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11/2019 : parution de Ils ne savent pas ce qu'ils font, de Jussi Valtonen, au Livre de Poche.
08/2019 : présentations de Lever de rideau sur le pays komi dans le cadre du 15e Congrès des littératures finno-ougriennes, Kolozsvár, Roumanie.
05/2019 : parution d'Une soirée de toute cruauté, de Karo Hämäläinen, chez Actes Sud (coll. Actes noirs).

03/2019 : présentations de Lever de rideau sur le pays komi à Genève.
01/2019 : parution de Sœurs de cœur, de Salla Simukka, chez Hachette.

12/2018 : présentations de Lever de rideau sur le pays komi à Paris.
11/2018 : lecture publique de la pièce Purge de Sofi Oksanen à Cognac.
11/2018 : présentations de Lever de rideau sur le pays komi à Nice, à Moscou et en République de Komi (Syktyvkar et région de Körtkerös).
08/2018 : parution de Lever de rideau sur le pays komi, L'Harmattan & Adéfo, coll. "Bibliothèque finno-ougrienne".

05/2018 : parution de Norma, de Sofi Oksanen, au Livre de Poche.

05/2018 : parution d'un article de Sofi Oksanen au Nouveau Magazine Littéraire, mai 2018.
03-04/2018 : représentations de Vincent River de Philip Ridley au Théâtre Ouvert Luxembourg.

01/2018 : Cent ans de musique et de poésie entre Nice et Finlande, concert-lecture autour d’Armas Launis et d’Uuno Kailas, Nice, bibliothèque Louis-Nucéra.

11/2017 : "L’imaginaire national finlandais à l’épreuve du centenaire - Un regard du XXIe siècle sur la poésie patriotique d’Uuno Kailas", dans le cadre du colloque Révolutions russes ; images et imaginaire en Russie et en France, Nice.
11/2017 : lecture d'extraits de la pièce Purge de Sofi Oksanen au Théâtre de l'Atalante (Paris) dans le cadre des rencontres Traduire - Transmettre.
10/2017-01/2018 : reprise des Cornes d'Alexeï Popov au Théâtre de l'Impasse (+ en tournée le 07/10 à Saint-André, le 27/10 à Falicon, les 13-14/01 à Vence).

09/2017 : parution de Norma de Sofi Oksanen en grands caractères (éd. Voir de Près).

08/2017 : parution de l'article "Une comédie komie – Adaptations et mises en scène niçoises d'un théâtre minoritaire de Russie", dans la revue bretonne Klask, n° 11.
08/2017 : "Are Finns ashamed of their independence? - A 21st century look at Uuno Kailas’ patriotic poetry", dans le cadre du 14e Congrès des littératures finno-ougriennes, Tartu, Musée national d'Estonie.
08/2017 : "Garibaldi und Nizza – ein Epos zwischen Frankreich und Italien", dans le cadre du 4e colloque de la Garibaldi Gesellschaft, Kirchberg, Sachsen.
06/2017 : représentations des Cornes d'Alexeï Popov à Châteauneuf-Villevieille.
04/2017 : représentations des Cornes d'Alexeï Popov (Nice, Théâtre de l'Impasse).

03/2017 : parution de Norma, de Sofi Oksanen, chez Stock.

01/2017 : parution de Ils ne savent pas ce qu'ils font, de Jussi Valtonen, chez Fayard.

12/2016 : "Une comédie komie – Adaptations et mises en scène niçoises d'un théâtre minoritaire de Russie", dans le cadre d'une journée d'étude à l'université Rennes 2.
08/2016 : parution du Récif, de Seita Vuorela-Parkkola, chez Actes Sud Junior.

08/2016 : expo sur le pays komi dans les livres étrangers, Bibliothèque nationale de la République de Komi, Syktyvkar.
06/2016 : réédition des Chants des forêts de Nikolai Abramov à la Bibliothèque nationale de la République de Carélie.

Tribune



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— d'Andrea Block & Christian Haas —
Sorti en version française sous le titre Manou à l’école des goélands, le film d'animation Manou the Swift (littéralement, "Manou le martinet") se déroule dans le cadre d'une baie des Anges imaginaire.

Si le sujet est une sorte de Vilain Petit Canard revisité sans grande finesse, ce film des studios LUXX (Stuttgart) est en revanche un chef-d’œuvre inégalé pour la beauté et l'originalité de ses décors. Il fallait sans doute un regard extérieur pour produire un tel résultat : les auteurs allemands Andrea Block et Christian Haas ont reconstruit la ville de Nice et son environnement en images de synthèse, en accordant la même importance, paradoxalement, à l'authenticité des détails qu'à la fantaisie poétique (ce qu'aucun Niçois n'aurait peut-être eu l'idée de faire).

La vue ci-contre est parlante. Le relief général est scrupuleusement respecté : la colline du Château sépare la Vieille Ville du port Lympia ; on reconnaît tous les sommets à l'horizon, et les couleurs ont des nuances extraordinairement réalistes. Pourtant, en regardant mieux, on remarque (entre autres) que les clochers sont un peu curieux et, surtout, que la route de Rauba Capèu et le monument aux morts ont disparu : à la place, les rochers ressemblent davantage à ceux du cap de Nice, et ils sont flanqués d'une étrange ruine qui s'avérera être celle de La Réserve.
 
  
Lieu de nidification des goélands, cette colline du Château fantaisiste sera le pôle central du récit. La végétation y est soigneusement imitée, avec agaves et figuiers de Barbarie, et les vagues s'y brisent comme à Rauba Capèu (ou comme au cap de Nice). Dès le clair de lune initial, les couleurs et les lumières sont envoûtantes.

  
     
La trame est directement puisée chez Andersen : égaré à la naissance, un petit martinet orphelin est élevé par des goélands comme leur propre enfant, ce qui va rapidement donner lieu à des situations délicates.
     

  
Au pied du rocher, il y a la ville et son marché. Vaguement inspiré de la tour Saint-François, le clocher qui domine ce décor est apparemment une église imaginaire.
  
  

  
Sur la colline du Château, l'allure générale du cimetière est conforme à la réalité, avec sa chapelle et, surtout, un ange qui présente une ressemblance frappante avec celui de la tombe de Grosso, mais dans une position un peu différente.

     
Comme dans Tom & Jerry, les humains n'apparaissent que très peu, déformés, sous la perspective des animaux, par exemple ici lors d'une excursion des martinets à travers la vieille ville.

     
Le traitement du Château de Nice est particulièrement intéressant. Il y a un "donjon" réinventé ; il y a une cascade, mais sauvage ; des vestiges en pierre beaucoup plus évocateurs que dans la réalité... Compte tenu de son état de conservation et de sa reconquête par la végétation, le site n'est pas sans évoquer d'autres ruines niçoises : celles de Châteauneuf-Villevieille.
  

  
De l'autre côté du rocher, on plonge sur le port. La topographie du bassin est globalement respectée, mais pas l'urbanisme, et l'ambiance recréée est plutôt celle d'un tranquille petit port de pêche. On remarque au passage les pavillons niçois et français.
Enfin, en l'absence de route, la jetée vient buter directement sur la roche.
  

  
C'est sur le flanc méridional du rocher qu'apparaît l'invention la plus originale : les auteurs recréent le restaurant La Réserve tel qu'il était au début du XXe siècle (avec toiture d'origine et voilier), mais en le déplaçant de l'autre côté du port et en le transformant en ruine livrée aux oiseaux de mer. Cela donne une bonne idée du travail conjoint de recherche historique et de réinvention artistique que les auteurs ont soigneusement accompli.
La nuit, ce prestigieux établissement Belle Époque reprend vie sous l'enthousiasme des oiseaux, dans une ambiance digne de Baz Luhrmann.
  
  

     
  

  
Sur une esplanade qui ressemble à s'y méprendre au quai des États-Unis, les martinets font une razzia en terrasse.
C'est l'occasion de glisser un clin d’œil aux Oiseaux d'Alfred Hitchcock (ou plutôt "Hidessocks" !) sur une colonne Morris.
  

Autre délire typiquement allemand (et absurde sur un littoral qui plonge tout de suite à plus de 30 m de fond) : l'incontournable jetée des mers du Nord. Or ce n'est pas l'historique Jetée-Promenade de 1882 qui faisait face au Ruhl (sur le modèle de celle de Brighton), c'est un modeste ponton (mais pas non plus celui du Lido) qui sert en l'occurrence de promontoire au plus célèbre hôtel Negresco.

  
L'opération nocturne des oiseaux pour récupérer les œufs enlevés par les rats donne lieu à une jolie scène dans une cave à vin. Encore un clin d’œil au grand "Hidessocks" lorsque la "caméra" effectue un zoom en tournant sur le regard d'égout dans lequel les filets de vin rouge, sous cette lumière bleutée, s'écoulent en tourbillon.

  
Enfin, "tout est bien qui finit bien" sous un prunus en fleur du côté du mont Boron, avec un dernier point de vue sur la colline du Château, et sur le charme intemporel de La Réserve...
  

Je passe sur le scénario un peu léger, le plus dur à avaler étant sûrement l'idée de base selon laquelle les goélands doivent absolument 1) quitter Nice en hiver et 2) entreprendre directement une grande traversée vers l'Afrique plutôt que de longer les côtes et d'emprunter le détroit de Gibraltar (puisque les oiseaux migrent toujours bêtement et indéfiniment "vers le sud", dans l'imaginaire allemand)... et je préfère retenir les images ci-dessus, qui invitent au voyage et au rêve, entre les mondes et les époques.

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Écrit par SebK, le Mardi 9 Juillet 2019, 23:39 dans la rubrique "Nice".


— de Karo Hämäläinen —

Quatre amis finlandais se retrouvent pour dîner dans un appartement de luxe au cœur de Londres. Les convives ne se sont pas vus depuis 1998 et ce pour une bonne raison. Un lourd secret pèse sur l’assemblée, et leur réunion après toutes ces années est manifestement un jeu dangereux. Non seulement chacun d’entre eux a des comptes à régler avec un autre, mais il y a un arsenal d’armes mortelles à portée de main. Et avant la fin de la soirée, il ne restera qu’un survivant… Karo Hämäläinen fait magistralement monter la tension jusqu’à la limite du supportable dans ce succulent huis clos hitchcockien. Derrière les formules de politesse et les sourires complaisants, chacun marche sur le fil du rasoir, bien conscient que le moindre faux-pas risque d’être fatal.

Mai 2019 / 13,5 x 21,5 / 384 pages
ISBN 978-2-330-12161-7 prix indicatif : 22, 50€




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Écrit par SebK, le Mercredi 3 Avril 2019, 16:53 dans la rubrique "Finlande".



La Unión y el Fénix était une compagnie d'assurance espagnole née en 1879 de la fusion des sociétés "La Unión" et "El Fénix".
Si le groupe a été dissous en 1998, son logo reste visible sur de nombreux bâtiments, sous forme d'un groupe en bronze représentant un phénix sauvant des flammes un garçon parfois identifié à Ganymède.


Commandée initialement en 1906 par l'architecte parisien Jules Février, la sculpture est l’œuvre de René de Saint-Marceaux (1845-1915). Cette première statue est installée à Madrid en 1911.


Par la suite, la compagnie va ériger le même emblème sur ses immeubles en Espagne (plusieurs à Madrid, ainsi qu'à Valladolid, Albacete, Bilbao, La Corogne, Huelva, Séville, Cadix, Cordoue, Alicante, Valence, Barcelone, Tenerife), au Portugal, mais aussi en France (Paris, Algérie, Maroc, Côte d’Ivoire, Sénégal).
 

Paris

L'immeuble parisien de La Unión y el Fénix se trouve sur le boulevard Haussmann, à l'angle de la rue Pasquier, en face de la chapelle expiatoire.

[photo 2010]

Palma de Majorque

À Majorque, l'ancien Hôtel Fénix (1959) est aujourd'hui un peu englouti par l'urbanisation sur le flanc de la colline de Bellver.

Hotel Fénix [photo 2018]

Santa Cruz de Tenerife

À Tenerife, l'immeuble d'origine n'existe plus, mais la statue est exposée sur l'avenue Ángel Guimerá, sur un espace baptisé en 2014 "place des Victimes du terrorisme".

  
[photos 2019]


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Écrit par SebK, le Vendredi 22 Mars 2019, 11:37 dans la rubrique "statuaire urbaine".


1830


1847

1938



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Écrit par SebK, le Vendredi 1 Mars 2019, 11:15 dans la rubrique "Nice".


— Nizzardo ~ Pays niçois —

Voilà une représentation intéressante du territoire qui constitue le pays niçois, replacé dans son environnement européen, topographique, historique et administratif [cliquer sur la carte pour l'agrandir].

Le fond de carte date des années 1850 (États-Sardes). Les frontières étaient alors :
  • à l'ouest avec la France (départements du Var et des Basses-Alpes depuis 1790, anciennement province de Provence) ;
  • au nord avec la province de Coni (division de Coni depuis 1847, anciennement principauté de Piémont) ;
  • à l'est avec les provinces d'Oneille et de San Remo (division de Nice depuis 1847, anciennement république puis duché de Gênes) ;
    et avec la principauté de Monaco (représentée ici avant sa réduction de superficie de plus de 90 % au profit de la France en 1861).
Aujourd'hui (après les cession territoriales de 1860 puis de 1947 au profit de la France) :
  • à l'ouest avec la Provence : arrondissement départemental de Grasse (département des Alpes-Maritimes depuis 1860) et département des Alpes-de-Haute-Provence (ex-Bases-Alpes) ;
  • au nord avec la province de Coni : région Piémont, Italie ;
  • à l'est avec la province d'Imperia depuis 1923 : région Ligurie (chef-lieu Gênes), Italie ;
    et avec la principauté de Monaco.

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Écrit par SebK, le Mardi 19 Février 2019, 10:58 dans la rubrique "Nice".


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Écrit par SebK, le Lundi 7 Janvier 2019, 12:18 dans la rubrique "Nice".


— La mer komie —

КОМИ МОРЕ

Эг ме аддзыв некор море,
Ог тӧд сылысь сьылан гор.
Зэв пӧ паськыд синьӧй море,
Абу некӧн пом ни дор.
Эг ме аддзыв некор море,
Ог тӧд сылысь сьылан гор.

Меным тӧдса коми море —
Помтӧм-дортӧм паськыд вӧр.
Кыпыд горӧн уджӧ корӧ,
Сійӧ — олан гажлӧн шӧр.
Меным тӧдса коми море —
Помтӧм-дортӧм паськыд вӧр.

Зэв пӧ гажа югыд море,
Зэв пӧ мича, кодыр лӧнь.
Век пӧ ворсӧ сылӧн морӧс,
Оз и ланьтлы некор скӧнь.
Век пӧ гажа ворсӧ море,
Оз и ланьтлы некор скӧнь.

Али гажтӧм коми море?
Али мисьтӧм сылӧн сер?
Сэні юргӧ олӧм дорӧм,
Сьылӧ пила, ворсӧ чер.
Али гажтӧм коми море?
Сьылӧ пила, ворсӧ чер.

Зэв пӧ джуджыд ыджыд море,
Зэв пӧ ыджыд сылӧн вын:
Кор пӧ шковгӧ из креж дорӧ,
Сэк пӧ гӧгӧр мургӧ гым.
Зэв пӧ джуджыд ыджыд море,
Зэв пӧ ыджыд сылӧн вын.

Али вынтӧм коми море?
Али лажмыд сылӧн шӧр?
Мед эз личкав выль мир дорӧм –
Страна корӧ тырмидз вӧр.
Ызгы гора, зарни море!
Коми мырсьысь, зіля вӧр!

Нёбдiнса Виттор, 1933

LA MAR KOMI

Jamai noun ai vist la mar,
Noun counouissi lou siéu cant.
Dihon que la mar es larga, blu,
Sensa tremegna ni counfin.
Jamai noun ai vist la mar,
Noun counouissi lou siéu cant.

Iéu, counouissi la mar Komi :
La mairìs grana, sensa tremegna
Que d’un cant jouious counvida à l’obra,
Que’s lou luèc dóu gauch de viéure.
Iéu, counouissi la mar Komi :
La mairìs grana, sensa tremegna.

Dihon que la mar es jouiousa e lusenta,
E bèla quoura es chatelina ;
Que lou siéu piech va sempre mouvent,
Que noun està jamai silenta.
Que jouiouisa va sempre mouvent,
Que noun està jamai silenta.

Aloura ! trista la mar Komi ?
Aloura ! semblerìa laida ?
Aquì ressouòna la farga de la vida,
Canta la serra, juèga lou destrau.
Aloura ! trista la mar Komi ?
Aloura ! semblerìa laida ?

Dihon que la mar es grana e founda
Dihon que la mar  es proun fouòrta :
Quoura ven trucà un roucas,
Tout alentour reboumba lou tron.
Dihon que la mar es grana e founda
Dihon que la mar  es proun fouòrta :

Aloura ! debla la mar Komi ?
Que ! serìa gaire founda ?
Boumbilhèsse la farga dóu mounde nòu :
Lou nouòstre bouòsc nen fa mestié.
Bulhe a plena vous, mar daurada !
Travalhaire Komi, afane-ti !

Revirada : M. de Carabatta & S. Cagnoli, 2018

LA MER KOMIE

Je n’ai jamais connu la mer,
Son chant ne m’est point parvenu.
On la dit vaste et bleue, la mer,
Sans limite à perte de vue.
Je n’ai jamais connu la mer,
Son chant ne m’est point parvenu.

Mais je connais la mer komie :
La vaste forêt sans limites.
Son chant regorge d’énergie,
Sa joie de vivre nous invite.
Mais je connais la mer komie :
La vaste forêt sans limites.

On dit son flot brillant gaiement,
Et si beau lorsqu’elle est sereine.
Son sein serait toujours mouvant,
Jamais le silence n’y règne.
On dit son flot mouvant gaiement,
Jamais le silence n’y règne.

Comment, triste, la mer komie ?
Comment, laide, son apparence ?
Là sonne la forge de vie,
La scie chante et la hache danse.
Comment, triste, la mer komie ?
La scie chante et la hache danse.

On dit la mer grande et profonde,
Dotée d’une force grandiose :
Quand la falaise essuie sa fronde,
C’est le tonnerre qui explose.
On dit la mer grande et profonde,
Dotée d’une force grandiose.

Quoi, la mer komie serait frêle ?
Sa profondeur insuffisante ?
Que souffle la forge nouvelle :
Tous de nos forêts se contentent.
Bouillonne fort, trésor fidèle !
Main-d’œuvre komie, sois vaillante !

Traduction : S. Cagnoli, 2018


  
L'auteur : Viktor Savin, dit Ńobdinsa Vittor (1888-1943).
Photo SC, 2009.

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Écrit par SebK, le Mardi 27 Novembre 2018, 17:56 dans la rubrique "Komi".


— Soir d'hiver —

ТÖВСЯ РЫТ

Пеша дорын мамö печкö,
Батьö тюни гындö;
Ичöт вокöй чачöн ворсö,
Чойöй сыкöд зыньгö.

«Тайö менам, абу тэнад», –
Шуö сiйö воклы.
«Видзöд, мамö, чача мырддьö», –
Вок норасьö мамлы.

Пызан дорын, пемыдiнын,
Роч книга ме лыддя.
Зэв дöсаднö, гöгöрвотöг:
Ог тöд, мый и лыддя.

Сэнi ещö сартас кусö,
Выльысь колö пешны.
Чоя-вока пинясьöны, –
Дзикöдз олöм эштiс.

Ыджыд мамö кага видзö,
Потан дорын сьылö:
«Öв-вö, öв-вö, баю-бай, бай,
Узь жö, ичöт нылöй!»

(Кутшöм узьöм татшöм зыкын
Пеля ловъя мортлы?)
«Чирышт, Анна, мед оз увгы,
Пöра налы водны».

Сартас тшынöн керка лöзöдз
Быд рыт миян тырö.
Водан узьны – синтö сёйö,
Унмыд ставыс бырö.

Вольпась вылын, эшкын улын
Дыр ас костын дурам.
Ланьтам вöлись, кор ми батьлы
Тасма улö сюрам.

Гöбöч вылын ыджыд мамö
Мукöд рытын мойдö.
Шы ни тöв ми сэки кывзам
(Кöть код сюрö ойгö):

«Дуда, дуда, кытчö ветлiн?»
«Коса дорны ветлi».
Либö: «Бобö, кытчö ветлiн?»
«Чожö гуö ветлi...»

Нёбдiнса Виттор, 1918

UN SERA D’IVERN

Procha de la tea, mamà fila,
Papà fèutra li bota ;
Lou pichoun si recrea m’un juguet,
Ma souòre lou pounchounea.

« Es lou miéu, ren lou tiéu !»
Que li di au cagànchou.
« Mamà regarja, mi pilha lou juguet ! »
Que si lagne à la maire.

Entaulat, en l’entrabrun,
Liegi un libre rùssou.
Es tròu dur, li capissi ren :
Sabi pas cen que liegi.

La tea s’amuèrce tourna,
E mai la cau acendre.
Fraire e souòre si chicoton ;
Ma que foura, que vida !

Maigran velha sus lou bambin,
Va cantant sus lou bres :
« Souòn, souòn, vene vene vene…
Duèrme, la miéu pichouna !»

(Ma couma durmì en aquèu bacan
Caurìa estre balourt !)
« Cride-li, Anna ! proun d’esclissi !
Que si vagon courcà ! »

Cada sera la tea
Estuba maioun d’un fum blu.
Quoura ti courques, lu uès ti pougnon,
Aloura adiéu lou souòn !

En lou liech, souta la cuberta
Lountemp foulastrejan.
Ma la courèia de papà
Benlèu nous farà tàise.

En crota, la maigran,
Un autre sera, cuènta.
Silent l’escoutan
(E pura en un souspir) :

« Douda, Douda, doun t’en anères ?
– Anèri fargà un dai. »
O : « Coucouna, doun t’en anères ?
– Anèri sus la toumba dóu barba. »

Revirada : M. de Carabatta & S. Cagnoli, 2018

SOIR D’HIVER

Au porte-mèche maman file,
Papa feutre les bottes ;
Frérot joue avec un jouet,
Et notre sœur l’embête.

« C’est le mien, ce n’est pas le tien »,
Dit-elle à notre frère.
« Maman ! Elle a pris mon jouet ! »,
Se plaint-il à maman.

À la table, dans la pénombre,
Je lis un livre russe.
C’est très dur, incompréhensible :
Que lis-je ? Je ne sais.

Une fois encor meurt la mèche,
Il faut la remplacer.
Frère et sœur se cherchent querelle –
Ça commence à bien faire !

Grand-maman veille le bébé,
Chantant sur le berceau :
« Dodo, dodo, baïou-baï baï,
Dors, ma petite fille ! »

(Comment dormir dans ce vacarme
À moins que l’on soit sourd ?)
« Gronde-les, Anna, ça suffit,
Il faut les mettre au lit. »

Tous les soirs la mèche fumante
Teint la maison de bleu.
Dès qu’on se couche, les yeux piquent,
Et adieu le sommeil !

Dans le lit, sous la couverture,
Longtemps nous folâtrons.
Mais nous allons bientôt nous taire
Sous la ceinture de papa.

Un autre soir, dans le sous-sol,
Mamie conte une histoire.
Nous l’écoutons dans le silence
(Si ce n’est un murmure) :

« Douda, douda, où étais-tu ?
– Je forgeais une faux. »
Ou bien : « Chérie, où étais-tu ?
– Sur la tombe de l’oncle... »

Traduction : S. Cagnoli, 2018


  
L'auteur : Viktor Savin, dit Ńobdinsa Vittor (1888-1943).
Illustration d'Arkadij Mošev, 2017.

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Écrit par SebK, le Mardi 27 Novembre 2018, 17:50 dans la rubrique "Komi".


Présentation de l'ouvrage Lever de rideau sur le pays komi
à la Bibliothèque nationale komie (Syktyvkar, Komi, Russie),
le mardi 20 novembre 2018
 

Comptes rendus à la télévision

Юрган, "Вочакыв", en komi, 20.11.2018 :




Коми Гор (Россия 1, "Вести-Коми"), en komi, 20.11.2018 :



Коми Гор (Россия 1, "Вести-Коми"), en anglais/russe, 20.11.2018 :



Юрган, "Студия 11", en anglais/russe, 22.11.2018 :


Comptes rendus dans la presse :



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Écrit par SebK, le Dimanche 25 Novembre 2018, 16:34 dans la rubrique "Komi".


— Un théâtre finno-ougrien de Russie boréale en dialogue avec le monde —


La république de Komi, dans le nord-est de la Russie européenne, est bordée par l’Oural et par la toundra arctique. Au cœur de cette région finno-ougrienne où l’identité repose essentiellement sur la langue et sur le territoire, la société et son histoire entrent en résonance avec un siècle de représentations théâtrales dans l’idiome national.

Au fil des profonds changements de ces cent dernières années, le théâtre komi a pu s’avérer un vecteur de la mythologie et des traditions populaires, de propagande politique en ville et dans les campagnes, ou encore de communication mondialisée.

De l’auteur classique Mihail Lebedev, dont les personnages américains parlaient komi en Corée, au dramaturge contemporain Aleksej Popov, dont les pièces font aujourd’hui le tour de l’Eurasie, cet ouvrage « lève le rideau » sur une culture finno-ougrienne qui, bien au-delà des arts dramatiques, s’offre au dialogue avec le monde, entre les océans Atlantique et Pacifique, de l’Oural aux Alpes, de l’Arctique à la Méditerranée.
 
 
 
Sébastien Cagnoli. Lever de rideau sur le pays komi (Un théâtre finno-ougrien de Russie boréale en dialogue avec le monde). Préface d'Eva Toulouze. – Paris : L'Harmattan & Adéfo, coll. "Bibliothèque finno-ougrienne", vol. 27, 2018. – 520 p. ill. – ISBN 978-2-343-15572-2. – 39 €.
 
 

Présentations publiques en novembre-décembre 2018 :

  • à Nice : vendredi 09/11 à 18h, Librairie Jean Jaurès (2 rue Centrale) ;
  • à Moscou : jeudi 15/11 à 17h30, Représentation permanente de la République de Komi auprès du Président de la Fédération de Russie (Волоколамское шоссе 62) [compte-rendu] ;
  • à Syktyvkar (Komi, Russie) : mardi 20/11 à 13h30, Bibliothèque nationale komie (ул. Советская 13) ;
  • à Körtkerös (Komi, Russie) : jeudi 22/11 à 16h, Bibliothèque régionale de Körtkerös (ул. Советская 187) ;
  • à Paris : lundi 03/12 à 18h (salle 3.11) et mardi 04/12 à 15h (salle 3.18), Inalco (Pôle des langues et civilisations, 65 rue des Grands-Moulins, 13e).


Préface d'Eva Toulouze :

LEVER DE RIDEAU SUR UN PONT ENTRE KOMI ET LE MONDE

Le livre que vous tenez entre les mains est une œuvre originale et précieuse dont la conception et la réalisation ont pris une décennie.

Une œuvre originale et précieuse : ce n’est pas tous les jours que paraît une monographie présentant une vision d’ensemble d’une culture finno-ougrienne, certes à partir d’un aspect précis, mais dans une perspective globale. Le titre dit bien ce qu’il veut dire : Lever de rideau sur le pays komi. « Lever de rideau », parce que ce livre nous présente le pays komi. Ce n’est pas la première œuvre en français portant sur cette riche culture finno-ougrienne, puisque le premier volume de l’Encyclopédie des peuples finno-ougriens leur est consacré. Mais ce recueil d’articles saupoudrait de connaissances un sujet trop vaste pour être exhaustivement traité sous cette forme. Faute d’autres sources en français, ces quelques textes permettaient d’assurer une toute première information. Ils ont la qualité et le défaut d’un recueil rassemblant des études de différents auteurs. Maintenant, nous avons à disposition une somme qui nous permet de découvrir le pays komi de manière relativement systématique. C’est le premier sens du titre.

Mais « lever de rideau » nous conduit tout de suite vers un contexte précis : explicitement, nous sommes au théâtre. De même qu’une représentation scénique n’est pas la vie, le texte sur lequel s’ouvre ce rideau n’en est qu’une des innombrables éventuelles représentations. Mais surtout, l’auteur a fait le choix de nous montrer le pays komi par un angle d’attaque. C’est par le truchement de leur théâtre que les Komis viennent à nous. Tout angle d’attaque est bon et permet de pénétrer dans l’espace exploré. Mais celui-ci est particulièrement riche, car nous allons découvrir la vie komie à partir de la manière dont des auteurs komis représentent leur vie. Nous avons là une perspective infinie en miroir. Le texte de Sébastien Cagnoli dialogue en permanence entre vie et scène : ainsi, quand il nous parle de bilinguisme, c’est le bilinguisme de la société, diversement mis en scène, et intégrant le bilinguisme de la scène, qui s’inscrira dans la mémoire du lecteur. Reflet sui generis de la vie, l’œuvre théâtrale la montre de la manière dont l’auteur de la pièce veut la montrer, et en même temps en devient une partie intégrante.

Est-ce cette particularité qui a amené Sébastien Cagnoli à faire le choix de ce thème ? Il s’en explique dans l’ouvrage. Comme toujours, les voies sont diverses, et sans doute leur cohérence ne finit-elle par s’imposer qu’une fois le résultat achevé. En tout cas, la richesse de cette approche, qui fait dialoguer en permanence texte et contexte, s’impose à la lecture ne serait-ce que de la table des matières. Parler d’économie dans un livre en principe consacré au théâtre ? Mais comment percevoir, comment comprendre le pays komi sans l’éclairage des conditions de vie et de développement de sa population, dans son ensemble et de chacun des membres la composant ?

J’ai parlé de monographie. C’est en effet le résultat des recherches de Sébastien Cagnoli que nous découvrons, et ces recherches sont caractérisées par l’homogénéité que leur confère la personnalité de l’auteur. Pendant des années, au fil de ses découvertes, au gré des thèmes de colloques et des commandes d’articles, l’auteur a jeté des coups de sonde et levé des pans du rideau couvrant les réalités komies. Au bout de dix ans, le moment est venu de faire une synthèse, d’où ce livre. Ce chemin d’exploration, on peut le découvrir en parcourant la liste des œuvres complètes de Sébastien Cagnoli. Ce livre, pour sa part, en est la substantifique moelle.

Ce n’est pas tous les jours qu’une culture minoritaire de Russie trouve ses chantres. L’une des caractéristiques des cultures finno-ougriennes de Russie centrale est le déséquilibre de la recherche les concernant. La situation idéale est quand le regard de l’intérieur et le regard de l’extérieur existent, se complètent et dialoguent. Cette situation est regrettablement rare. Pour les cultures du centre de la Russie, la situation est tristement déséquilibrée en faveur d’une proportion outrageusement dominante du regard intérieur. Les Komis étudient les Komis. Loin de moi de vouloir prétendre qu’ils ont tort. Mais l’étude autochtone a ses limites, d’une part dans les évidences qu’elle est mal placée pour identifier, et d’autre part dans les tabous que la société elle-même produit. La confrontation ne peut être que constructive dans la quête d’une compréhension de plus en plus proche et complexe d’une vérité inaccessible… Quand je dis autochtone, je ne limite pas mon propos au sens étroit de ce mot : songeons à l’impulsion formidable qu’a donnée au débat sur la France dans la IIe guerre mondiale l’ouvrage, publié en 1972, de l’Américain Paxton sur Vichy… Or pour les sociétés non Russes de la Russie centrale, le regard extérieur, sinon inexistant, est minime. Pour le monde komi, on ne peut pas ne pas évoquer, comme le fait Cagnoli, l’Anglais Coates, grand précurseur qui a travaillé dans les années 1970. Quelques Hongrois – Domokos, Vászoly, Rédei… Mais la plupart des étrangers qui se sont penchés sur le monde komi, en raison des spécificités de la recherche finno-ougrienne, sont, comme Rédei, linguistes, et cantonnent leur recherche dans l’exploration synchronique et diachronique des mécanismes internes à la langue…

Sébastien Cagnoli est venu, on peut le dire, tout seul, à la découverte du pays komi. C’est par un intérêt esthétique qu’il y est entré, et non pas porté par une quelconque tradition universitaire. Il n’a certes pas manqué de rejoindre les milieux scientifiques en cours de route, de par le souci de rigueur que le caractérise, mais justement, avec l’indépendance de son itinéraire à lui, maintenant en permanence un dialogue d’égaux. Il a fait aux Komis l’honneur, trop rare, de les étudier à partir de leur langue et non à partir de la langue seconde, celle du colonisateur, aujourd’hui dominante. Il leur a ainsi présenté un miroir original, dont ils lui sont reconnaissants.

Ce livre est précieux, d’une part pour nous, je l’ai suggéré au départ, car il comble une lacune comme il y en a trop concernant les peuples finno-ougriens en français, et dans l’ensemble dans des langues de grande diffusion à l’exception du russe. Mais aussi il est précieux pour les Komis eux-mêmes : d’abord pour leur prouver le sérieux de l’entreprise de découverte et de partage de leur ami et partenaire français, auquel ils ont ouvert toutes les portes, et qui par cet opus magnum leur exprime sa reconnaissance. Mais aussi, tout simplement, dans l’absolu, par le regard extérieur qu’il met à leur disposition sur eux-mêmes et qui leur fait tant défaut.

Ce miroir, il est obligatoirement sui generis. Ce livre en français, ce n’est pas n’importe quel auteur français qui le leur livre : dans la dernière partie de ce livre, Cagnoli met en parallèle les faits komis avec l’expérience intérieure qu’il a des faits niçois. Il ne se contente pas de regarder l’autre. Il en tire des conséquences. Le fait que Cagnoli soit Niçois, engagé dans le monde niçois, le met particulièrement à même de regarder le monde komi avec une compréhension bien plus profonde que simplement un regard depuis Paris. À moins que ce ne soit le contraire ? Que la rencontre du pays komi lui ait permis pleinement de percevoir, de sentir, au-delà de la dimension intellectuelle, la richesse ignorée de la culture et de l’identité niçoise ? Sans doute l’œuf et la poule…

En tout cas, par cet ouvrage, non seulement il nous fait entrer dans le monde komi, mais il nous fait sentir toutes les ramifications de ce monde, jusqu’à très près de nous. Il me reste à souhaiter que Sébastien Cagnoli continuera à investir (au moins une part de) sa sensibilité et son talent à la découverte du monde finno-ougrien, qui n’a pas, au final autant de passeurs qu’il le mériterait…

Mõisamäe, le 24 juillet 2018


Table des matières

Préface (Eva Toulouze)................................................................................................................7

Introduction.................................................................................................................................11
Remerciements..............................................................................................................................27

Première partie – Généralités et société...................................................................................31
Trois caractéristiques identitaires des Komis...............................................................................33
Le sentiment national komi : vers une identité républicaine extralinguistique ?.........................55
Le komi, un cas stratégique pour la connaissance des langues ouraliennes.................................63
Fret ferroviaire entre le Transsibérien et la mer Blanche : le projet Belkomur............................81

Deuxième partie – De la mythologie à la littérature................................................................93
Aux confins de l’Europe boréale :
une introduction aux mythes nationaux dans la littérature komie................................................95
La parenté finno-ougrienne dans la littérature komie :
héritage commun ou influences récentes ?.................................................................................101
Mihail Lebedev et la poésie épique komie.................................................................................109
Ilľa Vaś et les légendes komies...................................................................................................121

Troisième partie – Théâtre en langue nationale.....................................................................125
Le théâtre en langue nationale dans l’histoire du pays komi......................................................127
Le Studio komi de Leningrad (1932-1936) : une nouvelle génération pour le théâtre komi.....145
Svetlana Gorčakova et l’élaboration d’un nouveau répertoire...................................................161
Les Komis entre animisme et christianisme : résonances entre les périodes post-impériale et
post-soviétique dans la création dramatique komie....................................................................169
“Le poème des temples” (1992) : le mythe de saint Étienne revisité.........................................181
“Un blindé perdu dans la taïga” (2009) : les Komis dans le vaste monde.................................219

Quatrième partie – Théâtre et société.....................................................................................243
Mihail Lebedev et la satire politique du monde contemporain..................................................245
Le bilinguisme de la société komie reflété dans le théâtre en langue nationale.........................257
Mises en scène d’une identité non slave de Russie : langue, territoire et décors.......................265
Les nouveaux héros nationaux dans le théâtre komi post-soviétique.........................................279
Un opéra national komi au XXIe siècle.....................................................................................295

Cinquième partie – Perspective finno-ougrienne..................................................................301
Interactions et identités dans les théâtres finno-ougriens de l’Oural et de la Volga...................303
La langue marie au théâtre et à l’opéra – Survol d’un genre littéraire prolifique......................309
Les trois âges du cinéma oudmourte..........................................................................................321
Les langues finno-ougriennes dans la révolution médiatique du « Web 2.0 »...........................357

Sixième partie – Perspective européenne : coopération internationale...............................373
Coopération académique, scientifique et culturelle entre France et Komi.................................375
Traduire Savin............................................................................................................................381
Une comédie komie
– Adaptations et mises en scène niçoises d’un théâtre minoritaire de Russie............................389
Le théâtre en langue nationale comme outil pédagogique dans une société bilingue................401
Observations sur le bilinguisme dans les théâtres komi et niçois
– L’exemple de Ńobdinsa Vittor et Francis Gag........................................................................407
Le modèle finno-ougrien appliqué aux langues régionales de France.......................................421

Annexes.....................................................................................................................................429
Annexe 1. Principes d’écriture...................................................................................................430
Annexe 2. Komi : projections d’un mot multidimensionnel......................................................438
Annexe 3. Toponymes................................................................................................................445
Annexe 4. Statistiques................................................................................................................447
Annexe 5. Constitution de la République komie (1994) : extraits.............................................450
Annexe 6. Cartes........................................................................................................................451

Bibliographie.............................................................................................................................463
Index...........................................................................................................................................485
Table des illustrations...............................................................................................................512

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Écrit par SebK, le Jeudi 23 Août 2018, 15:04 dans la rubrique "Komi".


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