guéorgui Dekhtiarov (1960, sur le même sujet) ; Domna Kalikova , du compositeur russe Boris Arkhimandritov (1967).

Un ballet national avait été créé en 1961 (qui fait toujours l'objet de représentations aujourd'hui, dans une nouvelle chorégraphie) : Iag Mort, composé par Iakov Perepelitsa -- lequel, d'ailleurs, est aussi l'auteur de deux opéras (Sur l'Ilytch et Dans la taïga). Mais il manquait toujours un grand "opéra national" dont l'État komi puisse être fier, et qui soit susceptible de traverser les siècles.

Les trois époques dans lesquelles s'inscrivent l'opéra Kouratov sont illustrées par la musique de Noskov : les tableaux du XIXe siècle font appel à des résonances national-romantiques, la connotation soviétique du livret de Vaneïev trouve un écho dans des séquences révolutionnaires et dans un folklorisme un peu convenu, et les scènes ajoutées par Noskov (situées "hors du temps" ou dans l'époque contemporaine) puisent dans un style plus contemporain.

Noskov a dû prendre des libertés par rapport au texte de Vaneev, qui manquait de ressort dramatique et qui était très marqué par le réalisme socialiste. L'État komi, d'ailleurs, attendait de lui une créativité épanouie par sa vie en Angleterre, par son ouverture à d'autres horizons musicaux, à d'autres cultures, en même temps qu'une bonne connaissance de la culture komie. Il a obtenu carte blanche pour composer un prologue et un épilogue (en russe) afin de donner plus de relief au récit. Mais il a aussi constaté rapidement que son cahier des charges était très strict et ses libertés limitées : l'administration du théâtre a catégoriquement rejeté certaines suggestions un peu innovantes, et a prudemment coupé un chœur qui risquait de contrarier l'Église... Dans ce contexte, le compositeur s'est donc montré un excellent artisan : il a su livrer une musique efficace qui obéisse à des règles complexes.

Le récit est un peu mince : le jeune Ivan Kouratov quitte sa mère, son village et son pays komi à l'âge de dix ans pour aller étudier en ville ; il revient à Syktyvkar (ou plutôt "Oust-Syssolsk", à l'époque), affronte de méchants russophiles, se bat courageusement pour défendre le prestige de la culture komie ; puis il est muté à "Vernyï" (Almaty, aujourd'hui), où il tombe malade et meurt en pensant à son pays natal et à ses amis. Dans un opéra, il faut des histoires d'amour : il y a donc des jeunes filles et des jeunes gens, qui se rencontrent et tombent amoureux en toute simplicité (c'est la séparation qui sera plus compliquée). Et puis il faut du sang. À Oust-Syssolsk, Ivan retrouve donc un ami d'enfance, qui est une sorte de faire-valoir : il n'a pas eu le succès d'Ivan dans ses études, il est cardiaque, et il meurt un peu subitement au milieu du deuxième acte.

On a vu que le texte komi de Vaneïev a été augmenté d'un prologue et d'un épilogue chantés en russe : cet opéra national est donc résolument bilingue, contrairement à ce qu'on aurait pu attendre. Ce bilinguisme, en fait, reflète la réalité de la société komie d'aujourd'hui. Mieux : il établit un parallèle entre le bilinguisme actuel et celui de l'époque de Kouratov. À cet effet, deux passages écrits en komi par Vaneïev ont été traduits en russe pour l'opéra. Cette démarche paraît surprenante au premier abord, mais elle s'explique par le contexte : au milieu du premier acte, un policier et un instituteur se moquent violemment des "danses de sauvages" des jeunes Komis, de leur langue "qui n'a aucun avenir", etc. : la transposition de ces répliques en russe semble donc plus naturelle. En outre, Kouratov intervient au milieu de cette scène pour chanter, en komi, un hymne à la gloire de sa langue maternelle (le poème "Komy kyv", "La langue komie"). Le contraste linguistique est frappant, il met en valeur ce poème bien connu de Kouratov, et l'effet produit est finalement très réussi.

La volonté des commanditaires de faire chanter les artistes en langue komie n'est pas sans poser des problèmes techniques. Certaines stars refusant catégoriquement de chanter autrement qu'en russe, il a fallu en chercher d'autres, qui aient, si possible, la double compétence technique et linguistique. En fait, seuls deux ou trois chanteurs dont le komi est la langue maternelle ont été trouvés ; les autres sont des russophones, qui ont dû apprendre en peu de temps un vaste texte dans une langue étrangère dont ils ne connaissaient pas les arcanes phonétiques... Le résultat est donc un peu approximatif, et les chanteurs ont parfois du mal à suivre à la fois leur texte et ce qui se passe autour d'eux, ce qui complique encore considérablement la tâche du chef d'orchestre, Sergueï Kiss, qui se démène courageusement pour coordonner tout le monde.

Ce n'étaient là que les deux premières représentations ; la prochaine aura lieu le 17 octobre, et cette œuvre, désormais historique, gardera certainement un statut particulier dans le répertoire de l'Opéra d'État de Syktyvkar (ne serait-ce que parce qu'elle a été conçue à cet effet) : on peut donc s'attendre à ce que les artistes se l'approprient pour en faire un futur classique bien rodé. On aurait pu craindre que le sujet ou son traitement soient un peu convenus, ou par trop lissés par la censure ou par telle ou telle idéologie : mais le résultat, en fin de compte, s'avère un élément de réflexion tout à fait intéressant sur le rapport entre langue et identité nationale aujourd'hui.


Sur la photo, de gauche à droite : Sergueï Kiss (le chef d'orchestre), Anatoli Izmalkov (Ivan Kouratov), Sergueï Noskov (le compositeur) derrière les fleurs, et le chœur d'enfants en arrière plan (2 octobre 2009).
Le poème de Kouratov "La langue komie" a été traduit en français par Yves Avril, et publié notamment dans la revue Le Porche (n° 13, septembre 2003) et dans Parlons komi (L’Harmattan, 2006).
 
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Écrit par SebK, le Dimanche 11 Octobre 2009, 17:35 dans la rubrique "Komi".


Les Français ne sont plus qu'une poignée à vivre comme leurs ancêtres bûcherons
— TF1 et le Figaro donnent dans l'ethnographie saisonnière —
Tiens, on parle des Komis dans le Figaro.
A priori c'est une bonne nouvelle.
Seulement voilà... parle-t-on vraiment des Komis ?!

"Éparpillés sur un territoire de 415 900 km² au nord de la Russie, les Komis ne sont plus qu'une poignée à vivre comme leurs ancêtres, avec leurs troupeaux de rennes."

Alors comme ça les ancêtres des Komis étaient des éleveurs de rennes du cercle polaire... De même que les ancêtres des Français étaient, c'est bien connu, des bûcherons du Canada ?

Le style est expressionniste : "De la pointe du couteau, on étale sur du pain un peu de confiture ou de viande de renne que l'on dévore devant le regard brillant des chiens." Et "on" doit vraiment la dévorer, la tartine ? "On" peut pas la manger, tout simplement ? Et c'est une tradition, là-bas, de tartiner avec la pointe du couteau ? Parce que ça doit pas être super pratique, quand même, pour étaler. Du coup je me demande s'il y a du sens derrière ces mots, ou si c'est juste un joli poème sur les fantasmes d'un occidental qui rêve à des contrées sauvages, "au-delà du cercle polaire, dans ce splendide Grand Nord russe qui se meurt doucement" (sic).

J'ai encore plus de doutes quand je lis : "La peur du vide et la crainte de se retrouver soudain face à face avec eux-mêmes." Les éleveurs de rennes ont peur du vide et de se retrouver face à face avec eux-mêmes ?! Le journaliste est-il en train de faire de l'ethnographie ou de l'auto-psychanalyse ?!

Un reportage vachement enrichissant, quoi... Un peu comme un autre reportage de saison, l'autre jour dans le journal de 13 h de TF1, qui s'appelait Un hiver dans le froid de Mongolie, qui commençait par une carte très claire de la République de Mongolie avec Oulan-Bator bien en évidence, et où on apprenait qu'il fait très froid en Mongolie, grâce aux témoignages d'autochtones qui portaient tous des noms chinois, parlaient chinois, et vivaient dans une ville où tout était écrit en chinois. D'ailleurs on peut encore profiter de ce grand canular en cliquant sur le lien ci-dessus. (Ça se passait dans une ville appelée "Arkssanne" par le journaliste français, lequel n'a pas plus pris la peine, semble-t-il, de se demander comment se prononçait le nom la ville en question que dans quel pays elle se trouvait. Il s'agissait probablement d'Arxan (Arshan), en Mongolie intérieure, c'est-à-dire en Chine. Je dois avouer que comprendre un reportage de TF1 est un véritable casse-tête et demande pas mal de recherche. C'est peut-être pour ça que je regarde jamais la télé. C'est trop compliqué.)

C'est dommage... Pour une fois qu'on aurait pu parler des Komis dans la presse française (et des Mongols sur TF1)... Merci à TF1 et au Figaro pour ces grands moments d'information inspirée.

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Écrit par SebK, le Mercredi 7 Janvier 2009, 00:43 dans la rubrique "Komi".


Ivan Kuratov
— un opéra de Serge Noskov —
L'an dernier, l'Opéra d'État de Syktyvkar a commandé à Serge Noskov un "opéra komi", pour livraison en août 2008. Serge Noskov est un compositeur originaire de Syktyvkar, expatrié à Londres depuis une quinzaine d'années. Comme convenu, il vient de livrer sa partition et les répétitions vont pouvoir commencer.

Le livret adopté est un texte écrit en 1984 par Albert Vanejev (1933-2001), sur la vie et l'œuvre du grand poète national Ivan Kuratov (1839-1875, photo ci-contre), dont la République célébrera l'an prochain le 170ème anniversaire.

La première tentative de création d'un "opéra national komi", en 1941, était prometteuse mais n'avait malheureusement pas abouti : L’insurrection de Kulömdin, sur un livret de Nikolaj Diakonov & Stepan Jermolin tiré d'un épisode de l'histoire des Komis, et une musique du compositeur moscovite Aleksandr Voroncov (1884-1943) inspirée de mélodies traditionnelles (Voroncov avait fait de longues collectes dans les villages) et chantée en langue nationale, est resté inachevé. Quand l'Opéra d'État a été construit à Syktyvkar et qu'on a enfin pu monter un opéra national dans des conditions prestigieuses, la situation politique avait considérablement changé, et la population de la République avait été largement russifiée par les déportations staliniennes. De fait, le premier "opéra national" monté à l'Opéra d'État (en 1960) se trouve être Orage sur Kulömdin : le sujet était le même, mais la musique était du compositeur russe Georgij Dehťarov, qui n'avait pas de connaissance du folklore local, et le nouveau livret de Jermolin était chanté dans une adaptation russe.

Cette fois, le compositeur et le librettiste sont des "enfants du pays", l'opéra sera chanté en langue nationale, et la musique, apparemment, devrait bénéficier à la fois du background komi du compositeur et des influences occidentales dont il a pu profiter en Angleterre. On attend donc avec impatience cette création, qui devrait moderniser considérablement le répertoire de l'Opéra d'État.
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Écrit par SebK, le Lundi 1 Septembre 2008, 18:28 dans la rubrique "Komi".


Poésies d'Europe - Poésie française
— Printemps des Poètes 2008 : Éloge de l'Autre —
Dans le cadre du Printemps des Poètes 2008 ("Éloge de l’Autre"), la Maison de Poésie (Fondation Émile Blémont, reconnue d’utilité publique), en partenariat avec le Centre d’Études de l’Europe Médiane (CEEM) de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO), et avec l’aide du Centre National du Livre, organise des lectures sur le thème "Poésies d’Europe - Poésie française".
  • Mardi 4 mars : Yves Avril, Péguy dans la poésie finlandaise.
  • Jeudi 6 mars : Sébastien Cagnoli, Aux confins de l’Europe boréale : mythes nationaux dans la poésie komie.
  • Vendredi 7 mars : Marie Vrinat, La poésie bulgare, acteur du renouveau littéraire.
  • Lundi 10 mars : Ardian Marashi, Les visages multiples de la poésie albanaise.
  • Mardi 11 mars : András Kányádi, L’image de Paris dans la poésie hongroise. Avec le concours d’Élisabeth Louis.
  • Vendredi 14 mars : Jean-Luc Moreau, L’image de la Russie dans la poésie française.
YVES AVRIL, ancien professeur de lettres classiques.
SÉBASTIEN CAGNOLI, traducteur.
ANDRAS KÁNYADI, maître de conférences à l’INALCO.
ARDIAN MARASHI, traducteur, maître de conférences à l’INALCO.
JEAN-LUC MOREAU, Vice-Président de la Maison de Poésie.
MARIE VRINAT, traductrice, maître de conférences à l’INALCO.
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Écrit par SebK, le Dimanche 2 Mars 2008, 12:10 dans la rubrique "Komi".


Видза олан!
Un excellent manuel d'apprentissage de la langue komie pour autodidactes (mais en russe) a paru fin 2007 à Syktyvkar, sous une jolie couverture qui représente différentes facettes du pays : la nature, les rennes, le pain, la campagne, la ville, le business, le pétrole (si si, regardez bien le monsieur avec la cravate !)... sans oublier le folklore et les traditions, qui ne sont pas qu'une affaire de vieilles dames ! La culture komie a l'air pleine d'avenir, non ?
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Écrit par SebK, le Jeudi 31 Janvier 2008, 23:17 dans la rubrique "Komi".


Samovar
— de Guennadi Iouchkov —

Ni l’an passé ni celui-ci
Mon samovar ne m’a servi.
Qui donc servir, et à quoi bon,
Quand on est seule à la maison ?

Il y a bien quelqu’un en bas,
Dont j’aime la douceur des bras.
Il vit tout seul mais, quand j’y pense,
Jamais ne m’a fait des avances !

Je vais le voir, folle de rage,
Pour me venger de cet outrage.
J’ui dis, tu croupis là en bas,
Tu peux mourir, je viendrai pas.

J’ui dis, j’ai bien quelques richesses :
Mes bras et jambes le confessent.
Je n’ai p’t-êt’plus tout mon salaire,
Mais je n’suis pas une sorcière.

J’ui dis, je ne vais pas me rendre,
Un aut’que toi saura me prendre,
Dans un appartement à nous,
Mais je ne te dirai pas où.

J’ui dis, j’aurai un nid tout doux,
Et toi tu n’auras rien du tout !
Et puis je rentre à la maison,
Pour qu’il médite son action.

Va-t-il longtemps tergiverser ?
Le téléphone va-t-il sonner ?
Quoi qu’il en soit, l’année qui vient
Mon samovar servira bien.

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Écrit par SebK, le Lundi 24 Décembre 2007, 18:30 dans la rubrique "Komi".


Berceuse
— de Tima Veń —

Berceuse

Une nounou me surveillait,
Près du berceau elle chantait :
       « Dodo, dodo, dodo. »
La vieille nounou me rassure,
Les planches de bouleau murmurent :
       « Cric crac. Cric et crac. »
La nounou chante tristement,
Les planches grincent bruyamment :
       « Cric croc. Cric et croc. »
Mon doux trésor, endors-toi, dors !
Tendre chéri, endors-toi, dors !
       « Dodo, dodo, dodo. »
Mes pieds poussent la couverture,
Mes mains l’ôtent de ma figure.
       « Dodo, dodo, dodo. »
La nounou me rebordera,
Me recouvrira sous le drap.
       « Dodo, dodo, dodo. »
Le chant de la nounou fini,
Je me mets à vagir aussi :
       « O-do, o-do. »
Et la nounou chante à nouveau :
« Dans la forêt vole un perdreau.
       Dodo, dodo, dodo.
Papa pour la chasse est parti,
Aux écureuils et aux perdrix.
      Dodo, dodo, dodo.
C’est avec ardeur qu’il travaille,
Il t’apportera moult volailles.
       Dodo, dodo, dodo.
Maman est partie pour les foins.
Pas pour longtemps… Ne pleure point !
       Dodo, dodo, dodo.
Tu seras un homme, bientôt,
T’envoleras comme un oiseau !…
       Dodo, dodo, dodo… »

Longtemps la nounou chante ainsi,
Jusqu'à être bercée aussi.
 
      « Dodo, dodo, dodo. »
La bise siffle à l’extérieur,
Mais dedans règne la chaleur.
       « Dodo, dodo, dodo. »
Le berceau d’enfant se balance,
La nounou tombe en somnolence.
 
      « Dodo, dodo, dodo… »

C’est pour vous que j’écris ceci,
Fillettes et garçons chéris
Au terme de ma longue vie
Dans le cher pays de Komi.
Vous chanterez à votre tour,
Pour vos frères et sœurs, un jour :
       « Dodo, dodo, dodo. »

=> Tima Veń, ou Veniamin Tchistalov (1890-1939) 
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Écrit par SebK, le Dimanche 16 Décembre 2007, 00:08 dans la rubrique "Komi".


Pera le héros
— d'Ilľa Vaś —
Après le conte Pipilisty le faucon, voici un autre texte du poète komi Ilľa Vaś (i.e. Vassili Lytkin, 1895-1981) : Pera le héros.
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Écrit par SebK, le Dimanche 9 Décembre 2007, 18:04 dans la rubrique "Komi".


Pipilisty le faucon
— d'Ilľa Vaś —

En attendant que la légende de Pera soit en ligne, on peut toujours lire le conte Pipilisty le faucon du poète komi Ilľa Vaś (1895-1981).

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Écrit par SebK, le Lundi 5 Novembre 2007, 16:20 dans la rubrique "Komi".


Tarte aux canneberges
Un dimanche à Paris, autour d'une tarte préparée avec un demi-seau de canneberges de Pezmog selon une recette canadienne...
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Écrit par SebK, le Dimanche 28 Octobre 2007, 20:15 dans la rubrique "Komi".


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