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sébastien cagnoli

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12/2022 : parution d'Espars avec des illustrations originales.
10/2022 : représentations de Purge de Sofi Oksanen à Bordeaux, par la compagnie Le Meilleur des Mondes.
09-10/2022 : Festival Vo-Vf, Paris et Gif-sur-Yvette.
09/2022 : parution de l'article "Luiza Potolycina et son mari – L’œuvre komie d’Aleksandr Rekemčuk" dans la revue Études finno-ougriennes.
04/2022 : parution du Vocalisateur ébaubi à Nice.

03/2022 : mise en ligne des matériaux du colloque international Théâtre en langue minorée (Nice, février 2014).
03/2022 : représentations de Vincent River de Philip Ridley à Bertrix (Luxembourg belge).

03/2022 : tribune de Sofi Oksanen sur la finlandisation dans Le Monde.
03/2022 : parution du roman Un pays de neige et de cendres, de Petra Rautiainen, au Seuil.

03/2022 : à l'occasion de la présidence française de l’UE, parution d'un article de Sofi Oksanen dans le recueil collectif Le Grand Tour (Grasset).
02/2022 : Lo Peolh Revengut, edicion promiera.
02/2022 : à l'occasion du Printemps des Poètes, présentation d'Espars dans l'anthologie Là où dansent les éphémères (Le Castor Astral).
11/2021 : Les sots et les sages, cycle de mélodies trilingue d'Henri-Claude Fantapié (notamment sur des textes d'Uuno Kailas), à L'Accord Parfait (Paris 18e), dans le cadre d'un concert de l'ensemble Il Passaggio.
10/2021 : reprise de Purge de Sofi Oksanen par la compagnie Le Meilleur des Mondes.
10/2021 : parution d'un poème d'Aaro Hellaakoski en exergue d'un ouvrage de Pentti Sammallahti, aux éd. Xavier Barral.
10/2021 : un épisode de la série H24 écrit par Sofi Oksanen ; diffusion sur Arte et parution en recueil collectif chez Actes Sud.
07/2021 : parution d'une anthologie de poésie komie, en collaboration avec Yves Avril, aux éd. Paradigme.

07/2021 : création d'Innocence, opéra de Kaija Saariaho sur un livret de Sofi Oksanen & Aleksi Barrière, au festival d'Aix-en-Provence ; diffusion sur Arte Concert.

05/2021 : réédition au Livre de Poche du recueil d'Ursula K. Le Guin Aux douze vents du monde, avec en exergue le poème d'AE Housman duquel il tire son titre.
04/2021 : rencontre avec Miki Liukkonen à l'initiative de l'Ambassade de Finlande à Paris.
04/2021 : représentations de Vincent River de Philip Ridley à Bertrix (Luxembourg belge). (reporté)
04/2021 : deux nouveautés de Sofi Oksanen (Le parc à chiens @ Stock et Une jupe trop courte @ Points Poésie).


03/2021 : "La reconciliacion pantaiada", analyse de tableau @ Cultura Viva.
03/2021 : chronique hebdomadaire sur Cultures Sauvages.
01/2021 : réédition de Sœurs de cœur, de Salla Simukka, au Livre de Poche.

01/2021 : parution d'Espars à Nice.

01/2021 : parution du roman O, de Miki Liukkonen, au Castor Astral.

01/2021 : parution du roman Sans toucher terre, d'Antti Rönkä, aux éd. Rivages.

12/2020 : "Jeff d'en Bellet", chronique sur Thomas Jefferson @ Cultura Viva.
11/2020 : Démocratie au temps du choléra : Herzen et Garibaldi à Nice autour de 1848, conférence-concert avec Nadia Metlov & Hélène Grabowska-Metlov à la bibliothèque Louis-Nucéra, Nice en ligne.

11/2020 : lecture de poèmes de Caj Westerberg dans le cadre de l'expo Sammallahti.
10/2020 : présentation de l'Anthologie de la poésie komie à Syktyvkar ("Journée des peuples finno-ougriens", Bibliothèque nationale de Komi).
09/2020-05/2021 : exposition de poèmes de Caj Westerberg à Nice (musée Charles Negre, expo Miniatures de Pentti Sammallahti).
08/2020 : Congressus XIII Internationalis Fenno-Ugristarum, Universität Wien. (reporté)
07/2020 : création d'Innocence, opéra de Kaija Saariaho sur un livret original de Sofi Oksanen, au festival d'Aix-en-Provence. (reporté)

08/2020 : parution d'un poème d'AE Housman dans le roman graphique L'accident de chasse (Carlson & Blair, éd. Sonatine ; prix Ouest-France-Quai des bulles 2020 ; fauve d'or au festival d'Angoulême 2021 ; grand prix des lectrices de Elle 2021).
05/2020 : collaboration à la revue Books à propos de l'actualité littéraire finlandaise.
03/2020 : 1er prix ex-æquo au concours de traduction poétique organisé par l’Inalco et l’Ambassade d’Estonie.
03/2020 : représentations de Purge, de Sofi Oksanen, à Angoulême (compagnie Le Meilleur des Mondes).

02/2020 : concerts à Neuchâtel, avec des poèmes d'AE Housman.
02/2020 : parution du roman Le papillon de nuit, de Katja Kettu, chez Actes Sud.

11/2019 : réédition de Ils ne savent pas ce qu'ils font, de Jussi Valtonen, au Livre de Poche.

11/2019 : Conférence sur les langues autochtones de l’Europe, Institut finlandais & Inalco, Paris.
10/2019 : parution de "Ni scandinaves, ni slaves : des voix originales d'Europe du Nord", préface à Ma muse n’est pas à vendre, poèmes d'Ivan Kouratov choisis et traduits par Yves Avril, éd. Paradigme.
08/2019 : présentations de Lever de rideau sur le pays komi dans le cadre du 15e Congrès des littératures finno-ougriennes, Kolozsvár, Roumanie.
05/2019 : parution d'Une soirée de toute cruauté, de Karo Hämäläinen, chez Actes Sud (coll. Actes noirs).

03/2019 : réédition en Folio du roman d'Anna Hope La salle de bal, avec des vers d'AE Housman.
03/2019 : présentations de Lever de rideau sur le pays komi à Genève.
02/2019 : réédition au Livre de Poche du roman de Kate Atkinson L'homme est un dieu en ruine, avec des vers d'AE Housman.
01/2019 : parution de Sœurs de cœur, de Salla Simukka, chez Hachette.

12/2018 : présentations de Lever de rideau sur le pays komi à Paris.
11/2018 : lecture publique de la pièce Purge de Sofi Oksanen à Cognac.
11/2018 : présentations de Lever de rideau sur le pays komi à Nice, à Moscou et en République de Komi (Syktyvkar et région de Körtkerös).
08/2018 : parution de Lever de rideau sur le pays komi, L'Harmattan & Adéfo, coll. "Bibliothèque finno-ougrienne".

05/2018 : parution d'un poème d'AE Housman en exergue du recueil d'Ursula K. Le Guin Aux douze vents du monde (Le Bélial'), qui en tire son titre.
05/2018 : réédition de Norma, de Sofi Oksanen, au Livre de Poche.

05/2018 : parution d'un article de Sofi Oksanen au Nouveau Magazine Littéraire, mai 2018.
03-04/2018 : représentations de Vincent River de Philip Ridley au Théâtre Ouvert Luxembourg.

01/2018 : Cent ans de musique et de poésie entre Nice et Finlande, concert-lecture autour d’Armas Launis et d’Uuno Kailas, Nice, bibliothèque Louis-Nucéra.

11/2017 : "L’imaginaire national finlandais à l’épreuve du centenaire - Un regard du XXIe siècle sur la poésie patriotique d’Uuno Kailas", dans le cadre du colloque Révolutions russes ; images et imaginaire en Russie et en France, Nice.
11/2017 : lecture d'extraits de la pièce Purge de Sofi Oksanen au Théâtre de l'Atalante (Paris) dans le cadre des rencontres Traduire - Transmettre.
10/2017-01/2018 : reprise des Cornes d'Alexeï Popov au Théâtre de l'Impasse (+ en tournée le 07/10 à Saint-André, le 27/10 à Falicon, les 13-14/01 à Vence).

09/2017 : réédition de Norma de Sofi Oksanen en grands caractères (éd. Voir de Près).

08/2017 : parution de l'article "Une comédie komie – Adaptations et mises en scène niçoises d'un théâtre minoritaire de Russie", dans la revue bretonne Klask, n° 11.
08/2017 : "Are Finns ashamed of their independence? - A 21st century look at Uuno Kailas’ patriotic poetry", dans le cadre du 14e Congrès des littératures finno-ougriennes, Tartu, Musée national d'Estonie.
08/2017 : "Garibaldi und Nizza – ein Epos zwischen Frankreich und Italien", dans le cadre du 4e colloque de la Garibaldi Gesellschaft, Kirchberg, Sachsen.
06/2017 : parution de vers d'AE Housman dans le roman d'Anna Hope La salle de bal (Gallimard).
06/2017 : représentations des Cornes d'Alexeï Popov à Châteauneuf-Villevieille.
04/2017 : représentations des Cornes d'Alexeï Popov (Nice, Théâtre de l'Impasse).

03/2017 : parution de Norma, de Sofi Oksanen, chez Stock.

01/2017 : parution de vers d'AE Housman dans le roman de Kate Atkinson L'homme est un dieu en ruine (JC Lattès).
01/2017 : parution de Ils ne savent pas ce qu'ils font, de Jussi Valtonen, chez Fayard.

12/2016 : "Une comédie komie – Adaptations et mises en scène niçoises d'un théâtre minoritaire de Russie", dans le cadre d'une journée d'étude à l'université Rennes 2.

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— Back from Vashon Island —
Je retraçais récemment le parcours de W.B. Trites, cet auteur américain qui connut un succès aussi grand que bref dans les années 1910-1920 puis mourut dans l'oubli le plus total, au point que personne ne sait quand.

Il avait attiré mon attention pour avoir publié un roman à Nice en 1926, aux éditions "The Green Lane Press", en fait à son domicile : 3, quai Rauba Capèu.

Il s'agissait d'un petit tirage de démonstration, qui lui a permis de décrocher ensuite des contrats d'édition plus professionnels à Londres et à New York. Il paraît que les éditeurs l'ont alors obligé à édulcorer certains passages un peu trop licencieux pour la censure de l'époque.

Bref, il fallait absolument que je me procurasse un exemplaire de ce premier tirage, non censuré et édité à Rauba Capèu.

Je cherche un peu, je pose les yeux sur le premier venu... Et où est-il ? À Nice, Londres, New York ? En Pennsylvanie, patrie de l'auteur et de son épouse ? Que nenni. Il est ici :


Vashon Island est une île de 96 km2 dans le fjord de Puget, en face de Seattle, Washington. Sans aucune liaison routière avec le continent, elle n'est accessible que par bateau.


C'est donc là que m'attend ce livre bientôt centenaire, dans une librairie cachée au fond d'une forêt de conifères du Pacifique :




Aussitôt, le voici parti (en bateau, donc), pour Seattle, où il arrive le lundi soir.

Apparemment le mardi est férié, pour l'une des raisons suivantes : Frankenstein Day, International Cabernet Sauvignon Day, International Day of the Victims of Enforced Disappearances, International Whale Shark Day, Muharram (Islamic New Year), National Beach Day, National Grief Awareness Day, National Holistic Pet Day, National Toasted Marshmallow Day, Slinky Day, Touch a Heart Tuesday, Willing to Lend a Hand Tuesday. Je soupçonne très fort le chamallow grillé et/ou le cabernet.

Le mercredi, le livre s'envole pour New York, ou plus précisément pour le New Jersey : il atterrit à Teterboro, va faire un brin de tourisme à Long Island, puis redécolle de Newark. Au lieu de se glisser discrètement dans la soute du 767 direct qui me fait sursauter tous les matins, il a l'idée saugrenue d'aller se perdre à Roissy, sans doute pour voir la tour Eiffel en passant. Dommage, c'est samedi, il se retrouve en détention provisoire jusqu'à lundi.


Je passe sur la folle journée de lundi dans les locaux de la douane et sur la traversée de la France...

En tout cas, après un périple de 21 000 km aller-retour... le voici revenu à Rauba Capèu !

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Publié le Mercredi 7 Septembre 2022, 18:17.


— du col de Villefranche au mont Chauve et au cap Ferrat —

Parmi les rares tombes en bon état au cimetière anglais de Sainte-Marguerite, on ne peut pas manquer de remarquer celle d'un certain "Sir Ernest James Lennox Berkeley, K.C.M.G., C.B." (i.e. Commandeur dans l'Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges, Ordre du Bain), d'une propreté éclatante, d'autant plus que la concession a au moins une double superficie et qu'elle se trouve juste à côté de la chapelle. Étant un incorrigible mélomane, quand je vois "Lennox" et "Berkeley" sur une même ligne, je ne peux pas m'empêcher de me poser des questions. Voici donc quelques réponses anglo-niçoises.

La Villa des Rochers (1864-1904)

James Charles Harris et Gerhardine von Gall se sont mariés à Stuttgart le 21 septembre 1858. Devenue britannique par mariage, Gerhardine s'appelle désormais "Geraldine". Autour de 1864, ils arrivent de Gênes, où Geraldine a donné naissance à deux enfants : Anna Lydia en 1862, et Aline Carla en 1863. James a 33 ans. Ils s'installent à la campagne, sur les hauteurs de Riquier, tout près du col de Villefranche : Villa des Rochers. J'ignore si James a fait construire la villa ou s'il a racheté et modifié une ancienne villa niçoise (ci-contre, emplacement du terrain sur la carte d'état-major des États-Sardes dans les années 1850). En tout cas, le bâtiment présente des caractéristiques architecturales néogothiques de style anglais.

James est un excellent aquarelliste. Il a appris la peinture à Londres, notamment à la Royal Naval School. À Nice, il s'empresse de se perfectionner auprès d'Alexis Mossa.

Le Pont-Vieux, par J. C. Harris.

1865. Naissance d'un troisième enfant, le 7 novembre. On est optimiste pour la descendance Harris : c'est un garçon ! Il s'appellera Montagu Cuyler.

Lors du recensement de 1866, on trouve la jeune famille sur l'ancienne route de Villefranche :
  • la tante Lydia Bird, rentière d'environ 78 ans ;
  • le couple Harris, 30 et 24 ans (les enfants ne sont pas recensés à cette adresse : ils passent sans doute leur petite enfance aux soins de quelqu'un d'autre, sachant que leurs parents viennent à peine d'arriver à Nice) ;
  • Rosa Garabini, cuisinière (veuve de 60 ans) ; Jeanne Garé, ménagère (34 ans) ; Luigi Miglietti, domestique (40 ans) ; Sebastiano Gibelli, cocher de 31 ans.
1867. Le petit Monty meurt le 22 octobre. James va le faire inhumer au cimetière anglais de Sainte-Marguerite, créé cette année-là sur la colline de Caucade pour les chrétiens réformés.
1868. Mort de la tante Lydia le 29 février. Elle rejoint naturellement le petit Monty dans la sépulture Harris.
Naissance d'une autre fille, Leonore Madgalen, le 13 décembre.

Les terres de la Villa des Rochers se trouvent à peu près à l'emplacement indiqué.
Il est possible que la forme qu'on aperçoit sur cette photo soit celle de la maison ou des fameux rochers.
     

Le cadastre de 1870 nous apprend que James est propriétaire d'un vaste terrain de 120 230 m2 (parcelles 14bis, 17-36 et 98-99 dans la section D), comprenant une grande maison.
Le recensement de 1872 révèle que 20 personnes habitent sur ces terres :
  • James (anglais), Geraldine (anglaise par mariage), et 3 filles (anglaises par filiation) : Anna Lydia, Aline Carla et une petite Leonore âgée de trois ans ;
  • une gouvernante et une bonne en charge des enfants : Jessie Gastaud (42 ans, anglaise) et Luise Muller (17 ans, wurtembourgeoise) ;
  • une femme de chambre : Louise Festa (32 ans, née à Nice, française depuis le changement de souveraineté) ;
  • une cuisinière : Justine Garin (34 ans, née en Savoie, française depuis le changement de souveraineté) ;
  • un cocher : Thomas Arcenta(?) (29 ans, né à Nice, français depuis le changement de souveraineté) ;
  • et deux domestiques : Giulio Rossi (20 ans, italien) et Victor Elena (18 ans, né à Nice, français depuis le changement de souveraineté).
En 1876, la famille vit avec une institutrice anglaise et deux domestiques italiens.

En 1877, James participe à la fondation de la Société des Beaux-Arts de Nice, dont il sera le secrétaire.
Le 17 mars 1879, James Charles Harris devient membre de la Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes.
Cette année-là, Aline Carla et Sir James ont enfin un fils : Arthur, né le 27 août (ils résident alors provisoirement dans l'Oise, à Pierrefonds, chez le propriétaire Paul Degorey).

En 1881, James est nommé vice-consul d'Angleterre à Nice.

Continuant de se passionner pour l'histoire de la région, il publie en 1882 une étude présentée à la Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes : Monaco, pièces historiques et traités (impr. de Malvano-Mignon, Nice).

À l'occasion de l'exposition internationale de Nice en 1883-1884, James est commissaire pour l'Angleterre.
En 1884, il est promu consul d'Angleterre à Nice (avis paru dans Le Petit Niçois le 12 juin).

Photo Gilletta de l'expo internationale.

1887 : mariage d'Anna Lydia avec Arthur von Eppinghoven, à Cobourg, le 14 juillet. Arthur est le plus jeune enfant illégitime de Léopold, roi des Belges, avec sa maîtresse Arcadie Claret.

À partir de 1888, James sert aussi de consul auprès de la Principauté de Monaco.

La deuxième fille, Aline Carla, se marie le 28 janvier 1891 avec Hastings Berkeley, et elle suit son mari en Angleterre. Le beau-père George, 7e comte de Berkeley, est mort à Londres en 1888 ; mais Hastings et son frère Ernest sont nés avant le mariage de leurs parents en 1860 ; c'est donc leur frère cadet Randal, né à Bruxelles en 1865, qui a hérité du titre de comte. La lignée des comtes de Berkeley remonte au XVIIe siècle, elle-même issue d'un titre de baron créé en 1421. Le fief de Berkeley se trouve en Gloucestershire, entre Gloucester et Bristol.
En Angleterre, Aline et Hastings ont deux enfants :
  • Geraldine Berkeley en 1897 (née à Middle Claydon, Buckinghamshire) ;
  • Lennox Berkeley, né le 12 mai 1903 (à Abingdon, Oxfordshire) => c'est bien le compositeur que j'avais dans un coin de la tête !
Le 17 mars 1895, James offre à la reine Victoria un album de quinze aquarelles représentant des sites pittoresques du pays niçois [à droite : la reine d'Angleterre en visite à Nice en 1895]. En 1896, toujours à Nice, elle lui remet les insignes de l'Ordre royal de Victoria.

Extrait du rapport sur les travaux de la session 1896-97 de la Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes, lu en séance publique, le 20 avril 1897, par M. le Dr A. Guébhard, Président de la Société :
"Il appartenait à M. Harris de nous emmener un peu plus loin de nos clochers, fût-ce des clochers dorés de Monaco, et de nous faire entrevoir, à travers les minarets de l'Orient, le théâtre des grands intérêts politiques anglais. C'est ainsi que nous avons appris l'histoire intime de la première campagne du Soudan, et refait le sauvetage de ce pauvre Emin, que d'irrévérencieux Français et Allemands ont parfois traité de « sauvé malgré lui ».
Au moment où couvait le feu qui vient d'éclater en Orient, M. Harris nous initia, d'après Sir Richard Wood, à quelques-uns des mystères de ces Druses du Hauran, qui habitent, littéralement, sur un volcan, duquel, pourtant, les convulsions seraient assurément moins à redouter pour l'Europe que celles de leur remuante et batailleuse humeur.
À l'occasion de cette communication, M. Usquin nous a apporté, de son côté, mille détails circonstanciés, souvenirs personnels d'Orient, sur les pratiques religieuses de ces ennemis invétérés des Maronites chrétiens et aussi sur le Bouddhisme, dont il ne semble pas que les prescriptions éminemment philosophiques et morales aient jamais pu engendrer le révoltant mélange de pratiques bizarres qu'est le cultes des Druses.
A ces observations, plusieurs membres de notre Société, diplomatiquement très documentés, ajoutèrent leurs renseignements personnels, et nous pûmes dire, en sortant de cette séance, que nous venions d'avoir notre journée des consuls."

(in Annales de la Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes, 1899)
En 1899, il reçoit la médaille du Jubilé et le titre de commandeur dans l'Ordre royal de Victoria (CVO).

Sir James se retire du Consulat en 1901. Des enfants, il ne reste plus qu'Arthur à la maison, 21 ans, officier. James et Géraldine emploient trois domestiques italiennes (Susanna, Margherita et Cattarina, avec la fille de cette dernière) ; une cuisinière suisse ; et une femme de chambre italienne. En outre, les Harris logent et emploient sur leurs terres le fermier Honoré Navello avec femme, enfants, jardinier, etc.

En 1902, Sir James reçoit la médaille du Couronnement et est promu chevalier commandeur dans l'Ordre royal de Victoria (KCVO).
 
Sir James Charles Harris meurt le 7 novembre 1904.

Les obsèques ont lieu le 11 : lever du corps à la Villa des Rochers, cortège jusqu'à l'église anglaise de la Buffa, après quoi Sir James est enterré au cimetière anglais de Caucade, où il rejoint sa tante et le petit Monty.

L'événement se déroule en présence d'Arthur et de sa sœur la baronne d'Eppinghoven, et surtout de tous les notables niçois. Il fait l'objet d'une large couverture médiatique, notamment dans Le Phare du Littoral et dans The Swiss & Nice Times.


Le benjamin ne va pas tarder à quitter la maison : Arthur se marie bientôt avec Nellie Adeline Ford, née le 11 Septembre 1886 au Pays de Galles.
N'ayant plus personne à Nice, sa mère quitte la Villa des Rochers, peut-être pour passer ses derniers jours chez lui ou chez d'autres parents. Elle mourra en 1912 au Pays de Galles.

Les terres de la Villa des Rochers sont vraisemblablement partagées entre les enfants, avec des accès de différents côtés. En 1911 (recensement), une propriété Harris est occupée par une famille Bovis, tandis que les Navello continuent de cultiver la leur. Cette année-là, un certain G.-B. Lanfredi demande à la municipalité l'autorisation de "tirer des mines dans les rochers de sa propriété, avenue Germaine, propriété Harris, quartier du Mont Boron" (archives municipales, 2 T 225-262 - 2 T 250-80). C'est apparemment l'époque où la campagne mi-sauvage mi-cultivée du col de Villefranche cède la place à une urbanisation intensive. Mais ce qu'il reste des rochers est toujours bien visible aujourd'hui, puisqu'ils demeurent aussi bien indestructibles qu'inconstructibles... ainsi qu'une partie de l'ancienne villa : l'immeuble moderne est construit par-dessus, mettant en évidence une base formée d'arcades néogothiques.

   

La ville de Nice vue des Rochers aujourd'hui.

Superposition du plan cadastral de 1871 avec la vue aérienne d'aujourd'hui.

Les frères Berkeley sur le mont Chauve

Entre-temps, Sir James a marié sa fille Leonore au frère de Hastings : Ernest James Lennox Berkeley, né à Fontainebleau en 1857. Celui-ci tient son troisième prénom de son arrière-grand-mère Emily Charlotte, qui était une descendante de la famille ducale de Lennox.
Après son service militaire (1876-1877), Ernest est entré dans l'administration coloniale. Il a occupé les fonctions de vice-consul pour l'Afrique-Orientale (1885), de consul pour Zanzibar (1891), d'administrateur des territoires de l'Imperial British East Africa Company (1891-1892) et, enfin, de commissaire & consul général britannique pour l'Ouganda (1895-1899). Il est compagnon de l'Ordre du Bain depuis 1897.
C'est apparemment pendant cette période africaine que se situe leur mariage. Ernest quitte alors l'Afrique Orientale. Le couple aura deux enfants : une fille, Yvonne, née en Angleterre en 1898 ; et un fils, Claude, en 1906.
De retour en Méditerranée, Ernest devient consul général à Tunis en 1899. Il se retire définitivement en 1920 et est fait chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges en 1921.
En 1928, dans l'annuaire, Ernest est propriétaire de la Villa des Rochers.
En 1929, Leonore meurt le 27 mai en la Villa Bello-Sguardo, son domicile en location à Rimiez. Elle n'est pas inhumée avec les Harris.

À Falicon, lors du recensement de 1931, on trouve les frères Berkeley au quartier du Rayet (ils n'y étaient pas en 1926). Le chef de famille est Hastings Berkeley, retraité, avec sa femme Aline Carla née Harris. Il héberge son frère Ernest James Berkeley, retraité, et le fils de celui-ci, Claude, âgé de 25 ans. Ils emploient une bonne de 36 ans.

Malade, Sir Ernest fait un séjour en ville, au sanatorium Villa Constance, où il meurt le 24 octobre 1932 (anecdote : Uuno Kailas y entrera peu après et y mourra à son tour en mars 1933). Il est inhumé dans la sépulture de sa belle-famille Harris.

La Villa Melfort

Vers 1880, la famille Harris possédait également des terres au cap Ferrat. À la retraite, Aline et Hastings viennent s'y installer dans la Villa Melfort (aujourd'hui 20 avenue Prince-Rainier-III-de-Monaco, ancienne avenue Centrale), dont le nom commémore la mère de Hastings, descendante des vicomtes de Melfort.
1934
. Mort de Hastings le 17 février. Il est inhumé dans la sépulture de sa belle-famille Harris.
1935
. La veuve Aline Carla meurt à son tour le 26 décembre. Elle rejoint son mari et son père dans la sépulture Harris-Berkeley du cimetière anglais.

À Caucade

Depuis les années 1930, au cimetière de Sainte-Marguerite, un monument sobre et élégant honore tous les membres de la famille qui y reposent. La plaque la plus visible est celle de Sir Ernest. À gauche, une pierre est dédiée à la grand-tante Lydia Bird. À droite, une autre pierre réunit la famille Harris (dont Ernest est exclu car sa femme ne repose pas là) : Sir James, son gendre Hastings et sa fille Carla. Enfin, le petit Monty est commémoré par une croix distincte.


Et pour résumer toute l'histoire... :

(Les personnes enterrées dans la concession en question sont représentées en bleu. Il semblerait que les deux grands-parents Melfort soient enterrés dans le même cimetière.)

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Publié le Samedi 3 Septembre 2022, 17:55.


— de Green Lane à Rauba Capèu —

Philadelphie, entre les lettres et l'homéopathie

William Budd Trites Jr. est né le 20 juillet 1872 à Philadelphie, dans le quartier de Manayunk.
"Trites" semble être une altération américaine du nom allemand "Treitz" (particulièrement présent du côté de la Sarre).
Il est le fils de l'homéopathe William Budd Trites (né à Sunbury, comté de Northumberland, dans l'intérieur de la Pennsylvanie, le 22 août 1847) et d'Amanda Katharine née Sutton.

Manayunk et Bala Cynwyd en 1891, de part et d'autre du fleuve Schuylkill (cliquer pour agrandir).
Green Lane et l'église Saint-Asaph sont indiquées en rose.

En 1888-1890, WB Jr. fait des étudies de lettres à l'Université de Pennsylvanie. Il s'inscrit ensuite en médecine au Hahnemann Medical College (Philadelphie), sur les pas de son père.

     

Justement, le père meurt en 1890. Junior laisse tout tomber et quitte le monde académique pour devenir écrivain.


Le 9 avril 1901, William Budd Trites Jr. épouse Estelle Oleada Klauder (née vers 1882), fille de Charles W. Klauder. La mariée est originaire de "Bala Cynwyd", une commune fondée par les quakers gallois sur la rive droite du fleuve, juste en face de Manayunk. L'union y est célébrée en l'église protestante épiscopale Saint-Asaph, un somptueux édifice de style gothique victorien achevé en 1889 : l'architecte Theophilus P. Chandler a imité l'allure de la cathédrale de Saint-Asaph (dans le Denbighshire, au Pays de Galles), pour rappeler l'origine galloise de la paroisse. Le temple se dresse alors entre les avenues de terre battue, le cours du fleuve Schuylkill et la voie ferrée de Pennsylvanie.

En 1904, la jeune Estelle O. Klauder sort diplômée de la Cornwell University. Journaliste, elle publie dans divers périodiques anglophones. Dans les années 1900, au cours d'un grand voyage à travers l'Europe, elle passe un hiver à Nice avec "deux amis" (et une domestique locale payée à l'heure, en journée) : "de novembre à avril", en location meublée "sur le prolongement oriental de la Promenade des Anglais", donc sur le quai des États-Unis, peut-être même le quai des Ponchettes. Elle fera un compte rendu de ce séjour en septembre 1909 dans le London Mail ("Life on the Reviera" (sic) : voir reproduction ci-contre). L'année suivante, dans un journal d'Illinois, elle donne des conseils pratiques à ses compatriotes désireux d'aller explorer eux aussi l'Ancien Monde (Bureau County Tribune, 13 mai 1910, p. 10).

Carrière littéraire en Pennsylvanie

Les débuts littéraires de WB Trites sont retentissants :
  • John Cave (1909, A. Treherne & Co, London ; 1913, London & NY, 297 p.)
  • Life (1911, Mills and Boon ; Wyman & Sons, 283 p.)
    Repris sous le titre Barbara Gwynne (1913, Duffield. 285 p.)
  • Love: Brian Banaker's autobiography up to the age of twenty-four (1916, A. A. Knopf, NY, 300 p.)

Dans la presse, les critiques sont élogieuses (notamment de la part de W.D. Howells et de Frank Harris).

Ses livres suivants reçoivent un accueil beaucoup plus discret :

  • Girls and Soldiers (1916-1918, T. Werner Laurie, London, 202 p.)
  • Ask the Young (1924 Grant Richards, 205 p. ; réédité en 1929, Gollancz, London, suite au succès de The Gypsy ; réédité une dernière fois en 1936). Une "novelette" qui raconte l'histoire de deux dilettantes oisifs... probablement largement inspiré par l'expérience personnelle de l'auteur et de son épouse.

Entre-temps, Trites a publié un article consacré à "Dostoievsky" dans The North American Review (University of Northern Iowa), Vol. 202, No. 717, août 1915, p. 264-270) ; puis des nouvelles dans le Saturday Evening Post, notamment "The Slacker" (11.12.1915) et "Lady Monica's Batman" (26.03.1921). Par ailleurs, une pièce dactylographiée intitulée The American Method (comédie en 4 actes, non datée) est conservée à Harvard.

Manayunk se trouve à gauche. Green Lane débouche sur le pont au premier plan, tandis que la voie ferrée traverse le fleuve en biais ; Bala Cynwyd est sur la droite, hors cadre (photo aérienne prise vers 1918).

Nice, 1925-1935

WB Trites figure dans les annuaires de Nice à partir de 1925 : "William Bud Trites" (sic), domicilié dans les immeubles de Bucamps, au 3 quai des Ponchettes, bientôt renommé quai Rauba Capèu.
Lors du recensement de 1926, William est écrivain, né à Philadelphie (en "1876", au lieu de 1872). Il vit avec son épouse Estelle née vers 1882 (également à Philadelphie), et leur domestique Caroline Quaranta, une Piémontaise de leur âge, née à Cuneo vers 1881.

Sur cette carte postale de 1923, l'immeuble no 3 est curieusement coloré en bleu.

C'est alors que paraît le livre qui a attiré mon attention sur ce mystérieux écrivain oublié : The Gypsy, édité par The Green Lane Press, 3 quai Rauba Capèu, Nice, 1926 (hardcover, 168 p.).
Il s'agit d'une auto-édition, et c'est d'ailleurs le seul ouvrage connu sous le nom de cette maison fictive : Green Lane est tout simplement la grande artère de Manayunk, la "Promenade des Anglais" de WB Trites.
Le récit décrit l'obsession maladive d'un peintre pour son modèle, une gitane.
À partir de ce tirage personnel, l'auteur parvient à faire publier le roman en Angleterre en 1928, mais sous une forme édulcorée (Victor Gollancz, 173 p. ; puis Frederick A. Stokes à NY). Une fois de plus (et une dernière fois), les critiques sont émerveillés (LP Hartley, entre autres) : "unforgettable", "indubitably a work of genius", "a masterpiece"... Le livre est même traduit en suédois et publié à Stockholm en 1929.

Du coup, renouant contact avec les mondes éditoriaux anglais et américain, Trites publie encore quelques livres pendant cette période niçoise, dans un registre gentiment divertissant, semble-t-il :
  • Paterfamilias (1929, Gollancz, London, 384 p. ; 1929, Cosmopolitan Book Corporation, US, 438 p.). Puisant dans sa jeunesse à Philadelphie sous l'autorité de son père, Trites développe là une histoire autour des péripéties d'un médecin en Amérique... Le livre est décrit dans la presse comme "an agreeably unpretending book, relieved by a kind of sub-acid wit, and told and felt so discreetly as to raise it a long way above the ordinary ruck of current novels".
  • A Modern Girl (1929, Frederick A. Stokes & A.L. Burt, NY,  286 p.), une romance centrée sur le personnage de Hilda March, une Américaine au service de l'US Air Force en France pendant la guerre.
  • Miramar (1931, Cassell & Co, London ; 1933, id.), apparemment une romance autour d'un personnage féminin.

Lors du recensement de 1931, William et Estelle résident toujours à la même adresse (avec des dates de naissances non moins farfelues : 1874 et 1884), sans domestique permanent.
Trites ne figure pas dans l'annuaire niçois de 1933, mais on le retrouve à la même adresse en 1934-1935 : "William Bud-Trittes (sic), rentier". Il a donc renoncé à écrire.

1936

À partir de cette année-là, William et Estelle ne figurent plus dans l'immeuble (annuaire et recensement).
Victor Gollancz réédite Ask the Young à Londres en 1936. Est-ce à l'occasion de la mort de l'auteur ? Pourtant, sa mort n'est attestée nulle part. Il devrait avoir 64 ans, et on perd complètement sa trace. On n'entendra plus jamais parler de WB Trites, dont l’œuvre tombe aussitôt dans l'oubli le plus total.

Quant à Estelle, on voit son nom refaire surface dans le journal des anciens élèves de Cornwell. On y apprend son décès, le 24 avril 1953. Elle avait alors 71 ans environ, et son dernier domicile était à Sant Antoni, Ibiza.



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Publié le Mardi 30 Août 2022, 15:19.


— Rencontre avec les traductrices et traducteurs sélectionnés —
Le vendredi 23 septembre 2022, de 18 à 21 h, en l'auditorium de l'Inalco, 65 rue des Grands Moulins, Paris 13e : rencontre avec traductrices et traducteurs sélectionnés pour la 4e édition du Prix de la traduction Inalco/Vo-Vf.



Depuis 2019, le Prix de la Traduction de l'Inalco/Vo-Vf récompense le travail d'un traducteur œuvrant à faire connaître les littératures écrites dans l'une des 103 langues enseignées aux Langues O'. 

La rencontre du 23 septembre, animée par le journaliste littéraire Julien Delorme, sera l'occasion de parler des ouvrages sélectionnés et de donner la parole aux traductrices et traducteurs en lice pour cette 4e édition : Chloé Billon, Sébastien Cagnoli, Sylvain Cavaillès, Marie-Cécile Fauvin, Christine Laferrière, Pierre Mong-Lim et Annie Montaut.

Le prix sera remis à Gif-sur-Yvette le 2 octobre 2022 en clôture du festival Vo/Vf.

Pour en savoir plus sur les ouvrages traduits sélectionnés : https://www.festivalvo-vf.com/prix-de-la-traduction-inalco-vo-vf-2022-sept-ouvrages-en-lice/.

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Publié le Mardi 12 Juillet 2022, 18:53.


— un panorama de la poésie francophone contemporaine —
Cette anthologie du Printemps des poètes 2022 rassemble plus de cent auteurs francophones contemporains autour du thème de l'éphémère.

108 poètes contemporains se côtoient et proposent des textes pour la plupart inédits. Le plus jeune a 20 ans à peine, le plus âgé était bientôt centenaire. Tous partagent notre quotidien. Sur le thème de l'éphémère, leurs écrits sont d'une diversité et d'une richesse étonnantes. Ils offrent un large panorama de la poésie de notre époque.

Adonis - Akhenaton - Gabrielle Althen - Arthur H - Anna Ayanoglou - Olivier Barbarant - Linda Maria Baros - Stéphane Bataillon - Rim Battal - Clémentine Beauvais - Tahar Ben Jelloun - Gérard Berréby - Zéno Bianu - Alexandre Bonnet - Terrile - Alain Borer - Nicole Brossard - Tom Buron - Sébastien Cagnoli - Cali - Laure Cambau - Éric Cantona - Gérard Cartier - Constance Chlore - Thierry Clermont - William Cliff - Lulla Clowski - Murielle Compère-Demarcy - François De Cornière - Cécile Coulon - CharlÉlie Couture - Seyhmus Dagtekin - Francis Dannemark - Jacques Darras - Marie Darrieussecq - Séverine Daucourt - Christophe Dauphin - Patrice Delbourg - Samuel Deshayes - Cyril Dion - Ariane Dreyfus - Étienne Faure - Michèle Finck - Albane Gellé - Guy Goffette - Pierre Guénard - Cécile Guivarch - Cécile A. Holdban - Philippe Jaccottet - Maud Joiret - Jacques Josse - Gil Jouanard - Jacques Jouet - Charles Juliet - Kent - Vénus Khoury-Ghata - Claire Krähenbühl - Abdellatif Laâbi - Werner Lambersy - Hélène Lanscotte - Mélanie Leblanc - Yvon Le Men - Hervé Le Tellier - Lola Levent - Sandra Lillo - Sophie Loizeau - Guillaume Marie - Odile Massé - Marie-Christine Masset - Matthieu Messagier - Marie Modiano - Thomas Morales - Gérard Mordillat - Emmanuel Moses - Anne Mulpas - Éric Naulleau - Arthur Navellou - Marie Nimier - Bernard Noël - Ange Oho Bambe - Marc Alexandre Oho Bambe - Michel Onfray - Serge Pey - Éric Poindron - Jean Portante - Suzanne Rault-Balet - Clara Regy - Florentine Rey - Cécile Riou - Jean Rouaud - Jacques Roubaud - Valérie Rouzeau - James Sacré - Florence Saint-Roch - Éric Sarner - Jean-Pierre Siméon - Jean-Luc Steinmetz - Maud Thiria - Andrea Thominot - Milène Tournier - Florence Trocmé - Émilie Turmel - Gorguine Valougeorgis - Laurence Veilleux - André Velter - Laurence Vielle - Thomas Vinau - Pierre Vinclair - Zogo Awondza

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Publié le Dimanche 5 Juin 2022, 08:13.


— de Petra Rautiainen —
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Publié le Mardi 8 Mars 2022, 10:25.


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Publié le Mercredi 12 Janvier 2022, 14:01.


— de Sofi Oksanen —
"Revenge Porn" est un court métrage de 5 minutes avec Elina Löwensohn, réalisé par Nathalie Masduraud & Valérie Urréa, sur un monologue original écrit par Sofi Oksanen pour la série H24.

Prod. Les Batelières Productions.
Distrib. Arte France.
Texte paru en octobre 2021, en recueil collectif, chez Actes Sud [ISBN 978-2-330-15748-7].

 
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Publié le Jeudi 21 Octobre 2021, 20:57.


— dans "L'accident de chasse" de Carlson & Blair —


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Publié le Vendredi 6 Août 2021, 13:14.


— entretien avec Miki Liukkonen —
      

     

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Publié le Mardi 3 Août 2021, 14:00.


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