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Fin 2015 : parution de Noir comme l'ébène, de Salla Simukka, chez Hachette et au Livre de Poche.
09-10/2015 : résidence de traduction à l'HCAS (Helsinki).
05/2015 : parution de Blanc comme la neige, de Salla Simukka, chez Hachette et au Livre de Poche.
03/2015 : parution du poème de Nina Obrekova "Un jour tu rentreras chez toi", à Syktyvkar (brochure réunissant des traductions du même texte dans 14 langues différentes).
03/2015 : Destination Russie (Châtenay-Malabry), festival consacré à la République de Komi, à l'initiative de l'association MIR Franco-Russe.
02/2015 : présentation des Colombs à Aix-en-Provence.
01/2015 : parution de l'article "La parenté finno-ougrienne dans la littérature komie : héritage commun ou influences récentes ?" dans la revue Études finno-ougriennes.
12/2014 : 1é mercat leterari de Calèna (Nice)
11/2014 : parution de Rouge comme le sang, de Salla Simukka, chez Hachette et au Livre de Poche.
05/2014 : parution de Baby Jane, de Sofi Oksanen, chez Stock.
04/2014 : parution des Quand les colombes disparurent, de Sofi Oksanen, au Livre de Poche.
03/2014 : parution de La Sage-femme, de Katja Kettu, chez Actes Sud.
03/2014 : parution (en russe) d'une interview, de la nouvelle Le mur et de l'article "M.N. Lebedev et la satire politique du monde contemporain" dans la revue Арт.
02/2014 : Semaine komie à Nice.
12/2013 : "Quora despareissèron lu colombs: translating a Finnish bestseller to a minority language of France" (Université de Helsinki, colloque Language revitalization in a Russian and European context: Exploring solutions for minority language maintenance).
11/2013 : présentation des Colombs en Iamal (Salekhard, 12e Congrès des écrivains finno-ougriens).
11/2013 : "Кыдзи вуджöдiсны Савинлысь гижöдъяссö" ["Traduire Savine"] (Académie des Sciences de Russie, Syktyvkar, colloque Savine).
11/2013 : "Entre Savoie et Romanov : la famille niçoise Michaud de Beauretour – Une synthèse complétée par des données inédites" (Beaulieu-sur-Mer, colloque Romanov).
06/10/2013 : présentation des Colombs au Festival du Livre de Mouans-Sartoux.
09/2013 : "The role of drama in the construction of national identities in the Ural-Volga area, through examples of Finno-Ugric interaction" (colloque "Oural-Volga", Samara).

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— Nice en 1682 —

  
La ville de Nice, à l'embouchure du Paillon.
À droite, un projet fantaisiste d'extension de la cité sur le modèle de la capitale.

  
La rade de Villefranche, entre le mont Boron et le cap Ferrat.

  
Sospel, sur la Bevera, et Saorge, sur la Roya (route Nice-Turin).

  
Dolceacqua, sur la Nervia. - Tende, sur la Roya (route Nice-Turin).

  
La Turbie : vestiges et reconstitution du Trophée d'Auguste.


Oneille, l'enclave savoisienne sur le littoral génois.


Barcelonnette, sur l'Ubaye.


Villars, sur le Var.

  

  
Allégories du Piémont et de la Savoie.

  
Cartes générales du Piémont et de la Savoie.

     
Charles-Emmanuel II (†1675) et Marie-Jeanne-Baptiste (régente de Victor-Amédée II).


Arbre généalogique de la Maison de Savoie.


Source : Theatrum statuum regiae celsitudinis Sabaudiae ducis, Pedemontii principis, Cypri regis - Pars altera, illustrans Sabaudiam, et caeteras ditiones Cis & Transalpinas, priore parte derelictas, apud heredes Ioannis Blaeu, Amstelodami 1682. |Museo Torino]

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Écrit par SebK, le Jeudi 28 Mai 2015, 14:38 dans la rubrique "Nice".


— Nice et les Alpes maritimes dans le cinéma des années 1930 —
Hans Müller est né le 25 octobre 1882 à Brünn (= Brno, capitale de la Moravie), alors en Autriche-Hongrie.
Il est l'auteur de quelques ouvrages de prose et de poésie, mais c'est surtout pour ses œuvres théâtrales qu'il a connu la gloire. Ci-dessous, ses œuvres pour la scène figurent en bleu, et pour le cinéma en rouge.
Son plus jeune frère deviendra auteur et metteur en scène de théâtre et de cinéma sous le nom d'Ernst Lothar.

La famille Müller, qui vit selon la tradition juive, s'établit à Vienne en 1897. Dès le tournant du siècle, pendant ses études de droit à l'Université de Vienne (où il se lie d'amitié avec Stefan Zweig), Hans écrit ses premières pièces et publie de la poésie et de la prose :
  • Das Hemdenknöpfchen (1900 ;  Leipzig 1921) ; 
  • Das andere Leben (1900) ; 
  • Quintus Horatius Flaccus
  • Dämmer (poésie, 1901) ; 
  • Die Narren (pièce en 3 actes, 1901) ; 
  • Die lockende Geige (poésie, Munich 1904) ; 
  • Der Garten des Lebens (poésie biblique, Stuttgart 1904) 
  • Buch der Abenteuer (Berlin, 1905).
    Ce recueil de nouvelles contient notamment le texte "Nux, der Prinzgemahl", qui sert aussitôt de base à un livret d'opérette : Ein Walzertraum, avec une musique d'Oscar Straus (1870-1954) (Vienne 1907)
    => l'opérette sera adaptée au cinéma en 1925 (UFA, muet, réal. Ludwig Berger) et en 1931 sous le titre The Smiling Lieutenant (Paramount, réal. Lubitsch ; avec Maurice Chevalier et Claudette Colbert) ; on peut mentionner aussi une adaptation pour la télé en 1969 (co-production austro-allemande).
  • Das stärkere Leben (Berlin 1906) ; 
  • Troubadour (un acte, 1906) ; 
  • Arme kleine Frau (un acte, Berlin 1907).
Hans obtient son diplôme de droit en 1907 et complète ses études à Grenoble et Leipzig, ainsi qu'en Europe et aux USA.
Il acquiert une certaine notoriété au Wiener Burgtheater. Il quittera ensuite Vienne pour s'établir à Berlin.
  • Die Puppenschule, pièce en quatre actes (Berlin 1908) ; 
  • Hargadl am Bach oder die Liga der Persönlichkeit, comédie satirique en quatre actes (Berlin 1909) ; 
  • Die Rosenlaute (poésie, Berlin 1909) ;
  • Geheimnisland (nouvelle autobiographique, Berlin 1909) ; 
  • Clarisse (comédie en 4 actes, 1909) ;
  • Das Wunder des Beatus, drame en quatre actes (Berlin 1910) ;
  • Träume und Schäume (nouvelles, Berlin 1911) ; 
  • Gesinnung (comédies irrévérencieuses, Vienne & Leipzig 1912) ; Die Garage (comédie en un acte; 1912) ; Die Gewissenssache (comédie en un acte, 1912) ; Das Höchste (1912) ;
  • Der reizende Adrian (Vienne & Leipzig 1913).
  • Die blaue Küste (1914) => la pièce sera adaptée à Hollywood en 1930 sous le titre Monte Carlo (Paramount, réal. Lubitsch).

[voir détail ci-dessous]

  • Könige (drame, Berlin 1916) ; 
  • Violanta, livret pour un opéra d'Erich Wolfgang Korngold (1897-1957), Mainz, 1916.
    Le jeune Erich Wolfgang Korngold, qui n'a que 17 ans lorsqu'il compose la partition, est le fils de Julius, un grand ami de Hans Müller. Les Korngold sont également une famille juive de Brno. L'ouvrage est créé au Théâtre national de Munich le 28 mars 1916, sous la direction musicale de Bruno Walter.
  • Unsere Nordfront (co-auteur, 1916) ; 
  • Die Kunst, sich zu freuen. Gestalten, Bilder und Ergebnisse (Stuttgart 1917) ;
  • Der Bahnwäscher von Rottenmann (nouvelle, 1917) ; 
  • Der Schöpfer (Stuttgart 1918) ;
  • Die Sterne (Stuttgart 1919 ; création suisse en 1942, au Stadttheater de Bâle) ;
  • Der Spiegel der Agrippina (Vienne & Leipzig 1919 ; rééd. Berne 1941).
  • Die Flamme (Berlin 1920) => la pièce est adaptée au cinéma par Ernst Lubitsch dès 1923 (en Allemagne). Avec ce film muet, Müller fait ses premiers pas dans le monde du cinéma.

Pola Negri (Yvette) et Alfred Abel (Gaston) dans le film Die Flamme.

  • Der Vampir oder Die Gejagten (Vienne 1922 ; 1923) ; Grossmama (3 actes, 1923) ;
  • 1924: Die Tochter der Frau von Larsac (film autrichien adapté d'une nouvelle de Müller)

En 1925, l'opérette d'Oscar Straus Ein Walzertraum (1907) est adaptée au cinéma (UFA, muet, réal. Ludwig Berger).

  • Der Tokaier (comédie, Stuttgart 1925), comédie en trois actes => la pièce sera adaptée au cinéma en 1930 sous le titre Liebling der Götter (UFA, réal. Hanns Schwarz)
  • Der Brand von Trukitzan. Récit. (Leipzig 1925) ; 
  • Veronika (4 actes, Stuttgart 1926)
    => La pièce est adaptée au cinéma dès
    1927 sous le titre Schwester Veronica (muet, Allemagne, réal. Gerhard Lamprecht).
  • Menschen ohne Erde (1926) ; Die goldene Galeere (3 actes, Berlin 1927). 
  • Das Wunder der Heliane (livret pour un opéra de Korngold, Mainz 1927), d'après le mystère de Hans Kaltneker Die Heilige.

Après s'être fait remarquer par ses textes et leurs adaptations, Müller est invité à écrire des scénarios originaux pour la UFA, dont il est devenu un collaborateur régulier (il est chargé notamment de la supervision des scénarios). En même temps, il fait son entrée à Hollywood en 1928, où il continue notamment de travailler avec Lubitsch.

  • Grosse Woche in Baden-Baden (comédie, 1929)
  • Das brennende Herz (1929, muet, Allemagne, réal. Ludwig Berger). C'est apparemment le premier scénario de Müller.
     
  • Im weißen Rößl, opérette avec une musique de Ralph Benatzky (1884-1957), créée au Großes Schauspielhaus de Berlin en 1930.
    L’ouvrage est aussitôt adapté en français sous le titre L'auberge du Cheval-Blanc, et représenté au Théâtre Mogador en 1932.
    => L'opérette sera adaptée au cinéma en 1935 (réal. Carl Lamac).

Pendant ce temps, en 1930, la pièce de Müller Die blaue Küste (1914) est adaptée à Hollywood sous le titre Monte Carlo (Paramount, réal. Ernst Lubitsch).  [voir détail ci-dessous]

  • Le cinéma devenant parlant, le scénariste Hans Müller peut donner libre cours à son talent de dialoguiste. En 1930, il adapte sa propre comédie Der Tokaier (1925), sous le titre Liebling der Götter (UFA, 1930, réal. Hanns Schwarz, avec Emil Jannings et Renate Müller). C'est sa première collaboration avec le producteur Erich Pommer.

    Любимец богов (Liebling der Götter)

  • Liebeswalzer (prod. Erich Pommer, UFA, 1930 ; co-écrit avec Robert Liebmann, réal. Wilhelm Thiele). Avec Lilian Harvey.
    Version anglaise : The Love Waltz (UFA, 1930), également avec Lilian Harvey.


  • Voruntersuchung (prod. Erich Pommer, UFA, 1931, réal. Robert Siodmak), d'après une pièce de Max Alsberg & Ernst Hesse. Müller est co-scénariste avec Robert Liebmann (seul crédité) et Robert Siodmak. Le trio Siodmak-Liebmann-Müller s'essaye ici au registre du film noir. Le résultat est un polar berlinois élégant et riche en rebondissements.
    Version française : Autour d'une enquête (UFA, réal. Henri Chomette & Robert Siodmak).

  • Bomben auf Monte Carlo (prod. Erich Pommer, UFA, 1931, réal. Hanns Schwarz). Co-écrit avec Jenö Heltai et Franz Schulz, d'après un roman de Fritz Reck-Malleczewen.
    Version française :
    Le capitaine Craddock (UFA, 1931).
    Version anglaise :
    Monte Carlo Madness (UFA, 1932)

[voir détail ci-dessous]

  • Yorck (UFA, 1931, réal. Gustav Ucicky). Co-écrit avec Robert Liebmann et Arthur Pohl. 

En 1931, Ein Walzertraum fait l'objet d'une nouvelle adaptation cinématographique. Cette fois, c'est à Hollywood, sous le titre The Smiling Lieutenant (Paramount, réal. Ernst Lubitsch ; avec Maurice Chevalier et Claudette Colbert).

  • Morgen geht’s uns gut!, opérette avec une musique de Benatzky (Berlin 1932).
  • Stürme der Leidenschaft (prod. Erich Pommer, UFA, 1932, réal. Robert Siodmak). Co-écrit avec Robert Liebmann.
    Version française :
    Tumultes (UFA, 1932), avec Charles Boyer et Florelle.

     


  • Quick (prod. Erich Pommer, UFA, 1932, réal. Robert Siodmak), d 'après une pièce de Félix Gandéra. Avec Lilian Harvey (qui s'est ditinguée entre-temps dans Le congrès s'amuse d'Erik Charell en 1931) et Hans Albers.
    Version française : Quick (UFA, 1932)


  • Walzerkrieg (UFA, 1933, réal. Ludwig Berger). Co-écrit avec Robert Liebmann.
    Version française :
    La guerre des valses (UFA, 1933)

En 1932, l'antisémitisme ambiant commence à poser des problèmes. Malgré son nom qui passe inaperçu, Mülller rencontre de plus en plus de difficultés en Autriche et en Allemagne. Il achète un chalet au bord du lac de Thoune, à Einigen (canton de Berne), et il s'y installe avec son compagnon Nikolaus Schwarz (Miklos Schwarz, de citoyenneté hongroise).

En 1933, Müller se déclare de confession catholique romaine. Mais l'administration nazie n'est pas dupe : la UFA le met sur la liste des collaborateurs dont il serait opportun de se débarrasser dès que possible. La même procédure vise, entre autres, ses collègues Liebmann et Berger, ainsi que le producteur Erich Pommer.

  • Holde Aida…! (Berlin 1934).
  • Frischer Wind aus Kanada (1934), livret de comédie musicale, avec des paroles de Hans Fritz Beckmann et une musique de Herbert Walter (Berlin 1934)
    =>
    adapté aussitôt au cinéma : Frischer Wind aus Kanada (UFA, 1935)
    .
    Version française : Jonny, haute-couture (UFA, 1935).
    Ce sera sa dernière collaboration avec la UFA. La plupart de ses collègues sont déjà partis.

  • Dame Nr. 1, rechts, livret de comédie musicale (librement inspirée d'André Picard), avec des paroles de Rudolf Bertram et une musique de Werner Richard Heymann (Basel 1934) ; 

En 1935, Im weißen Rößl est porté à l'écran (réal. Carl Lamac).

  • Glück auf Himmelsruh (Berlin 1935) ; 
  • Paul und der Sündenfall, livret de comédie musicale avec des paroles de Hans Robert Bortfeldt et une musique d'Edmund von der Meden (Berlin 1936).
  • Der reichste Mann der Welt, livret d'opérette avec une musique de Ralph Benatzky (Berlin 1936).
  • Das stärkere Licht (4 actes, 1937)

En juin 1937, Müller se fait baptiser à Vienne, en la paroisse Saint-Étienne, selon le rite catholique romain.

  • Les trois valses (France, 1938, réal. Ludwig Berger). L'opérette d'Oscar Straus Drei Walzer a été créée en 1935 à Zurich. En avril 1937, une adaptation française est présentée (par Léopold Marchand et Albert Willemetz) aux Bouffes-Parisiens, avec Yvonne Printemps et Pierre Fresnay. Scénarisé par Léopold Marchand et Hans Müller, ce film de 1938 est réalisé dans la foulée, avec les mêmes interprètes. Ludwig Berger, fidèle compagnon d'infortune, aura accompagné toute la carrière cinématographique de Müller.

C'est la dernière fois qu'il participe personnellement à une production cinématographique. À partir de 1938, dans son village suisse, il adopte le nom de plume Hans Müller-Einigen et retourne à la littérature (notamment autobriographique) et au théâtre.

  • Geliebte Erde. Miniaturen von Unterwegs (Berne 1938). Écrits autobigraphiques. 
  • Eugenie (Vienne 1938 ; création en 1938/39 au Stadttheater Bern) ; 
  • Der Kampf ums Licht (Berne 1939 ; création en 1940 au Stadttheater de Bâle)
  • Kleiner Walzer in A-Moll (création en 1939 au Stadttheater de Berne) 
  • Das Glück, da zu sein. Berne 1940. Journal.

En 1940, la totalité des écrits de Hans Müller-Einigen est portée sur la liste noire du Troisième Reich.

  • Wenn Ehemänner tagen - Der Nachtigallenkongress (1944).
  • Schnupf - Geschichte einer Freundschaft (Berne 1944) ; Venusberg (nouvelle, 1944) ;
  • Jugend in Wien - Erinnerungen an die schönste Stadt Europas (roman, hommage à Stefan Zweig, Berne 1945), écrits autobiographiques ;
  • Reise einer Frau (Vienne, 1945) ; Die Menschen sind alle gleich, trois récits (Berne 1946).
  • Der Helfer Gottes (drame, Berne 1947 ; création en 1947 au Stadttheater de Berne)
  • Trilogie der Wandlung. Eine Gedichtfolge (1948). Poésie.

Picture Hans MüllerEn 1949, il obtient la citoyenneté suisse.

  • Das fliegende Trapez (2 actes, 1950) ;
  • Die Kaiserstadt (1950) ; 
  • Liebling der Grazien. Eine Komödie aus der Zeit, da man noch andere Sorgen hatte (Berne 1950 ; création en 1950 au Stadttheater de Berne).  
  • Katakombe. Storellini fiorentini, avec des illustrations de Fritz Traffelet (Berne 1950).
Hans Müller meurt à Einigen le 9 mars 1950, et Nikolaus Schwarz le 1er mai 1951.

Références :
  • Österreichisches Biographisches Lexikon 1815-1950, Bd. 6 (Lfg. 30, Vienne, 1975).
  • Theaterlexikon der Schweiz, éd. Chronos, Zurich, 2005, vol. 2.
  • Arthur Maibach, Hommage an Hans Müller Einigen. Ein Schriftsteller zwischen Wien, Hollywood und Einigen, éd. Novum, 2008.



Die blaue Küste

Le titre de cette pièce de 1914 évoque la "Côte d'Azur", paradis légendaire de l'aristocratie européenne de l'époque.
Monte Carlo (1930) film poster.jpg
En 1930, pour la Paramount, Ernst Lubitsch en fait une comédie musicale avec Jack Buchanan et Jeanette Mac Donald, sous le titre Monte Carlo.

Le quartier du casino créé à Monaco à la fin du XIXe siècle y sert de décor à une comédie romantique mondaine qui tourne autour du cloisonnement des classes sociales et de problèmes d'argent. Les dialogues et les paroles sont très spirituels, les acteurs irrésistibles et la mise en scène inventive.

L'intrigue est vaguement inspirée du roman de Booth Tarkington Monsieur Beaucaire (1900) qui, par ailleurs, a servi de base à l'opérette homonyme d'André Messager (représentée en Angleterre en 1919). Mais c'est une autre adaptation qui est présentée ici, un opéra imaginaire dont les quelques scènes composées expressément pour le film jouent un rôle déterminant dans le dénouement de l'histoire.

La trame est la suivante. La capricieuse comtesse Helene Mara s'enfuit du manoir de son fiancé, le Prince Otto von Liebenheim, quelques minutes avant leurs noces. Elle saute dans un train sans savoir où il va et se retrouve à Monte-Carlo, où elle perd sa fortune au casino en un instant. Le comte Rudolph Falliere s'éprend de cette mystérieuse inconnue. Il se fait passer pour un coiffeur afin de l'approcher, et tente laborieusement de la séduire (à cette occasion, le quiproquo autour du vrai et du faux coiffeur donne lieu à des scènes "crypto-gay" assez délirantes).

  

Après une scène d'ouverture hilarante où le comte un peu simplet, devant les invités, constate (sous la pluie) que sa fiancée a disparu, le film se passe à Monaco, notamment au casino de Monte-Carlo :

  

La fiancée s'enfuit à bord d'un train qui doit passer par Vienne avant de traverser les Alpes et la plaine du Pô. On présume donc que les noces avaient lieu quelque part dans une campagne de Moravie, dans une famille de la noblesse autrichienne. Le trajet dans les montagnes et sur le littoral offre quelques belles images...



... en chanson, bien sûr...

     

... à travers les régions agricoles d'Italie du Nord...

     

  

... jusqu'à la gare de Monte-Carlo :

  

Les machines ne cessent d'exercer leur pouvoir de fascination...
... dans un sens...

     

     

... comme dans l'autre...

     

... avec un symbolisme à la limite de l'obscène...

     

Film américain produit et réalisé par Ernst Lubitsch pour la Paramount, avec Jack Buchanan (Rudolph), Jeanette MacDonald (Helene), Claud Allister (Otto von Liebenheim)...

  


Bomben auf Monte-Carlo

Malgré la coïncidence géographique soulignée par le titre, le film Bomben auf Monte-Carlo de 1931 n'a rien à voir avec le Monte Carlo de 1930 évoqué ci-dessus.

  

Cette fois, il s'agit d'une adaptation d'un roman de Fritz Reck-Malleczewen (1884-1945), écrit pour la UFA par Hans Müller en collaboration avec Jenö Heltai et Franz Schulz. Le réalisateur est Hanns Schwarz, et les principaux interprètes sont les suivants : Hans Albers (le capitaine Craddock), Anna Sten (la reine Yola Ie du Pontenero), Heinz Rühmann (Peter, le premier officier), Rachel Devirys (Diana), Peter Lorre (le chef-ingénieur)...

     

Si l'action est censée se passer principalement à Monaco, l'ouverture offre une agréable surprise en restituant d'abord l'ambiance du littoral de la mer Ligure (rochers, pêcheurs...), mise en valeur par la chanson originale "Wenn der Wind weht über das Meer"  interprétée par les Comedian Harmonists. On peut s'en faire une idée en regardant le début de la vidéo plus bas.

     

     

Ensuite... le film est une grosse farce un peu molle. Acte I. Le capitaine Craddock et son équipage servent dans la marine royale du Pontenero, à bord du navire de guerre Persimon. Le Pontenero est un petit pays méditerranéen au bord de la faillite. Du coup, les marins sont désœuvrés et ne reçoivent pas leur salaire. Soudain, un télégramme du ministère de la Marine leur demande de se tenir prêts pour une mission au service de Sa Majesté Yola Ie : la reine arrive le lendemain à Livourne et elle compte embarquer pour s'adonner à une petite croisière en leur compagnie. La légèreté de ce projet n'amuse pas du tout le capitaine, qui décide de prendre les choses en main. Il fait lever l'ancre et met le cap sur Monte-Carlo.

     

Pendant ce temps, comme prévu, la reine est dans le train pour Livourne (en provenance du Pontenero et de Venise, d'où l'on peut conclure que le pays imaginaire se situe vaguement quelque part dans les Balkans).

     

À bord du train, elle reçoit un coup de fil de son ministre-président, qui l'informe de la réponse de Craddock. Elle demande donc au train de continuer jusqu'à Monte-Carlo. On a alors quelques jolies vues du port Hercule.

     

     

     

     

     

Acte II. Le capitaine fait mouiller au large de Monaco et, laissant l'équipage s'amuser à bord, il débarque avec son premier officier pour aller s'entretenir avec le consul du Pontenero, auquel ils réclament 100.000 francs, sous la menace de leur artillerie.

  

     

La reine, arrivée avant eux, assiste à la scène en cachette ; pour résoudre le problème, elle confie au consul son collier de perles, d'une valeur de 100.000 francs, ce qui lui permet de leur remettre la somme demandée.

     

Les deux marins vont d'abord au bal, pour s'amuser et tenter leur chance auprès des femmes. Incognito, la reine se maquille en demi-mondaine pour aborder le capitaine. Il se laisse séduire. Comme il est prêt à lui offrir n'importe quoi, elle réclame le collier de perles qu'elle aperçoit chez un bijoutier, "vendu par la reine du Pontenero".

     

Du coup, il n'ont quasiment plus d'argent, et ils vont au casino miser ce qu'il leur reste. Craddock a d'abord une chance folle, et il parvient à gagner une petite fortune. Au dernier moment, Yola s'empare de tout le paquet de billet en lance un pari exubérant ; évidemment, ils perdent tout, de façon spectaculaire.

     

     

Le capitaine se retourne contre la direction, et menace de bombarder le casino si on ne lui restitue pas les 400.000 francs perdus avant le lendemain matin.

     

     

     

  
Et c'est le clocher de Villefranche qui compte les heures avant le bombardement !

Acte III. Le lendemain matin, la tension est à son comble à Monaco.

     

     

Le Persimon arme ses canons.

     

La population panique...

  

... et s'enfuit (à Nice ?) :

  

  

La reine, toujours incognito, a passé la nuit à bord. Juste avant l’échéance de l'ultimatum, le directeur du casino vient confirmer qu'il refuse de céder au chantage.



La reine sort de sa cabine in extremis pour révéler son identité et faire cesser l'opération. Elle destitue le capitaine pour insubordination et le fait relever par le premier officier. Ça se termine un peu en vrac, avec le Persimon qui lève l'ancre, l'ex-capitaine qui extorque les 400.000 francs au directeur du casino et les remet à l'équipage avant de s'enfuir à bord d'un paquebot pour Honolulu, et la reine qui s'offre enfin sa fameuse croisière à bord du navire de guerre pour rentrer au Pontenero... ou plutôt pour suivre Craddock autour du monde...

     


    

Pour les curieux, le film est reproduit ici en version intégrale (mais mal proportionné) :




Conformément à l'usage de l'époque, la UFA tourne deux autres versions dans la foulée, en français puis en anglais. 


Le capitaine Craddock

La version francophone, co-réalisée par Hanns Schwarz et Max de Vaucorbeil, s'intitule Le capitaine Craddock (1931) ; avec Jean Murat dans le rôle éponyme, Käthe von Nagy (La reine Yola), Charles Redgie (Pierre, le premier officier), encore Rachel Devirys (Diane)...
Il paraît que c'est ce nom de "Capitaine Craddock" qui a inspiré à Hergé son personnage de "Capitaine Haddock" (en 1940).



  

En français, "Die Liebe der Matrosen" devient "Les gars de la marine" : interprétée par Jean Murat et par les Comedian Harmonists, la chanson sera très vite un tube.





  

L'impresario Max Glücksmann introduit même cette version francophone en Argentine :

     
La première des pubs ci-dessus n'est pas très claire. Il semblerait qu'Hotel Atlantic soit un film antérieur, non identifié, également produit par la UFA, en français, avec les deux mêmes vedettes. Quant à El Capitan Galante, aucun doute, c'est bien notre Capitaine Craddock.


Monte Carlo Madness

En anglais, le film s'appelle Monte Carlo Madness (1932).

Il est toujours réalisé par Hanns Schwarz, et Hans Albers joue toujours le capitaine (qui s'appelle Erickson, cette fois).

Les autres interprètes sont Sari Maritza (la reine Yola), le même Charles Redgie que dans la version francophone (Peter, le premier officier)... et toujours les Comedian Harmonists.
  
La jeune star Sari Maritza, née en 1910 de mère viennoise dans la colonie britannique de Tianjin, en Chine, n'a fait qu'une brève carrière au cinéma, entre 1930 et 1934, avec une douzaine de films en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Cette dernière version est plus obscure, il n'en reste apparemment pas grand-chose aujourd'hui, si ce n'est la chanson des Comedian Harmonists, "The Way with Every Sailor" :




Bomben auf Monte Carlo ~ Eddie läßt die Bombe platzen

En 1960, un remake est réalisé par la nouvelle UFA (société de production privée construite sur les vestige de l'ancienne UFA à Berlin-Ouest), avec Eddie Constantine dans le rôle du capitaine. Les scénaristes d'origine ne sont pas crédités, l'adaptation s'appuyant officiellement sur le roman de Reck-Malleczewen ; les références au film de 1931 sont pourtant très explicites, notamment par la réutilisation de la fameuse musique.

Notons la présence de quelques stars des années 1930-1940 comme Denise Grey et Albert Préjean.

Le réalisateur est Georg Jacoby, qui avait joui d'une grande popularité avec son épouse Marika Rökk dans les années 1936-1944, avant d'être interdit de cinéma au lendemain de la guerre.



     

Cette version se passe pendant le carnaval, ce qui apporte une touche "folklorique" intéressante, avec toute une séquence tournée à Nice :

           

     

     

     

     

     

Par rapport à la version des années 1930, cette adaptation s'inspire beaucoup, esthétiquement, du mariage princier de 1956 : le personnage de la "princesse Marina" rappelle fortement Grace Kelly.

     



     




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Écrit par SebK, le Samedi 2 Mai 2015, 19:10 dans la rubrique "Nice".


— Nice et les Alpes maritimes dans le cinéma des années 1930 —
     

Erna Sack, célèbre "rossignol" de l'époque, joue le rôle de Maria Castoldi, une jeune soprano qui rêve de monter sur scène. Paul Kemp est à mourir de rire dans le rôle de Rudi Hofer, un agent maladroit qui rêve de percer dans le monde du spectacle. Et puis il y a le comte Ulrich von Traunstein, qui vient de se faire plumer et quitter par une femme fatale, et qui rêve de se renflouer.

Là-dessus, voici qu'un célèbre ténor tombe malade à la veille d'un grand concert qu'il devait donner à Nice. Le domestique François, qui passait par là au bon moment, fait circuler discrètement les informations utiles. Du coup, l'agent malicieux invente un plan légèrement saugrenu : il persuade le comte de feindre un suicide en laissant une lettre prétendant qu'il est amoureux de la diva mais qu'elle ne l'aime pas ; et il suggère à l'impresario de remplacer le ténor par la Castoldi.

Les scènes de "Côte d'Azur" sont censées se dérouler à Nice. C'est là que sont filmés les paysages, en particulier les vues de la baie des Anges avec la Jetée-Promenade.

  

  

  

  

Bingo : la nouvelle du suicide fait immédiatement la une de tous les journaux, la Castoldi qui n'avait jamais mis les pieds sur une scène devient la célébrité incontournable de la saison, et le concert est joué à guichets fermés : la jeune chanteuse (qui n'est pas au courant de la machination) passe instantanément de l'anonymat à la gloire, l'agent s'en met plein les poches, et le comte se refait un capital et mène une nouvelle vie (à Paris, où il rencontre l'adorable Lisette, par la même occasion).


Le quotidien niçois qui rapport l'affaire est l'authentique Éclaireur de Nice et du Sud-Est. À cette époque (août-septembre 1936), L'Éclaireur relate la fin des Jeux Olympiques de Berlin, la guerre civile espagnole et la progression d'Hitler. À la une de ce numéro (qui ressemble à celui du 28 août), on apprend que Hjalmar Schacht, ministre du Reich à l’Économie en visite officielle en France, va quitter Paris en avion, et que l'attaché militaire soviétique à Londres vient d'être arrêté à Moscou.

Pour figurer le "Nouveau Casino" où est donné le fameux concert (et où le comte se fait plumer), c'est l'Opéra de Monte-Carlo qui est utilisé. Par contre, je ne sais pas où sont prises les vues intérieures de la salle.

     

  

     

Bientôt, la femme fatale découvre que le comte est toujours vivant, et l'imposture ne tarde pas à éclater au grand jour...

La situation s'inverse : la carrière de la Castoldi est ruinée dès sa première tournée, celle de l'agent aussi, et le comte est déshonoré. Quand Traunstein se rend compte que le complot s'est réalisé à l'insu de la cantatrice, il regrette d'avoir participé à cette imposture et promet de se racheter (avant de faire, cette fois, une véritable tentative de suicide).

Au marché aux fleurs, Traunstein commande un wagon entier de "Blumen aus Nizza" pour les faire livrer à Maria Castoldi, à Paris ! C'est bien le marché aux fleurs de Nice, et on peut même y acheter de la pissaladière :

     

Les déplacements des personnages et l'acheminement des fleurs donnent lieu à de belles images de chemins de fer sur la ligne Paris-Nice, donc notamment sur le littoral des Alpes maritimes.

     

     

     

     

    

        

  


     


     

Film autrichien réalisé par Augusto Genina pour la compagnie Gloria ; avec Erna Sack (Castoldi), Friedl Czepa (Lisette), Karl Schönböck (Traunstein), Paul Kemp (Rudi Hofer)...
Les scènes en studio sont tournées à Vienne.
Première à Vienne en septembre 1936 ; première américaine le 31 mars 1939 (sous le titre Flowers from Nice).



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Écrit par SebK, le Vendredi 1 Mai 2015, 13:14 dans la rubrique "Nice".


— un sculpteur saxon oublié —

Gotha

File:Ernst I of Saxe-Coburg-Gotha.jpgGustav Broßmann est né le 12 avril 1830 à Gotha. Depuis la fusion des duchés de Saxe-Cobourg et de Saxe-Gotha en 1826, le "Duché de Saxe-Cobourg et Gotha" [drapeau ci-contre] est un État membre de la Confédération germanique (dont la capitale est Francfort-sur-le-Main).

Par sa mère, Gustav est le petit-fils de Johann Christoph Kühner, peintre, conseiller et professeur à la cour d'Ernest Ier [duc de Saxe-Cobourg et Gotha, portrait ci-contre]. L'homme de lettres Raphael Kühner et le peintre Friedrich Kühner sont ses oncles. Quant à son père, Carl Broßmann, il est fonctionnaire à la cour ducale.

C'est le grand-père Johann Christoph qui encourage Gustav à s'engager dans la voie des beaux-arts : dès 1846, il place son petit-fils en apprentissage dans un atelier de sculpture, tout en lui enseignant les bases du dessin.


Dresde

En octobre 1851, âgé de 21 ans, Broßmann est admis à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Dresde. C'est un collègue de son grand-père, le sculpteur Christian Rauch (1777-1857), qui l'a orienté vers les cours d'Ernst Rietschel (1804-1861).

File:Friedrich August II of Saxony.jpgDresde est la capitale du Royaume de Saxe, également membre de la Confédération germanique [blason et drapeaux ci-contre]. Depuis le règne d'Auguste le Fort au début du XVIIIe s., la ville est un centre incontournable des beaux-arts en Europe. Le roi Frédéric-Auguste II [portrait ci-contre] a un peu assoupli le régime, et il est remonté sur le trône après une brève insurrection en 1849. Son frère Jean Ier [portrait ci-contre] va lui succéder en 1854.

En 1853, Gustav est apprenti dans l'atelier d'Ernst Julius Hähnels (1811-1891). En 1854, il réalise le modèle d'une Sainte Élisabeth. Le culte d'Élisabeth de Hongrie (XIIIe siècle, canonisée dès 1235) était assez répandu en Europe centrale, notamment en Thuringe. À Dresde, par exemple, elle est représentée sur la fontaine du choléra (conçue par Gottfried Semper dans les années 1840). La statue de Broßmann sera exécutée en 1859 pour le prince Othon de Bavière, devenu roi de Grèce en 1835 sous le nom d'Othon Ier.

À l'Académie, l'élève Broßmann reçoit un prix pour un médaillon en or représentant Samson et Dalila (Simson und Delila, 1857).



À cette époque (1859), il aurait sculpté aussi un Christ grandeur nature pour le cimetière de la Trinité (Trinitatisfriedhof). Peut-être s'agit-il de l'un de ces deux-ci :

  

  
Le cimetière de la Trinité, dans les années 1820 par Caspar David Friedrich (le peintre y repose depuis 1840) et aujourd'hui.
Dans le même style, le cimetière de la Trinité contient quelques autres figures de saints ou d'anges :
  



En 1860-1861, Broßmann bénéficie d'un séjour de fin d'études en Italie (avec le soutien du second fils d'Ernest Ier, Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, qui est alors prince consort du Royaume-Uni depuis qu'il a épousé la reine Victoria), notamment à Rome, étape obligée de tout adepte des beaux-arts.

À son retour à Dresde, en 1862, Broßmann fonde son atelier au n° 8 de la Freiberger Platz.


Sur ce plan anachronique de 1911, le n° 8 est indiqué en bleu.
Tous les immeubles bordant la place ont été démolis suite aux bombardements de 1945. Seule l'église Ste-Anne a été rétablie (en 1950).

  
Le moulin (n° 4) et un bout du n° 6, avec les voies de tram traversant la place vers le nord-ouest. La maison d'angle verdâtre est à gauche du n° 10.

     
Les façades nord, la moitié nord-ouest et les façades sud-ouest.

  
De l'autre côté, en direction de l'église Ste-Anne. Le n° 8 est situé sur la rangée de gauche, au fond.


La première grande œuvre de commande honorée par Broßmann est apparemment une allégorie de la Bohême (Bohemia) destinée à trôner sur la Gare de Bohême (Böhmischer Bahnhof), terminus de la voie ferrée en provenance de Prague.
Le projet de la ligne Dresde-Prague remonte à un accord signé entre la Saxe et l'Autriche en 1842. Un premier bâtiment, provisoire, fut inauguré en août 1848 ; à partir d'avril 1852, les trains atteignirent Bodenbach (aujourd'hui Děčín), d'où il était possible de continuer en direction de Prague et Vienne. Une halle plus importante fut alors ouverte pour accueillir un nombre croissant de voyageurs. C'est de cette époque que datent notamment la "Prager Straße" (reliant la vieille ville à la gare de Bohême), et la "Wiener Straße".
En 1852, la construction du pont Marienbrücke allait permettre d'envisager une liaison avec les gares de Leipzig et de Silésie (Leipziger Bahnhof et Schlesischer Bahnhof, auj. Dresden-Neustadt), sur la rive droite. Succédant à son frère Frédéric-Auguste II en 1854, le roi Jean Ier encourage le développement du chemin de fer et du commerce. Il décide de faire reconstruire encore une fois la gare des "chemins de fer de Saxe et Bohême". La nouvelle Gare de Bohême voit le jour en 1861-1864 (architectes : Karl Moritz Haenel et Carl Adolph Canzler). C'est ce nouveau bâtiment qui est orné d'une Bohemia de Broßmann. En 1892, la gare de Bohême sera démolie une dernière fois, pour céder la place à l'actuelle Gare Centrale (Hauptbahnhof).
  

La nouvelle gare de Bohême construite dans les années 1860 (source : Wikipedia).

  
Détail des statues sur l'entrée principale. S'agit-il des mêmes statues qu'on retrouve à droite sur le bâtiment Est de la nouvelle gare principale (avec la 2e Guerre mondiale) ? En tout cas, après les bombardements de 1945, il n'en reste rien.



En 1865, Broßmann signe un ange éploré sur une tombe du Trinitatisfriedhof, en collaboration avec son collègue Gustav Adolph Kietz :

  

  


En 1865, il réalise aussi un relief représentant Un centaure et une nymphe ou un Combat de centaures (Kentaur und Nymphe ~ Kentaurenkampf), à partir d'une esquisse élaborée à Rome.





La gravure ci-dessus, publiée en 1867, illustre le développement urbain de la ville de Dresde. On reconnaît notamment, au centre, la gare de Bohême. Au-dessous, la fontaine est un nouvel aménagement de la Räcknitzplatz (future Moltkeplatz). En 1866, Broßmann crée un groupe en bronze représentant une nymphe et un triton pour compléter cette installation, qui devient donc une Nymphenbrunnen.

  

Suite au bombardement de 1945, il ne reste que la vasque, réutilisée plus tard dans la ville saxonne de Neustadt :

  



En 1867, la Saxe est intégrée à la "Confédération de l'Allemagne du Nord" (Norddeutscher Bund), créée à l'initiative du comte Otto von Bismarck, ministre-président et ministre des affaires étrangères du Royaume de Prusse. Berlin est la capitale ; Bismarck est le chancelier fédéral.


Dans la carrière de Broßmann, on trouve ensuite la mention d'un portrait en relief de Johann Joachim Winckelmann dans l'escalier de la Bibliothèque Royale (Palais Japonais). L’œuvre aura probablement été réalisée en 1868, à l'occasion du centenaire de la mort du grand théoricien. Originaire de Saxe-Anhalt, c'est à Dresde que Winckelmann (1717-1768) se consacra à son étude des beaux-arts à partir de 1748, grâce aux collections royales et au mécénat d'Auguste III, avant de partir pour l'Italie. Au fur et à mesure que grandissaient les collections des princes-électeurs de Saxe, la Bibliothèque a dû quitter le Château de la Résidence (Residenzschloss) en 1728, pour être transférée d'abord au Zwinger, puis dans le Palais Japonais, sur la rive droite, en 1786. Détruit en 1945, le bâtiment a été reconstruit en 1953.


Deux reliefs en marbre sont attestés en 1868 et 1869 : Psyche, den Amor bekränzend et Der verwundete Amor, der Venus sein Leid klagend (d'après Anacréon).


Der verwundete Amor, der Venus sein Leid klagend, relief en marbre blanc (55,2 x 68,4 x 10,5 cm).



La guerre de 1870 aboutit à la victoire de l'Allemagne contre la France de Napoléon III. Le roi de Prusse Guillaume Ier est proclamé Empereur à Versailles le 18 janvier 1871, la Confédération de l'Allemagne du Nord devenant Empire allemand (Deutsches Kaiserreich) – ou Deuxième Empire germanique (Zweites Deutsches Reich), par référence au Saint-Empire dissous en 1806. Bismarck devient alors chancelier impérial (et prince).

À cette occasion, dans le cadre d'un concours lancé par la Fondation Hermann (Hermannstiftung) de Dresde, Broßmann réalise un bouclier "Germania" (Germaniaschild), sur lequel figure une représentation symbolique de l'unité de l'Allemagne. Ce travail lui vaut le premier prix. Il est (ou fut ?) conservé à la Dresdner Skulpturensammlung.


En 1873, le roi Albert [portrait ci-contre] succède à son père sur le trône de Saxe.


Quelques œuvres de Broßmann dans les années 1870 :

1874 : Une Mise au tombeau (Grablegung Christi), relief en marbre de Carrare, d'après une esquisse de F. Schwenks, pour la nouvelle église de Hartha (près de Wadheim). Suite à une visite du roi Jean en 1861, l'église du village venait d'être reconstruite en 1868 et consacrée en 1870.


1875 : Das Volkslied (en possession de la reine d'Angleterre).


1877 : une Jeune fille au lézard (Mädchen mit Eidechse), en bronze.



En septembre 1869, le Théâtre Royal a été totalement détruit par un incendie. C'était un vaste édifice conçu sous le règne de Frédéric-Auguste II par Gottfried Semper et inauguré en avril 1841 (en remplacement du bâtiment construit à peu près au même endroit en 1763 sur les plans de l'architecte Pietro Mortetti, lui-même faisant suite au Théâtre de Cour créé par Auguste le Fort au sein du Zwinger en 1719). On y avait joué les déjà classiques Weber et Goethe, mais aussi, dans les années 1840, les premiers opéras du jeune Richard Wagner (qui en était le maître de chapelle jusqu'à la révolution de 1849) : Rienzi, Le vaisseau fantôme et Tannhäuser.
Semper se penche alors sur de nouveaux plan, et son fils Manfred supervise la reconstruction de l'Opéra entre 1871 et 1878. Cette fois, il s'agit de l'actuel Semperoper [ci-contre, photo de la fin du XIXe siècle].
Sur les côtés, les corniches sont ornées de statues de grès représentant des personnages célèbres. En 1877, Broßmann participe avec un ensemble shakespearien : Macbeth et la Sorcière (Macbeth und die Hexe).
Suite au bombardement de 1945, il ne restait plus que quelques murs. Après de longues décennies d'études de faisabilité, la reconstruction a été entreprise en 1977. Finalement, le Semperoper a pu rouvrir ses portes le 13 février 1985, jour du 40e anniversaire du bombardement.


(source : Wikipedia)



Broßmann fait partie des sculpteurs (parmi lesquels Gustav Adolph Kietz) qui produisent des statues pour l'église St-Jean (Johanneskirche) de Dresde, construite entre 1874 et 1878 selon les plans de Gotthilf Ludwig Möckel (au croisement des Güntzstraße et Pillnitzer Straße, dans le quartier Pirnaische Vorstadt, à l'emplacement de l'actuel gymnase St-Benno). Apparemment, il n'en reste rien.

  
La Johanneskirche avant et après le bombardement de 1945. Finalement, le clocher a été démoli en 1954.



De la même époque, voici une statuette en bronze de 38 cm, datée de 1878, représentant un amour ailé avec arc, flèches et carquois.
 
     
L’œuvre est issue de la fonderie de Christian Albert Bierling. Créée en 1848, la maison Bierling s'était d'abord spécialisée dans les pièces d'artillerie pour l'armée royale saxonne. Suite à une réforme de l'armée en 1866, l'entreprise s'est reconvertie dans la fonte d’œuvres d'art et de cloches. Parmi les monuments encore visibles à Dresde, on peut citer la fontaine du Voleur d'Oies dans la vieille ville (Gänsediebbrunnen, 1880), la statue équestre du roi Jean devant le Semperoper (1889), et les deux grandes fontaines de l'Albertplatz (1894).


File:ErnstIIofSCG.jpgPendant ce temps, à Cobourg et Gotha, le duc Ernest II a succédé à son père en 1844. Les Wettin de Saxe et Gotha, eux aussi, voient leurs collections augmenter (bibliothèque, collection numismatique, histoire naturelle, beaux-arts...), au point qu'elles ne rentrent plus dans le château de Friedenstein. Ernest II décide donc de faire construire un Musée séparé en 1863, destiné à être ouvert au public. Les travaux commencent en juin 1864, sous la direction de l'architecte d'origine viennoise Franz von Neumann (1815-1888), au sud du Château de Friedenstein. En raison d'une dérive financière, la construction doit être interrompue, et le bâtiment n'est achevé qu'en avril 1879. L'établissement présente les collections des ducs de Saxe-Gotha : antiquités égyptiennes et gréco-romaines, peinture de la Renaissance, art asiatique, sculpture, etc. Sur la façade principale (du côté du Château), de part et d'autre de l'entrée, deux grandes statues allégoriques en grès sont commandées à Broßmann, natif de Gotha : l'Architecture et l'Histoire.

     
(images : Herzogliches Museum Gotha et Wikipedia)



En 1881, à l'Exposition de l'Académie royale des Arts à Berlin, Broßman présente une Petite violoniste (Die kleine Violinspielerin), groupe en bronze. Il est alors domicilié au 10b de la Schweizerstraße (Dresde).

1885 : statues du Christ et de saint Jean-Baptiste, en grès, pour l'église de Schwarzbach près de Rochlitz.



Entre les années 1887 et 1894, l'Académie des Beaux-Arts (Kunstakademie)
se fait construire un nouveau bâtiment, conçu par l'architecte Constantin Lipsius, sur la Brühlsche Terrasse, au bord de l'Elbe. La façade est ornée d'une multitude de reliefs de grès, en partie dorés, sur des thèmes de la culture européenne, de la mythologie grecque aux grands artistes du XIXe siècle. On y trouve notamment le motif ci-dessous, représentant le Zèle et le Doute (Eifer & Zweifel), œuvre de Broßmann :



Sur le même bâtiment, le Thieme-Becker attribue aussi à Broßmann les médaillons des trois tragiques grecs : Eschyle, Sophocle et Euripide. Mais selon Wikipedia, ces reliefs seraient de Robert Ockelmann (1849-1915).

     

En 1888, Gustav Broßmann est élevé au rang de professeur à la Kunstakademie.



En 1891, à l'Exposition internationale de l'Union des artistes berlinois (Internationale Kunst-Ausstellung veranstaltet vom Verein Berliner Künstler), Broßmann présente encore deux œuvres :
  • la statue "Oda", ein deutsches Märchen
  • un ensemble de 2 médaillons : Venus ertheilt dem Amor bei Ueberreichung von Pfeil und Bogen die nothigen guten Lehren et Amor die letzteren schnell vergessend, tödtet ein Vögelchen, und klagt nun reuig der Mutter sein Leid
    [voir aussi : Illustrirter Katalog der Akademische Kunst- Ausstellung zu Dresden 1894 p.57, n°677-678].


Broßmann meurt le 8 août 1897, âgé de 67 ans, à l'hôpital municipal (Städtisches Siechenhaus). Il s'agit vraisemblablement de l'hôpital connu depuis 1930 comme Stadtkrankenhaus Löbtauer Straße, situé depuis 1888 aux numéros 31-33 de la rue en question (et gravement endommagé en 1945) :

  


Broßmann est inhumé à l'Äußere Friedrichstädter Friedhof (appelé ensuite Äußere Matthäusfriedhof, créé en 1851, fermé en 1983).



Sur la carte de Dresde reproduite ci-dessus (1911), les lieux mentionnés sur cette page en rapport avec Gustav Broßmann sont indiqués en bleu : dans l'ordre chronologique,
le cimetière de la Trinité (Trinitatisfriedhof), l'atelier de la Freiberger Platz, les gares (de Leipzig et de Silésie sur la rive droite, de Bohême sur la rive gauche), la Moltkeplatz, le Palais Japonais, le Semperoper, l'église St-Jean (Johanneskirche), l'Académie des Beaux-Arts (Kunstakademie), le complexe hospitalier et le cimetière.

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Écrit par SebK, le Mercredi 29 Avril 2015, 18:10 dans la rubrique "Saxe".


— l'ancien comté de Nice —

Les Alpes maritimes de l'embouchure du Var à Monaco.

Sur le littoral, le pays niçois présente deux particularités historiques : la première est son union aux États de Savoie dès le XIVe siècle (de sorte qu'il n'a jamais été assujetti à Gênes) ; l'autre est sa cession à la France en 1860 (de sorte qu'il n'a jamais été intégré au Royaume d'Italie).  

Vallée du Var

     
Haute vallée du Var.
  

        
Puget-Théniers et Touët.

  
Le lit du Var au niveau de Villars.

  
Villars.

  
L'embouchure du Var, entre Nice et la Provence.

Vallée de la Tinée

  
Le vallon des Millefonts. - Le vallon de Mollières vu du col du Barn (2452 m).

   
Saint-Dalmas (Valdeblore).

     
Rimplas.

     
Ilonse.

Vallée de la Vésubie


Entre la Vésubie et la Roya, le mont Capelet et la cime du Diable (2685 m), vus de Camp d'Argent. Ces sommets se trouvent à 30 km du littoral.

     
Boréon, Madone de Fenestre.

   


     
Venanson, avec sa chapelle Saint-Sébastien (XVe s.) et sa mairie.


Saint-Martin.

Vallées du Paillon

  
L'Escarène.

     
Berre et Contes.

     
Châteauneuf, village abandonné au XVIIIe siècle.

        
Tourrette, avec son château féodal du XIIe siècle et l'église Sainte-Rosalie (XII-XVIIIe s.).

  
La Trinité : l'église paroissiale de la Très-Sainte-Trinité, reconstruite sous la Restauration sarde (années 1840) par l'architecte niçois Joseph Vernier, sur le modèle de la Gran Madre di Dio de Turin.
À droite, le sanctuaire Notre-Dame de Laghet (XVIIe s.), lieu de pèlerinage réputé dans les États de Savoie jusqu'au milieu du XIXe siècle.


  
La ville de Nice au pied de la vallée du Paillon. - Le fort savoisien de Montalban (XVIe s., sous Emmanuel-Philibert), sur le mont Boron, était destiné à défendre Nice et Villefranche à l'entrée de la route de Turin.

Nice

  
La ville de Nice, vue des montagnes et de la mer.




     
Le Château avant et après sa démolition par Louis XIV en 1706.
  



     
L'abbaye de Saint-Pons (VIII-XVIIIe s.), sur l'emplacement présumé de la première sépulture du martyr, décapité à Cimiez vers 257.

     
Le monastère de Cimiez (IX-XVe s.), sur le site de l'ancienne ville romaine.

  
L'ancien Hôtel de Ville (XVIe s.).

   
L'ancien Sénat et la loge communale.



  
Le palais Lascaris (XVIIe s.).

     
La cathédrale Sainte-Réparate (XVIIe s.).

  
À gauche, l'église de l'Annonciation (ou chapelle Sainte-Rita, ancienne église paroissiale St-Jacques, XVIIe s.). Dans l'abside, une Annonciation du peintre russe K.A. Chevelkine (portraitiste du tsar Alexandre Ier), tableau offert par le Tsar à Alexandre Michaud, qui en fit don à sa paroisse pour participer à l'effort de reconstruction consécutif à un incendie. Le cœur placé au-dessus du tableau a été commandé spécialement par Michaud. Suite à cet événement, l'église changea de titulaire et fut appelée "église de l'Annonciation".
À droite, la chapelle de la Miséricorde (ou Saint-Gaëtan, XVIIIe s., confrérie des pénitents noirs).


La Tour de l'Horloge (1718) et la caserne Rusca (1780).


     
L'ancien palais des ducs de Savoie et rois de Sardaigne (1550, remanié et agrandi plusieurs fois jusqu'au XIXe s.), aujourd'hui siège de la Préfecture des Alpes-Maritimes.

   
La ville de Nice vue de la colline du Château. - La porte Charles-Félix et la tour Bellanda. 


 
La porte Victor n'existe plus (il ne reste que son attique, ci-dessus), mais elle marquait l'entrée de la ville sur la route de Turin.

  
La Croix de Marbre (1568) commémore le Congrès de 1538, organisé à Nice par le pape Paul III pour trouver un accord de paix entre l'empereur Charles Quint (auquel les États de Savoie étaient subordonnés) et François Ier. À droite, la colonne à Pie VII a été érigée sous Charles-Félix (1823) pour commémorer les passages du pape à Nice en 1809 et 1814 (lors de son exil pendant l'occupation des États pontificaux par Napoléon). Les deux monuments se font face, de part et d'autre de l'ancienne route de France.

Le roi Charles-Félix a laissé de nombreuses traces à Nice, où il a séjourné à deux reprises en compagnie de la reine Marie-Christine. Sa statue dans le port Lympia (1829) commémore sa promesse de rétablir les franchises dont les ports de Nice bénéficiaient depuis 1612 et qui avaient été suspendues sous l'occupation française de 1792-1814.

  
Vestiges du monument érigé par les Juifs de Nice en l'honneur du roi Charles-Félix en 1827 pour rappeler les engagements pris par la Maison de Savoie afin de protéger leur communauté.


La chapelle de la Très-Sainte-Trinité et du Saint-Suaire (XIXe s.), confrérie des pénitents rouges (fondée en 1620), rappelle que le Saint-Suaire, qui appartenait aux ducs de Savoie depuis le XVe siècle, a été conservé à Nice pendant quelques années à partir de 1537 (avant d'être définitivement transféré à la nouvelle capitale, Turin, au XVIe siècle).

     
L'église du Vœu (Notre-Dame-des-Grâces), typique de la Restauration sarde.


  
La place Masséna et les portici de l'Avenue.

  
Le quartier du port Lympia, réaménagé au XIXe siècle, présente également une architecture très turinoise, avec l'église Notre-Dame-du-Port au centre de la perspective (1840-1853).
  
D'un côté, l'Inscription maritime et la Douane ; de l'autre, le bagne.

Un peu plus ancienne (années 1780), la place Garibaldi, au débouché de la route de Turin, fut le premier aménagement urbain niçois d'inspiration turinoise. Elle s'appelait alors "place Victor", du nom du roi Victor-Amédée III, qui venait de moderniser la route royale Nice-Turin. La place avait alors pour vocation de constituer la "façade" de la ville lorsqu'on arrivait de la capitale et qu'on entrait par la porte Victor (mentionnée plus haut). Au fond de la perspective, la chapelle du Saint-Sépulcre (confrérie des pénitents bleus) soulignait la symétrie de l'ensemble.
     
En 1870, la place a pris le nom de Garibaldi, dont Nice était la ville de naissance et de cœur. Le monument ci-dessus, dont l'érection a été décidée par le conseil municipal le jour où l'on apprit son décès, a été inauguré en 1891. Il est l’œuvre des sculpteurs Antoine Étex et Gustave Deloye. Le "héros des deux mondes" y est représenté debout, face à Turin.
    
La maison natale de Garibaldi a été démolie au cours du XIXe siècle dans le cadre de l'aménagement du port Lympia, mais des plaques commémorent le lieu.
    
La mère de Garibaldi, Rosa Raimondi, était née à Loano, enclave savoisienne en pays génois ; elle est enterrée au cimetière du Château. Sur sa tombe, une plaque a été ajoutée en l'honneur du général.
Dans le même cimetière, une autre plaque rappelle qu'Anita y a reposé à partir de 1859 (après dix ans dans une sépulture provisoire sur le lieu de son décès, du côté de Ravenne). En 1932, année du cinquantième anniversaire de la mort de Giuseppe, sa dépouille a été à nouveau exhumée, à la demande du gouvernement italien, pour être transférée à Rome sur le Janicule, sous le monument qui lui est dédié.

  
L'église paroissiale Notre-Dame-Auxiliatrice (1933), bâtie par la congrégation des Salésiens, l'ordre fondé par Don Bosco à Turin en 1859. Originaire de Castelnuovo d'Asti, Don Bosco avait suivi le modèle du Savoisien saint François de Sales et s'était consacré à l'éducation des enfants défavorisés à l'époque de la Restauration sarde et du Risorgimento. Il fut canonisé par Pie XI en 1934, sous le nom de "saint Jean Bosco".

  
L'église Sainte-Jeanne-d'Arc (1933).

     
L'aristocratie de Russie fréquentant assidûment le littoral des États-Sardes depuis la Restauration, une première église russe fut construite à Nice en 1859, dans l'actuelle rue Longchamp. En l'honneur de la famille impériale, elle est dédiée à saint Nicolas et à sainte Alexandra. La cathédrale Saint-Nicolas, quant à elle, date du début du XXe siècle.


Monument à la reine Victoria (1912) devant l'hôtel Regina, sur la colline de Cimiez, où elle passa plusieurs hivers.

    
Le Majestic (1908) et le Negresco (1913), bâtiments emblématiques du tourisme de luxe au début du XXe siècle.

     
La période Art déco : Palais de la Méditerranée (1929) et Gloria Mansions (1934).


     
L'époque française est marquée par l'explosion démographique, le développement du tourisme de masse, l'extension urbaine, et l'érection de nouveaux monuments : ci-dessus, la statue du maréchal Masséna (1869) et le "monument du centenaire" (commandé en 1892), commémorant l'occupation de 1792-1814 ; une statue de Paul Déroulède (1920), chef de file des nationalistes français "revanchards" ;
  
  
... le monument aux morts (1928) et une Fontaine du Soleil (conçue dans les années 1930, inaugurée en 1956), oeuvres d'Alfred Janniot ;

     
... des monuments aux martyrs de l'Algérie française et et à la gloire de l'OAS (1973) ; aux maréchaux de France héros de la Deuxième guerre mondiale (1983) ; "aux Français d'Afrique du Nord de toutes confessions" (2012)...


  
Un olivier millénaire sur la colline d'Estienne d'Orves.
À droite : la colline du Château, le port Lympia, le cap de Nice ; le mont Boron sépare Nice de Villefranche.

Villefranche

  
La rade de Villefranche ; les forts Montalban et Saint-Elme (XVIe siècle, sous Emmanuel-Philibert). Villefranche fut le principal port des États de Savoie à partir du XIVe siècle (et le siège de la Marine Royale au XVIIIe), jusqu'à l'annexion de Gênes en 1815.
De nombreuses galères et autres navires y furent construits et armés pendant quatre siècles. C'est de là que partirent des galères pour les batailles en Méditerranée, notamment celle de Lépante en 1571.
Suite à la guerre de Crimée (1856), Victor-Emmanuel II permet à la Marine impériale russe d'y disposer d'une base, qui deviendra un laboratoire de recherche franco-russe de 1885 à 1917.
De 1945 à 1966, la rade est occupée par la US Navy.

  

 Le fort Saint-Elme et la vieille ville (avec l'église paroissiale) vus du fort de Montalban.


   
La rade de Villefranche et le cap Ferrat (avec le petit cap Saint-Hospice).
 

Beaulieu

     


Villa Kérylos (années 1900), construite à l'initiative de Théodore Reinach, à la manière de la Grèce antique.

Eze

     
Le cap Ferrat et Eze vus du fort de la Revere. 

  

  
L'église Notre-Dame de l'Assomption, construite au XVIIIe siècle à l'initiative du roi Charles-Emmanuel III, sur l'emplacement d'une ancienne église vétuste.

La Turbie


La Turbie, avec le Trophée d'Auguste (fin du Ier siècle avant JC), commémorant la conquête des Alpes par Octave Auguste. Démoli à la demande de Louis XIV lors du siège de 1705, le monument a été restauré dans les années 1930.

  

Au pied de La Turbie se trouve la commune du Cap-d'Ail, qui jouxte la principauté de Monaco.

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Écrit par SebK, le Jeudi 19 Mars 2015, 11:26 dans la rubrique "Nice".


— la principauté de Monaco —
À l'est du littoral niçois se trouve la principauté de Monaco. Son histoire est liée à celle des États de Gênes, dont était originaire la famille Grimaldi, fondatrice de la seigneurie de Monaco en 1297. Menton et Roquebrune y sont rattachés au XIVe siècle, et le tout formera une principauté à partir de 1633. Annexé à la France en 1793, le territoire est restauré en 1815 : la République de Gênes étant dissoute, il se trouve enclavé dans les États-Sardes, dont il constitue alors un protectorat. Suite à l'annexion du Comté de Nice à la France, Menton et Roquebrune rejoignent l'Empire à leur tour, réduisant la Principauté à un territoire de moins de 2 km². Monaco est une monarchie constitutionnelle depuis 1911.


La principauté de Monaco entre 1815 et 1860, enclavée dans les États-Sardes.

   

À gauche, Monaco et Monte Carlo, vestiges de l'ancienne principauté ; à droite, Menton et le cap Martin, annexés à la France en 1861. 


La Principauté de Monaco.

  

Monaco

La ville de Monaco est construite sur le Rocher.

  
Le Rocher vu de la mer et de La Turbie. On distingue le Musée océanographique face à la mer.

     
Les fortifications et le Palais princier (fort génois de la fin du XIIe s., devenu la demeure des Grimaldi).


  
La cathédrale Notre-Dame-Immaculée (1875). À droite, le Palais de Justice (1924).



  
Le Musée océanographique (1910), construit à l'initiative d'Albert Ier. Explorateur (notamment dans le Svalbard), il avait fondé en 1889 l'Institut océanographique de Monaco. Peu après le musée, le prince a créé une "Fondation Albert-Ier" (1911), dont le siège est à Paris (rue Saint-Jacques, aujourd'hui "Institut océanographique de Paris" ou "Maison des Océans").
  

La Condamine

  
Le jardin exotique, dans le quartier des Révoires, réalisé dans les années 1930 à la demande de Louis II.

Monte-Carlo

Le quartier de Monte-Carlo tient son nom du prince Charles III, sous le règne duquel fut inauguré un premier casino, à cet emplacement, en 1863.

  
Monte Carlo vu de La Turbie et de Monaco.

  
L'Opéra-Casino actuel, conçu par Charles Garnier, fut inauguré en 1879. À droite, le Café de Paris (1868, remanié plusieurs fois jusqu'à 1988).

Roquebrune

     
Construit par les comtes de Vintimille au Xe siècle, à des fins défensives, le château de Roquebrune a été occupé ensuite par les seigneurs successifs : comtes de Provence, Génois, puis princes de Monaco.

     

  
Olivier millénaire.


Monument célébrant le cinquantième anniversaire de la victoire des Alliés en 1945 : "La France triomphante" (1995).

Menton


Menton et le cap Saint-Martin.

  
Bastion construit par les princes de Monaco en 1636.

     
La basilique Saint-Michel date du XVIIe siècle.

     

  
"Monument du centenaire" ou du "rattachement", commémorant à la fois l'invasion de 1793 et le changement de souveraineté de 1861 : "La ville de Menton, pour perpétuer le souvenir de la réunion à la France des villes libres de Menton et de Roquebrune, a élevé ce monument par souscription publique" (1896).
À droite, monument à la reine Victoria. C'est à Menton qu'elle passa son premier séjour sur le littoral des Alpes maritimes, en 1882.

  
Les Halles (1898). - Le Winter-Palace (1901), ancien hôtel, transformé aujourd'hui en appartements.


Le Palais de l'Europe (1909), ancien casino.

  
Le Jardin des Colombières, aménagé dans les années 1920 par l'écrivain et caricaturiste franco-allemand Ferdinand Bac. Le domaine surplombe la baie et contient de nombreuses essences locales, notamment le caroubier millénaire ci-dessus.
  



Au-dessus :

Le mont Agel (1 148 m d'alt.) surplombe Monaco. Le fort, construit par les Français à la fin du XIXe s., est la principale base militaire française de surveillance aérienne en Méditerranée.

Suite : Vintimille, Roya, Nervia.
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Écrit par SebK, le Jeudi 19 Mars 2015, 09:48 dans la rubrique "Nice".


— l'ancien comté de Vintimille et les vallées Roya-Nervia —
   
Vintimille et le littoral ligure (province d'Imperia).

Vintimille

Ancien fief de la famille Lascaris, Vintimille fut conquise par la République de Gênes en 1505.

  

     


  
Castel d'Appio, la plus ancienne forteresse de Vintimille, construite par les Génois lors d'une première occupation, au XIIe siècle, afin de défendre la frontière occidentale du pays. Les fondations datent probablement de l'Antiquité romaine. Utilisé jusqu’à la guerre de succession d’Autriche (1746-1747), l'ouvrage est finalement abandonné au XVIIIe siècle au profit de la forteresse de San Paolo, plus basse. Il n'en reste que quelques ruines.

La forteresse de San Paolo, construite sous l'occupation génoise au XIIIe siècle, sur les fondations d'un château antique, fut utilisée jusqu’en 1884 (notamment en 1746-1747).

Le fort de l'Annunziata, sur la Punta della Rocca, date du XIXe siècle. Il fut construit par la Maison de Savoie, aux frais de la France, suite au Traité de Paris de 1814. Également utilisé jusqu’en 1884.



Vallée de la Roya


Entre la Vésubie et la Roya, le mont Capelet et la cime du Diable (2685 m), vus de Camp d'Argent. Ces sommets se trouvent à 30 km du littoral.


Les crêtes enneigées vues de Collabassa.


   
La vallée de la Roya vue du col de Tende ; les Alpes vues de Tende. 

     
Tende, Saorge et Fontan. 

     
À Tende, le monument aux morts commémore les soldats tombés pour l'Italie (puisque la commune n'a été annexée à la France qu'en 1947).
  


Viaduc ferroviaire de Scarassoui (1978) et entrée d'un tunnel hélicoïdal, vus de la sortie du même tunnel.

   
Breil-sur-Roya.


Piène Basse.




  
Airole. La Roya vue de Collabassa.


Vallée de la Bevera

   
Vallée de la Bevera et massif de l'Authion. 
De par leur position stratégique dominant les vallées de la Vésubie, de la Bevera et de la Roya, les crêtes de l'Authion ont été le décor de violents combats frontaliers entre la France et les États de Savoie (notamment lors des guerres de 1792-1796 et de 1940-1943), puis entre les Allemands et les Alliés en 1944-1945. On le constate encore en voyant les ouvrages militaires des XIX-XXe siècles et les nombreux cratères et éclats d'obus dispersés dans les environs.

     
Sur l'Authion, la redoute de la Pointe-des-Trois-Communes (fin XIXe s., sur l'emplacement d'une ancienne batterie savoisienne), utilisée jusqu'à 1945. À droite, à près de 2000 m d'altitude, un char de la "1e Division Française Libre" (char américain repeint), endommagé par une mine, rappelle les combats d'avril 1945.


      
Formant un passage incontournable pour traverser la Bevera, Sospel occupait une position stratégique sur la route royale Nice-Turin. Le pont de pierre et son ancien octroi témoignent de cette époque.


La voie ferrée française de Breil à Nice (1928) franchit le col de Braus entre la Bevera (bassin de la Roya) et le Paillon.


Le village de Collabassa surplombant les gorges de la Bevera.

  
Collabassa. L'église paroissiale Saint-Clément (années 1790).
     

Vallée de la Nervia

Contrairement à la basse Nervia, qui appartenait aux Lascaris puis à Gênes, la haute vallée faisait partie du Comté de Nice. Elle en a été séparée en 1860, pour rester dans les États de Savoie.

  
Castelvittorio (vu de Pigna). - Anciennement "Castelfranco", le village a reçu son nouveau nom dans les années 1860, en hommage au roi Victor-Emmanuel II.
  



     
Pigna.
     




Les villages d'Apricale et Perinaldo, de part et d'autre du Rio Merdanzo.


     
Le village d'Apricale fut gravement endommagé par le tremblement de terre de 1887.
     

  




Perinaldo vu d'Apricale.



  
Isolabona.
  




  
Dolceacqua.
     

  





L'embouchure de la Nervia, entre Vintimille et Camporosso.

 
   
Le littoral et Bordighera. 

Suite : Sanremo.
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Écrit par SebK, le Jeudi 12 Mars 2015, 03:48 dans la rubrique "Nice".


— de Sanremo à Porto Maurizio —

Le littoral entre Bordighera et le cap Mele.

Sanremo


Santuario della Madonna della Costa. Le bâtiment actuel date du XVIIe s., sur l'emplacement d'un sanctuaire d'origine probablement médiévale.

Bussana

Le vieux village de Bussana a été totalement démoli par le tremblement de terre de 1887, et reconstruit plus bas.

     
[photos de 1986]

Taggia

L'ancien fief de Taggia a intégré la République de Gênes dès 1228.


L'Argentina à Taggia.




Le littoral de San Lorenzo à Porto Maurizio.

Porto Maurizio

De même que de nombreuses villes du littoral ligure, Porto Maurizio fut intégré aux États de Gênes dès le XIIIe siècle. La vieille ville est construite sur un rocher, le Parasio.

     

           
Le monastère Sainte-Claire, sur le Parasio. 

     
La vieille ville, avec le Palazzo Lercari-Pagliari et l'oratoire Saint-Pierre (XII-XVIIIe s.).

  
La basilique Saint-Maurice (commencée en 1781, achevée sous la restauration sarde).


Le monument à Garibaldi (Tancredi Pozzi, 1904).


Le Palazzo del Governo, siège de la préfecture de la province d'Imperia, dans un ancien hôtel du début du XXe siècle.

La commune d'Imperia

La commune d'Imperia a été inventée par Mussolini en 1923. Il s'agit de la fusion de deux villes aussi anciennes que différentes : Porto Maurizio et Oneille. Entre les deux se développe alors un nouveau quartier intermédiaire, autour du centre administratif d'Imperia, dans l'architecture rationnelle de l'époque.

  
L'Hôtel de Ville et l'Hôtel des Postes.


L'église paroissiale du Christ-Roi, fondée suite à l'instauration de la fête du Christ-Roi par Pie XI (1925).

Suite : Oneille.
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Écrit par SebK, le Mardi 10 Mars 2015, 11:16 dans la rubrique "Nice".


— l'ancienne principauté d'Oneille —
Avec Porto Maurizio, Oneille forme aujourd'hui la commune d'"Imperia". Créée en 1923 par Mussolini, celle-ci tire sa glorieuse appellation du torrent Impero qui sépare – ou réunit – les deux localités. Mais leur histoire est très différente : contrairement à Porto Maurizio et à la majeure partie de la Ligurie, Oneille n'a jamais été incorporée aux États de Gênes. Cet ancien fief impérial (qui appartenait à l'évêché d'Albenga, puis à la famille Doria) est devenu une principauté de la Maison de Savoie (achetée par le duc Emmanuel-Philibert en 1576). Dès lors, elle constitua une enclave savoisienne en pays génois, et ce jusqu'en 1815, lorsque la totalité de l'ancienne République de Gênes fut annexée aux États-Sardes.



De 1576 à 1792, Oneille était donc un comptoir maritime du Piémont (avec le littoral niçois, qui présentait l'avantage d'être relié à Turin par la route).

En 1792, après avoir pris Nice et Villefranche en septembre, l'armée révolutionnaire française mit le cap sur Oneille en novembre. Une délégation accosta pour apporter "la liberté, l'égalité et la fraternité", mais elle fut accueillie avec des coups de fusil. Vexé, l'amiral Truguet donna l'ordre de bombarder la ville jusqu'à ce qu'il n'en reste que des cendres. Du coup, quand on visite Oneille aujourd'hui, on est frappé par l'absence de vestiges des époques antérieures, et on a l'impression d'une ville savoisienne construite au XIXe siècle.

   
Le vieux village d'Oneille, sur une colline surplombant l'Impero. – Les quais.

  


  
L'église Saint-Jean-Baptiste, construite au XVIIIe s. sur les fondations d'une église antérieure. La façade est du XIXe.



   
L'ancien Hôtel de Ville (jusqu'à la création de la commune d'Imperia en 1923), et les portici de la Via Bonfante.


Le passage de Garibaldi en 1848 est rappelé par une plaque.


La Chambre de Commerce.

  
Au XXe siècle, le port et les quartiers industriels ont connu des développements rationalistes.

De l'autre côté du cap Berta, on arrive à Diano Marina.

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Écrit par SebK, le Mardi 10 Mars 2015, 10:29 dans la rubrique "Nice".


— de Diano à Alassio —

Le littoral entre Bordighera et le cap Mele.


Diano Marina a été sévèrement endommagée par le tremblement de terre de 1887, d'une magnitude estimée entre 6,5 et 6,8, dont elle était proche de l'épicentre : destruction d'un tiers des maisons, avec de nombreuses victimes. La ville a été reconstruite par la suite. Toute la Ligurie, d'ailleurs, a souffert de cet événement, avec des effondrements et plus ou moins de morts et de blessés, de Nice à Savone.

Cervo

Fief intégré à la République de Gênes en 1384.


Dans la vieille ville, clochers de l'oratoire Sainte-Catherine et de l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Andora

Fief vendu à la République de Gênes en 1252.


La colline d'Andora, avec les ruines du château médiéval et l'église Saints-Jacques-et-Philippe.

Entre Andora (vallée de la Merula) et Laigueglia, le cap Mele marque une rupture importante dans la ligne du bord de mer.

Le territoire d'Alassio n'a été incorporé à la République de Gênes qu'à partir du XVIe siècle.

Le mont Bignone sépare Alassio d'Albenga.

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Écrit par SebK, le Lundi 9 Mars 2015, 21:08 dans la rubrique "Nice".


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