Écrit par SebK, le Jeudi 5 Février 2009, 23:37 dans la rubrique "hum...".
Of Time and the City
— de Terence Davies —
Walter Raleigh, P.B. Shelley, A.E. Housman, T.S. Eliot, et bien d'autres surprises (sans oublier Terence Davies !), sont dans Of Time and the City, présenté au dernier Festival de Cannes, qui sort en France le 4 février.
Écrit par SebK, le Jeudi 15 Janvier 2009, 17:23 dans la rubrique "Angleterre".
Les Français ne sont plus qu'une poignée à vivre comme leurs ancêtres bûcherons
— TF1 et le Figaro donnent dans l'ethnographie saisonnière —
Tiens, on parle des Komis dans le Figaro. A priori c'est une bonne nouvelle. Seulement voilà... parle-t-on vraiment des Komis ?!
"Éparpillés sur un territoire de 415 900 km² au nord de la
Russie, les Komis ne sont plus qu'une poignée à vivre comme leurs ancêtres,
avec leurs troupeaux de rennes."
Alors comme ça les ancêtres des Komis étaient des éleveurs de rennes du cercle polaire... De même que les ancêtres des Français étaient, c'est bien connu, des bûcherons du Canada ?
Le style est expressionniste : "De la pointe du couteau, on étale sur du pain un peu de confiture ou de
viande de renne que l'on dévore devant le regard brillant des chiens." Et "on" doit vraiment la dévorer, la tartine ? "On" peut pas la manger, tout simplement ? Et c'est une tradition, là-bas, de tartiner avec la pointe du couteau ? Parce que ça doit pas être super pratique, quand même, pour étaler. Du coup je me demande s'il y a du sens derrière ces mots, ou si c'est juste un joli poème sur les fantasmes d'un occidental qui rêve à des contrées sauvages, "au-delà
du cercle polaire, dans ce splendide Grand Nord russe qui se meurt
doucement" (sic).
J'ai encore plus de doutes quand je lis : "La peur du vide et la crainte de se retrouver soudain face à face avec eux-mêmes." Les éleveurs de rennes ont peur du vide et de se retrouver face à face avec eux-mêmes ?! Le journaliste est-il en train de faire de l'ethnographie ou de l'auto-psychanalyse ?!
Un reportage vachement enrichissant, quoi... Un peu comme un autre reportage de saison, l'autre jour dans le journal de 13 h de TF1, qui s'appelait Un hiver dans le froid de Mongolie, qui commençait par une carte très claire de la République de Mongolie avec Oulan-Bator bien en évidence, et où on apprenait qu'il fait très froid en Mongolie, grâce aux témoignages d'autochtones qui portaient tous des noms chinois, parlaient chinois, et vivaient dans une ville où tout était écrit en chinois. D'ailleurs on peut encore profiter de ce grand canular en cliquant sur le lien ci-dessus. (Ça se passait dans une ville appelée "Arkssanne" par le journaliste français, lequel n'a pas plus
pris la peine, semble-t-il, de se demander comment se prononçait le nom la ville en question
que dans quel pays elle se trouvait. Il s'agissait probablement d'Arxan (Arshan), en Mongolie intérieure,
c'est-à-dire en Chine.
Je dois avouer que comprendre un reportage de TF1 est un véritable
casse-tête et demande pas mal de recherche. C'est peut-être pour ça que je regarde jamais la télé. C'est trop compliqué.)
C'est dommage... Pour une fois qu'on aurait pu parler des Komis dans la presse française (et des Mongols sur TF1)... Merci à TF1 et au Figaro pour ces grands moments d'information inspirée.
Écrit par SebK, le Vendredi 2 Janvier 2009, 17:44 dans la rubrique "hum...".
Quatre poètes oudmourtes à Paris
Paris accueille la semaine prochaine quatre poètes oudmourtes :
Pjotr Zaharov, responsable du PEN-club oudmourt et rédacteur en chef de la revue "Invozho",
Arzami Otcheï, jeune poète et critique littéraire,
Larissa Orehova, jeune poétesse,
Mouch Nadi, poétesse et traductrice.
Mercredi 8 octobre à la Maison de Poésie (11bis, rue Ballu, Parix IXe) : - 16h-17h - rencontre et lectures (présentation de l'Oudmourtie et de la poésie oudmourte contemporaine, lectures en oudmourte et en français...). Vendredi 10 octobre à la Bibliothèque Nordique (6, rue Vallette, Paris Ve) : - 19h-21h - rencontre et lectures (présentations, poésie oudmourte avec traduction française, poésie française avec traduction oudmourte, etc.).
Écrit par SebK, le Dimanche 28 Septembre 2008, 20:55 dans la rubrique "Oudmourtie".
Ivan Kuratov
— un opéra de Serge Noskov —
L'an dernier, l'Opéra d'État de Syktyvkar a commandé à Serge Noskov un "opéra komi", pour livraison en août 2008. Serge Noskov est un compositeur originaire de Syktyvkar, expatrié à Londres depuis une quinzaine d'années. Comme convenu, il vient de livrer sa partition et les répétitions vont pouvoir commencer.
Le livret adopté est un texte écrit en 1984 par Albert Vanejev (1933-2001), sur la vie et l'œuvre du grand poète national Ivan Kuratov (1839-1875, photo ci-contre), dont la République célébrera l'an prochain le 170ème anniversaire.
La première tentative de création d'un "opéra national komi", en 1941, était prometteuse mais n'avait malheureusement pas abouti : L’insurrection de Kulömdin, sur un livret de Nikolaj Diakonov & Stepan Jermolin tiré d'un épisode de l'histoire des Komis, et une musique du compositeur moscovite Aleksandr Voroncov (1884-1943) inspirée de mélodies traditionnelles (Voroncov avait fait de longues collectes dans les villages) et chantée en langue nationale, est resté inachevé. Quand l'Opéra d'État a été construit à Syktyvkar et qu'on a enfin pu monter un opéra national dans des conditions prestigieuses, la situation politique avait considérablement changé, et la population de la République avait été largement russifiée par les déportations staliniennes. De fait, le premier "opéra national" monté à l'Opéra d'État (en 1960) se trouve être Orage sur Kulömdin : le sujet était le même, mais la musique était du compositeur russe Georgij Dehťarov, qui n'avait pas de connaissance du folklore local, et le nouveau livret de Jermolin était chanté dans une adaptation russe.
Cette fois, le compositeur et le librettiste sont des "enfants du pays", l'opéra sera chanté en langue nationale, et la musique, apparemment, devrait bénéficier à la fois du background komi du compositeur et des influences occidentales dont il a pu profiter en Angleterre. On attend donc avec impatience cette création, qui devrait moderniser considérablement le répertoire de l'Opéra d'État.
Film britrannique écrit et réalisé par Terence Davies. 2008. 72 minutes.
"Of Time and the City est une chanson d'amour mais également un éloge de
Liverpool, ville natale du réalisateur Terence Davies. Ce film
représente aussi la mémoire de ce qui fut et qui n'est plus, une
réflexion sur le temps qui passe au fur et à mesure où le paysage
d'autrefois laisse place à celui d'aujourd'hui."
Production :
HURRICANE FILMS LTD - 19 Hope Street - L1 9BQ Liverpool - ROYAUME-UNI - T : +44 151 707 9700 - www.oftimeandthecity.com
Écrit par SebK, le Jeudi 22 Mai 2008, 07:25 dans la rubrique "Angleterre".
Trémas et raviolis
— monuments à la gloire de la nation —
Après le célèbre "monument au pelmen", ravioli géant qui orne la ville d'Izhevsk, les jeunes Komis (MAFUN) demandent l'érection d'un "monument à la lettre Ö" en plein centre de Syktyvkar.
Écrit par SebK, le Vendredi 21 Mars 2008, 22:30 dans la rubrique "statuaire urbaine".
Les Indiens aussi sont nos amis
La Fondation BB nous interpelle dans sa nouvelle campagne d'affichage : "Le cheval, vous l'aimez comment ? En ami ? En rôti ?" Et l'Indienne, vous l'aimez comment ?
Écrit par SebK, le Mardi 4 Mars 2008, 21:29 dans la rubrique "hum...".
Poésies d'Europe - Poésie française
— Printemps des Poètes 2008 : Éloge de l'Autre —
Dans le cadre du Printemps des Poètes 2008 ("Éloge de l’Autre"), la Maison de Poésie (Fondation Émile Blémont, reconnue d’utilité publique), en partenariat avec le Centre d’Études de l’Europe Médiane (CEEM) de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO), et avec l’aide du Centre National du Livre, organise des lectures sur le thème "Poésies d’Europe - Poésie française".
Mardi 4 mars : Yves Avril, Péguy dans la poésie finlandaise.
Jeudi 6 mars : Sébastien Cagnoli, Aux confins de l’Europe boréale : mythes nationaux dans la poésie komie.
Vendredi 7 mars : Marie Vrinat, La poésie bulgare, acteur du renouveau littéraire.
Lundi 10 mars : Ardian Marashi, Les visages multiples de la poésie albanaise.
Mardi 11 mars : András Kányádi, L’image de Paris dans la poésie hongroise. Avec le concours d’Élisabeth Louis.
Vendredi 14 mars : Jean-Luc Moreau, L’image de la Russie dans la poésie française.
YVES AVRIL, ancien professeur de lettres classiques. SÉBASTIEN CAGNOLI, traducteur. ANDRAS KÁNYADI, maître de conférences à l’INALCO. ARDIAN MARASHI, traducteur, maître de conférences à l’INALCO. JEAN-LUC MOREAU, Vice-Président de la Maison de Poésie. MARIE VRINAT, traductrice, maître de conférences à l’INALCO.