Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
Soutenez le Secours populaire
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)
 Angleterre   Corée   Danube   Finlande   Finno-Ougrie   France   Komi   Nice   Saxe   Sibérie   breuvages et autres saveurs   hum...   statuaire urbaine 

p a r m a k o m a

Recherche



Actualité
03-04/2018 : représentations de Vincent River de Philip Ridley au Théâtre Ouvert Luxembourg.
01/2018 : Cent ans de musique et de poésie entre Nice et Finlande, concert-lecture autour d’Armas Launis et d’Uuno Kailas, Nice, bibliothèque Louis-Nucéra.
11/2017 : "L’imaginaire national finlandais à l’épreuve du centenaire - Un regard du XXIe siècle sur la poésie patriotique d’Uuno Kailas", dans le cadre du colloque Révolutions russes ; images et imaginaire en Russie et en France, Nice.
10/2017-06/2018 : reprise des Cornes d'Alexeï Popov au Théâtre de l'Impasse (+ en tournée le 07/10 à Saint-André et le 27/10 à Falicon).
08/2017 : parution de l'article "Une comédie komie – Adaptations et mises en scène niçoises d'un théâtre minoritaire de Russie", dans la revue bretonne Klask, n° 11.
08/2017 : "Are Finns ashamed of their independence? - A 21st century look at Uuno Kailas’ patriotic poetry", dans le cadre du 14e Congrès des littératures finno-ougriennes, Tartu, Musée national d'Estonie.
08/2017 : "Garibaldi und Nizza – ein Epos zwischen Frankreich und Italien", dans le cadre du 4e colloque de la Garibaldi Gesellschaft, Kirchberg, Sachsen.
06/2017 : représentations des Cornes d'Alexeï Popov à Châteauneuf-Villevieille.
04/2017 : représentations des Cornes d'Alexeï Popov (Nice, Théâtre de l'Impasse).
03/2017 : parution de Norma, de Sofi Oksanen, chez Stock.
01/2017 : parution de Ils ne savent pas ce qu'ils font, de Jussi Valtonen, chez Fayard.
12/2016 : "Une comédie komie – Adaptations et mises en scène niçoises d'un théâtre minoritaire de Russie", dans le cadre d'une journée d'étude à l'université Rennes 2.
08/2016 : parution du Récif, de Seita Vuorela-Parkkola, chez Actes Sud Junior.
08/2016 : expo sur le pays komi dans les livres étrangers, Bibliothèque nationale de la République de Komi, Syktyvkar.
06/2016 : réédition des Chants des forêts de Nikolai Abramov à la Bibliothèque nationale de la République de Carélie.
05/2016 : réédition du recueil Les Komis – Questions d'histoire et de culture aux Presses de l'Inalco.
01/2016 : présentation de Uuno Kailas de Heinola à Nice au Centre de Documentation Provençale (Bollène).
11/2015 : parution de Noir comme l'ébène, de Salla Simukka, chez Hachette et au Livre de Poche.
10/2015 : Uuno Kailas de Heinola à Nice – Cent ans de musique et de poésie entre Nice et la Finlande, concert-lecture à Helsinki.
10/2015 : Sofi Oksanen à Nice, rencontre avec Sofi Oksanen et Miquèu de Carabatta à Helsinki autour de Quora despareissèron lu colombs.

Tribune



Session
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?


Les Alpes maritimes, de Nice à Savone (2)
— l'ancien comté de Nice —

Les Alpes maritimes de l'embouchure du Var à Monaco.

Sur le littoral, le pays niçois présente deux particularités historiques : la première est son union aux États de Savoie dès le XIVe siècle (de sorte qu'il n'a jamais été assujetti à Gênes) ; l'autre est sa cession à la France en 1860 (de sorte qu'il n'a jamais été intégré au Royaume d'Italie).  

Vallée du Var

     
Haute vallée du Var.
  

        
Puget-Théniers et Touët.

  
Le lit du Var au niveau de Villars.

  
Villars.

  
L'embouchure du Var, entre Nice et la Provence.

Vallée de la Tinée

  
Le vallon des Millefonts. - Le vallon de Mollières vu du col du Barn (2452 m).

   
Saint-Dalmas (Valdeblore).

     
Rimplas.

     
Ilonse.

Vallée de la Vésubie


Entre la Vésubie et la Roya, le mont Capelet et la cime du Diable (2685 m), vus de Camp d'Argent. Ces sommets se trouvent à 30 km du littoral.

     
Boréon, Madone de Fenestre.

   


     
Venanson, avec sa chapelle Saint-Sébastien (XVe s.) et sa mairie.


Saint-Martin.

Vallées du Paillon

  
L'Escarène.

     
Berre et Contes.

     
Châteauneuf, village abandonné au XVIIIe siècle.

        
Tourrette, avec son château féodal du XIIe siècle et l'église Sainte-Rosalie (XII-XVIIIe s.).

     
La vallée du Paillon de Contes et Berre-les-Alpes

  
Peillon et Peille


Le pont de Peille (construit au XVIIIe siècle, sous Victor-Amédée III, dans le cadre de la modernisation de la route royale Nice-Turin)

        
Drap et les ruines de son château médiéval

  
La Trinité : l'église paroissiale de la Très-Sainte-Trinité, reconstruite sous la Restauration sarde (années 1840) par l'architecte niçois Joseph Vernier, sur le modèle de la Gran Madre di Dio de Turin.


Le sanctuaire Notre-Dame de Laghet (XVIIe s.), lieu de pèlerinage réputé dans les États de Savoie jusqu'au milieu du XIXe siècle.

  
La ville de Nice au pied de la vallée du Paillon. - Le fort savoisien de Montalban (XVIe s., sous Emmanuel-Philibert), sur le mont Boron, était destiné à défendre Nice et Villefranche à l'entrée de la route de Turin.

Nice

  
La ville de Nice, vue des montagnes et de la mer.




     
Le Château avant et après sa démolition par Louis XIV en 1706.
  



     
L'abbaye de Saint-Pons (VIII-XVIIIe s.), sur l'emplacement présumé de la première sépulture du martyr, décapité à Cimiez vers 257.

     
Le monastère de Cimiez (IX-XVe s.), sur le site de l'ancienne ville romaine.

  
L'ancien Hôtel de Ville (XVIe s.).

   
L'ancien Sénat et la loge communale.



  
Le palais Lascaris (XVIIe s.).

     
La cathédrale Sainte-Réparate (XVIIe s.).

  
À gauche, l'église de l'Annonciation (ou chapelle Sainte-Rita, ancienne église paroissiale St-Jacques, XVIIe s.). Dans l'abside, une Annonciation du peintre russe K.A. Chevelkine (portraitiste du tsar Alexandre Ier), tableau offert par le Tsar à Alexandre Michaud, qui en fit don à sa paroisse pour participer à l'effort de reconstruction consécutif à un incendie. Le cœur placé au-dessus du tableau a été commandé spécialement par Michaud. Suite à cet événement, l'église changea de titulaire et fut appelée "église de l'Annonciation".
À droite, la chapelle de la Miséricorde (ou Saint-Gaëtan, XVIIIe s., confrérie des pénitents noirs).


La Tour de l'Horloge (1718) et la caserne Rusca (1780).


     
L'ancien palais des ducs de Savoie et rois de Sardaigne (1550, remanié et agrandi plusieurs fois jusqu'au XIXe s.), aujourd'hui siège de la Préfecture des Alpes-Maritimes.

   
La ville de Nice vue de la colline du Château. - La porte Charles-Félix et la tour Bellanda. 


 
La porte Victor n'existe plus (il ne reste que son attique, ci-dessus), mais elle marquait l'entrée de la ville sur la route de Turin.

  
La Croix de Marbre (1568) commémore le Congrès de 1538, organisé à Nice par le pape Paul III pour trouver un accord de paix entre l'empereur Charles Quint (auquel les États de Savoie étaient subordonnés) et François Ier. À droite, la colonne à Pie VII a été érigée sous Charles-Félix (1823) pour commémorer les passages du pape à Nice en 1809 et 1814 (lors de son exil pendant l'occupation des États pontificaux par Napoléon). Les deux monuments se font face, de part et d'autre de l'ancienne route de France.

Le roi Charles-Félix a laissé de nombreuses traces à Nice, où il a séjourné à deux reprises en compagnie de la reine Marie-Christine. Sa statue dans le port Lympia (1829) commémore sa promesse de rétablir les franchises dont les ports de Nice bénéficiaient depuis 1612 et qui avaient été suspendues sous l'occupation française de 1792-1814.

  
Vestiges du monument érigé par les Juifs de Nice en l'honneur du roi Charles-Félix en 1827 pour rappeler les engagements pris par la Maison de Savoie afin de protéger leur communauté.


La chapelle de la Très-Sainte-Trinité et du Saint-Suaire (XIXe s.), confrérie des pénitents rouges (fondée en 1620), rappelle que le Saint-Suaire, qui appartenait aux ducs de Savoie depuis le XVe siècle, a été conservé à Nice pendant quelques années à partir de 1537 (avant d'être définitivement transféré à la nouvelle capitale, Turin, au XVIe siècle).

     
L'église du Vœu (Notre-Dame-des-Grâces), typique de la Restauration sarde.


  
La place Masséna et les portici de l'Avenue.

  
Le quartier du port Lympia, réaménagé au XIXe siècle, présente également une architecture très turinoise, avec l'église Notre-Dame-du-Port au centre de la perspective (1840-1853).
  
D'un côté, l'Inscription maritime et la Douane ; de l'autre, le bagne.

Un peu plus ancienne (années 1780), la place Garibaldi, au débouché de la route de Turin, fut le premier aménagement urbain niçois d'inspiration turinoise. Elle s'appelait alors "place Victor", du nom du roi Victor-Amédée III, qui venait de moderniser la route royale Nice-Turin. La place avait alors pour vocation de constituer la "façade" de la ville lorsqu'on arrivait de la capitale et qu'on entrait par la porte Victor (mentionnée plus haut). Au fond de la perspective, la chapelle du Saint-Sépulcre (confrérie des pénitents bleus) soulignait la symétrie de l'ensemble.
     
En 1870, la place a pris le nom de Garibaldi, dont Nice était la ville de naissance et de cœur. Le monument ci-dessus, dont l'érection a été décidée par le conseil municipal le jour où l'on apprit son décès, a été inauguré en 1891. Il est l’œuvre des sculpteurs Antoine Étex et Gustave Deloye. Le "héros des deux mondes" y est représenté debout, face à Turin.
    
La maison natale de Garibaldi a été démolie au cours du XIXe siècle dans le cadre de l'aménagement du port Lympia, mais des plaques commémorent le lieu.
    
La mère de Garibaldi, Rosa Raimondi, était née à Loano, enclave savoisienne en pays génois ; elle est enterrée au cimetière du Château. Sur sa tombe, une plaque a été ajoutée en l'honneur du général.
Dans le même cimetière, une autre plaque rappelle qu'Anita y a reposé à partir de 1859 (après dix ans dans une sépulture provisoire sur le lieu de son décès, du côté de Ravenne). En 1932, année du cinquantième anniversaire de la mort de Giuseppe, sa dépouille a été à nouveau exhumée, à la demande du gouvernement italien, pour être transférée à Rome sur le Janicule, sous le monument qui lui est dédié.

  
L'église paroissiale Notre-Dame-Auxiliatrice (1933), bâtie par la congrégation des Salésiens, l'ordre fondé par Don Bosco à Turin en 1859. Originaire de Castelnuovo d'Asti, Don Bosco avait suivi le modèle du Savoisien saint François de Sales et s'était consacré à l'éducation des enfants défavorisés à l'époque de la Restauration sarde et du Risorgimento. Il fut canonisé par Pie XI en 1934, sous le nom de "saint Jean Bosco".

  
L'église Sainte-Jeanne-d'Arc (1933).

     
L'aristocratie de Russie fréquentant assidûment le littoral des États-Sardes depuis la Restauration, une première église russe fut construite à Nice en 1859, dans l'actuelle rue Longchamp. En l'honneur de la famille impériale, elle est dédiée à saint Nicolas et à sainte Alexandra. La cathédrale Saint-Nicolas, quant à elle, date du début du XXe siècle.


Monument à la reine Victoria (1912) devant l'hôtel Regina, sur la colline de Cimiez, où elle passa plusieurs hivers.

    
Le Majestic (1908) et le Negresco (1913), bâtiments emblématiques du tourisme de luxe au début du XXe siècle.

     
La période Art déco : Palais de la Méditerranée (1929) et Gloria Mansions (1934).


     
L'époque française est marquée par l'explosion démographique, le développement du tourisme de masse, l'extension urbaine, et l'érection de nouveaux monuments : ci-dessus, la statue du maréchal Masséna (1869) et le "monument du centenaire" (commandé en 1892), commémorant l'occupation de 1792-1814 ; une statue de Paul Déroulède (1920), chef de file des nationalistes français "revanchards" ;
  
  
... le monument aux morts (1928) et une Fontaine du Soleil (conçue dans les années 1930, inaugurée en 1956), oeuvres d'Alfred Janniot ;

     
... des monuments aux martyrs de l'Algérie française et et à la gloire de l'OAS (1973) ; aux maréchaux de France héros de la Deuxième guerre mondiale (1983) ; "aux Français d'Afrique du Nord de toutes confessions" (2012)...


  
Un olivier millénaire sur la colline d'Estienne d'Orves.
À droite : la colline du Château, le port Lympia, le cap de Nice ; le mont Boron sépare Nice de Villefranche.

Villefranche

  
La rade de Villefranche ; les forts Montalban et Saint-Elme (XVIe siècle, sous Emmanuel-Philibert). Villefranche fut le principal port des États de Savoie à partir du XIVe siècle (et le siège de la Marine Royale au XVIIIe), jusqu'à l'annexion de Gênes en 1815.
De nombreuses galères et autres navires y furent construits et armés pendant quatre siècles. C'est de là que partirent des galères pour les batailles en Méditerranée, notamment celle de Lépante en 1571.
Suite à la guerre de Crimée (1856), Victor-Emmanuel II permet à la Marine impériale russe d'y disposer d'une base, qui deviendra un laboratoire de recherche franco-russe de 1885 à 1917.
De 1945 à 1966, la rade est occupée par la US Navy.

  

 Le fort Saint-Elme et la vieille ville (avec l'église paroissiale) vus du fort de Montalban.


   
La rade de Villefranche et le cap Ferrat (avec le petit cap Saint-Hospice).
 

Beaulieu

     


Villa Kérylos (années 1900), construite à l'initiative de Théodore Reinach, à la manière de la Grèce antique.

Eze

     
Le cap Ferrat et Eze vus du fort de la Revere. 

  

  
L'église Notre-Dame de l'Assomption, construite au XVIIIe siècle à l'initiative du roi Charles-Emmanuel III, sur l'emplacement d'une ancienne église vétuste.

La Turbie


La Turbie, avec le Trophée d'Auguste (fin du Ier siècle avant JC), commémorant la conquête des Alpes par Octave Auguste. Démoli à la demande de Louis XIV lors du siège de 1705, le monument a été restauré dans les années 1930.

  

Au pied de La Turbie se trouve la commune du Cap-d'Ail, qui jouxte la principauté de Monaco.

Page d'accueil : Les Alpes maritimes, de Nice à Savone.
Écrit par SebK, le Jeudi 19 Mars 2015, 11:26 dans la rubrique "Nice".