Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
Soutenez le Secours populaire
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)
 Angleterre   Danube   Finlande   Komi   Neva   Nice   Oudmourtie   Saxe   Sibérie   breuvages et autres saveurs   hum...   statuaire urbaine 

p a r m a k o m a

Recherche



Actualité
10/2012 : "Littérature sans frontière", île de Ré.
05/2012 : Vincent River à Riedisheim.
04/2012 : Vincent River à Liège.
04/2012 : rencontre avec les lecteurs à Lons-le-Saunier et Arinthod (Jura).
03/2012 : lecture bilingue de poèmes komis à la Bibliothèque nationale de Komi, Syktyvkar.
03/2012 : colloque Dialectes décisifs, langues prototypiques, Sorbonne Nouvelle.
02/2012 : parution de bonus sur le site de Sofi Oksanen au Livre de Poche.
02/2012 : parution de Purge, de Sofi Oksanen, au Livre de Poche.
11/2011 : lecture de poèmes de Nikolai Abramov dans le cadre des Journées fenniques (troisièmes journées finno-ougriennes de l'Adéfo).
11/2011 : parution des Chants des forêts, de Nikolai Abramov, traduits du vepse (éd. Adéfo).
10/2011 : parution de "Mises en scène d’une identité non slave de Russie : le théâtre komi dans un monde russe en mutation" // Revue russe, n° 36.
10/2011 : parution de "Les nouveaux héros nationaux dans le théâtre komi post-soviétique" // Slovo, n° 36.
09/2011 : parution des Vaches de Staline, de Sofi Oksanen, traduit du finnois (éd. Stock).
22/05/2011 : représentation de Ode à l'amour, spectacle de Vihtori Rämä et Tuukka Vasama sur des poèmes de Tuomas Timonen (en finnois avec sous-titres), au Festival "Printemps d'Europe", Lyon.
05/2011 : "Il faut partir pour Paris", de Sofi Oksanen, in Paris en Cosmopolite, Stock (hors commerce).
25/03/2011 : "La parenté finno-ougrienne dans la littérature komie : héritage commun ou influences récentes ?" (colloque Littératures finno-ougriennes : regards croisés, Institut Finlandais, Paris).
17-19/03/2011 : Salon du livre, Paris (manifestations à l'Institut suédois et à la Médiathèque de Boulogne-Billancourt).
03/2011 : parution de L'amour du lion berbère, de Daniel Katz, traduit du finnois (éd. Gaïa).
10/02/2011 : projection de Of Time and the City, de Terence Davies, au Forum des Images, Paris (sous-titré de l'anglais en collaboration avec Emmanuel Denizot).
09/02/2011 : "Observations sur le bilinguisme dans les théâtres komi et niçois - L’exemple de Ńobdinsa Vittor et Francis Gag" (Colloque de l'Université de Syktyvkar).

Tribune



Session
Nom d'utilisateur
Mot de passe

Mot de passe oublié ?


— Une légende komie au Théâtre du Gymnase —
Le 25 mars 2012, dans le cadre du festival international "Sous le ciel de Paris", 18 jeunes danseurs et acteurs de la Maison de la Jeunesse de Vorkouta (République de Komi) ont été récompensés au Théâtre du Gymnase.


Paris, Théâtre du Gymnase, 25 mars 2012 (photo : Marie Casen).

Le premier prix de la catégorie "théâtre" est décerné à l'ensemble "L'oiseau bleu", pour un spectacle sur la légende komie de Iag-Mort. La mise en scène de Ielena Sokolova (à gauche sur la photo) s'inspire de motifs du ballet de Iakov Perepelitsa créé à l'Opéra de Syktyvkar en 1961.

Dans la catégorie "danse", les deux premières places sont remportées par des solistes du groupe "Stars" (dirigé par Maria Mamadalieva), pour leur prestation dans une création chorégraphique collective : il s'agit respectivement d'Irina Rotcheva et d'Anna Galimova (au premier rang sur la photo, avec leurs prix).

Iag-Mort est une légende des Komis du nord, qui se déroule à la lisière de la taïga et de la toundra, au sein d'une communauté d'éleveurs de rennes, de chasseurs et de
de pêcheurs, dont l'existence paisible est mise en péril par les méfaits d'un "abominable homme des bois". Cette légende a inspiré de nombreux artistes komis, notamment les poètes Ivan Kouratov et Mikhaïl Lebedev, et le peintre Vassili Ignatov.

La Maison de la Jeunesse de l'agglomération de Vorkouta est située dans le village de Vorgachor, au-delà du cercle polaire, au cœur de la toundra, près de l'Oural et de l'océan Arctique [Google Maps]. Deuxième ville de la République de Komi, Vorkouta est située à 900 km au nord-est de la capitale Syktyvkar.

Les photos ci-dessous, tirées du site officiel de la Maison de la jeunesse de Vorkouta, montre quelques activités des ensembles "Stars" et "L'oiseau bleu". 

  

  



Lire la suite de l'article ! (et 0 commentaires)
Écrit par SebK, le Mardi 10 Avril 2012, 14:09 dans la rubrique "Komi".


— Mittweida —

Depuis le Moyen-Âge, Mittweida perpétue sa tradition de production du lin, qui a fait d'elle un grand centre de l'industrie textile de la Saxe. 

La ville se trouve à la limite de la partie navigable de la Zschopau, en amont du barrage de Kriebstein.

Outre des fragments de l'ancienne muraille (antérieurs aux années 1470), il reste du XVe siècle l'église Notre-Dame qui domine la ville.

Sur la place du Marché, la borne postale a été reconstruite ;

et devant l'Hôtel de Ville, la fontaine est ornée d'un ange doré de style art nouveau :

  

Quelques exemples d'architecture de la place du Marché :

  




Apparemment, Mittweida est connue pour son musée de l'Espace, son Ecole supérieure... et ses WC.


L'Ecole supérieure (Hochschule, anciennement Technicum, 1867).

Fondé en 1912, reconstruit en 1928, modernisé en 1999,
le cinéma de la rue du Théâtre est une salle historique.

 


Photos : mars 2012.

Lire la suite de l'article ! (et 0 commentaires)
Écrit par SebK, le Jeudi 22 Mars 2012, 12:33 dans la rubrique "Saxe".


— Barrage de Kriebstein —


Le projet d'un barrage sur la Zschopau était à l'étude avant 1914. L'ouvrage a été construit en 1927-1929, juste au-dessus de la forteresse de Kriebstein, et mis en service en 1930.


Le barrage de Kriebstein est utilisé pour la production d'énergie, la navigation, la pêche et les loisirs ; il n'est pas destiné à contenir les crues. Le site est exploité aujourd’hui par le groupe bavarois Karl. Malheureusement, pour des raisons de sécurité, le propriétaire ne permet pas au public d’accéder à la passerelle.


  

Les bords du lac artificiel formé par cette retenue constituent la zone naturelle protégée du Barrage de Kriebstein. Le pourtour du réservoir s'est équipé d'une multitude de campings, quartiers résidentiels, embarcadères, hôtels et restaurants, espaces de loisirs... Les bateaux circulent d'avril à octobre. Le reste de l'année, la zone est à peu près désertée.

  

  

À l'embouchure d'un petit affluent de la Zschopau, le moulin "Lochmühle" d'Ehrenberg :


Sur la rive droite s'étendent des champs en direction de Falkenhain :

En face, la rive gauche est abrupte, et ses rochers sont couverts de graffitis.

  


En direction de Lauenhain :


Avec son ancien moulin à eau sur la Zschopau, sa ruine artificielle du "château des voleurs" et sa fausse grotte de 1800, l'ancien domaine seigneurial de Ringethal arbore aujourd'hui un romantisme un peu kitsch.

    


 

Photos : mars 2012.

Suite...
Lire la suite de l'article ! (et 0 commentaires)
Écrit par SebK, le Jeudi 22 Mars 2012, 09:22 dans la rubrique "Saxe".


— La forteresse de Kriebstein —

     

À Kriebstein, le lit de la Zschopau se resserre et serpente entre de hautes parois rocheuses. Dans un méandre se dresse une forteresse médiévale, qui semble taillée à même le roc.

Ce château gothique du XIVe siècle fut une propriété privée jusqu'en 1945. Depuis 1825, il appartenait à la famille von Arnim, qui l'habitait.

  

  

Soigneusement restaurée, la chapelle éblouit par la richesse de ses fresques des années 1410 :

  

  

En 1930, les Arnim ont commencé à rendre certaines parties du château accessibles au public. En 1945, la propriété a été confisquée par le régime communiste. Un musée a ouvert en 1949. À présent, depuis 1993, le site est un musée de l'État libre de Saxe.

  

  

Les pièces sont toujours décorées et meublées avec de beaux éléments des différentes époques du château.

  

  


En 1986, on a retrouvé un trésor qui était resté caché depuis 1945 dans une pièce secrète. Il s'agit de nombreuses oeuvres d'art et autres objects précieux ayant appartenu à la famille von Lehndorff. Le comte Hans von Lehndorff les avait emportés de son château de Steinort (aujourd'hui Sztynort, en Pologne) pour les mettre à l'abri avant l'arrivée des Russes : la forteresse de son ami Arnim constituait une cachette parfaite. Mais Lehndorff est exécuté en 1944 suite à sa participation à la tentative d'attentat contre Hitler (l'opération Walkyrie), et les Arnim de Kriebstein sont expropriés. Le trésor était effectivement bien caché : il restera inaperçu pendant près de quarante ans. Aujourd'hui, 423 objets sont en train d'être restitués aux héritiers von Lehndorff.


Détail de Samson chez les Philistins (v. 1680), une tapisserie du trésor de Kriebstein.

Photos : mars 2012.

Suite...

Lire la suite de l'article ! (et 1 commentaires)
Écrit par SebK, le Mercredi 21 Mars 2012, 15:13 dans la rubrique "Saxe".


— L'usine de papier de Kriebstein —



En 1856, les entrepreneurs Fritz Kübler et Albert Niethammer fondent la Papierfabrik "Kübler & Niethammer", une usine de papier qu'ils établissent au pied de la forteresse de Kriebstein, sur la rive gauche de la Zschopau.


Aujourd’hui, ce site historique est abandonné. Il a été racheté, et le bâtiment devrait être démoli prochainement.




     

  


Dès sa création, l'entreprise a connu un développement fulgurant. Les usines se sont développées rapidement sur la rive droite à Kriebethal, un ancien village de la paroisse de Waldheim fondé en 1549 dans un méandre de la Zschopau, au nord de la forteresse de Kriebstein. Cette zone industrielle est toujours en activité.


  


  

Entre Waldheim et Kriebethal, une ligne ferroviaire, principalement destinée à desservir les usines, a fonctionné entre 1896 et 1998. Sur un pont aujourd’hui interdit au public pour des raisons de sécurité, ont peut encore voir l’arrêt de Kriebenau.

  

Aujourd'hui le site est exploité par "Kriebcoat" :

  

Photos : mars 2012.

Suite...
Lire la suite de l'article ! (et 0 commentaires)
Écrit par SebK, le Mercredi 21 Mars 2012, 11:29 dans la rubrique "Saxe".


— Waldheim —


La Zschopau prend sa source dans les monts Métallifères et parcourt environ 130 km jusqu'à son confluent dans la Freiberger Mulde (à proximité de Döbeln), une rivière du bassin de l’Elbe.

La dernière grande localité qu'elle traverse est Waldheim.Celle-ci est connue dès 1271 comme forteresse placée sous l’autorité de Meissen et acquérant le statut de ville en 1286. Au XVe siècle, le château de Waldheim est un monastère augustinien. L'économie de la région se développe autour du tissage du lin. Outre les tisserands, de nombreux artisans s'installent à Waldheim.

Le prince électeur de Saxe Christian Ier prend possession de toute la ville en 1588 (y compris le château, devenu propriété privée suite à la réforme). Il agrandit le château. Le XVIIe siècle est une succession de guerres, épidémies et incendies qui ravagent la ville et ses habitants. En 1716, le prince Frédéric-Auguste "le Fort" convertit le château en prison, asile de pauvres et orphelinat.


Waldheim est alors une étape sur la route historique de Dresde à Leipzig par Nossen. Pendant des siècles, il s'agit là de l'une des deux grandes routes reliant les deux métropoles saxonnes (l'autre voie étant celle qui passe par Meissen). Naturellement, de nombreux voyageurs y font halte. Kleist s'y arrête ; Goethe aussi, en juillet 1790, et à nouveau en août 1813 : une plaque commémore ces séjours sur la façade de l'auberge "Au lion d'or", sur la place du Marché :


Dans la maison d’en face (actuellement en mauvais état), c’est Napoléon qui a logé en mai 1813 ; à l’extérieur de la ville, au bord de la Zschopau, une pierre commémore son passage.

  

Le passage de Napoléon fait encore de gros dégâts, avec l'affrontement des armées française et russes sur la Zschopau.

Le reste du XIXe siècle, plus paisible, est l'époque de l'essor économique et industriel de la région. Avec l’apparition du chemin de fer, c’est la route de Meissen qui va se développer entre Dresde et Leipzig. Dès lors, Waldheim se déconnecte des deux métropoles historiques, pour se rapprocher économiquement et administrativement de ce qui va devenir la troisième grande ville de Saxe : Chemnitz. La voie ferrée Chemnitz–Riesa est inaugurée en 1852. Sur la rive gauche, la gare et les immeubles qui l'entourent témoignent du développement urbain de cette époque :

  

Dans le centre historique, la place du Marché change d'allure en 1902 avec l'érection d'un nouvel Hôtel de Ville art nouveau, dont la façade et la tour sont particulièrement imposantes. Son caractère monumental étonne un peu, par rapport à la taille de la ville.

  

  



Les bâtiments Art Nouveau de la place du Marché
et l'église Saint-Nicolas (reconstruite en 1842).

Sur la rive gauche apparaissent un gigantesque Hôtel des Postes (1921) 

  

et des immeubles d'habitation: 

  



Depuis 1830, le château de Waldheim se consacre à sa fonction de prison. À ce titre, il a servi de lieu de détention de nombreux prisonniers politiques, aussi bien sous le Troisième Reich qu'à l'époque de la RDA.


En 1950, 33 condamnations à mort ont été prononcée lors des "procès de Waldheim". Un monument rend hommage aux victimes de cette purge, sur le lieu du bâtiment où s’est tenu le procès, aujour­d’hui démoli.
Outre la prison, le château abrite toujours son église, ainsi que le Musée saxon de la Prison. 


La place du Marché est rénovée en 2000-2001, et une borne postale dans le style ancien y est érigée pour l'occasion (2002). Les travaux de restauration continuent.


Photos : mars 2012.

Suite...
Lire la suite de l'article ! (et 0 commentaires)
Écrit par SebK, le Mercredi 21 Mars 2012, 10:39 dans la rubrique "Saxe".


— Les environs —


Autour de Vorkouta : Goulag, mines et villages


La route circulaire

Devant l’entrée de l’hôtel Vorkouta, un mur aveugle est illustré par une carte en relief de l’agglomération :



Le cercle mis en évidence sur cette carte est une route périphérique d’une dizaine de kilomètres de diamètre, qui passe par Roudnik et qui relie les principaux villages (i.e. mines, i.e. anciens camps du Goulag). En partant de Roudnik, parcourons cette route dans le sens trigonométrique.

« Vorkoutinskaïa »

Sur la rive droite, au bout de la voie ferrée qui traverse Roudnik, la mine de Vorkouta (ou « Vorkoutinskaïa »), anciennement camp n° 40, est toujours en activité.


 

 

À l’entrée de la mine de Vorkouta se trouve un monument aux victimes polonaises du Goulag, identique à celui de Roudnik (1997) :

Oktiabrski

Photo d’archives de la mine « Oktiabrskaïa » [empruntée ici].

Severny

 

Photos d’archives de la mine « Severnaïa » [empruntées ici].

Iour-Chor

Le village de Iour-Chor (à une vingtaine de kilomètres au nord du centre-ville) est établi sur le site de l’ancien camp n° 29. C’est là qu’a éclaté la révolte de 1953.

Dans le cimetière de Iour-Chor ont été enterrés les morts du camp 29 puis, après la fin du Goulag, les habitants du village. Fermé en 1976, il est depuis 1990 l’emplacement d’un site commémoratif. Comme sur la rive gauche (1988) et à Roudnik (1997), les monuments érigés à Iour-Chor dans les années 1990 ont été réalisés par l’architecte V. Trochine (en collaboration avec des sculpteurs de différents pays), à l’initiative de l’association « Memorial ».

  • Ukraine : « Croix commémorative des victimes de la terreur communiste » (1990). C’est le premier monument dressé à l’emplacement du cimetière de Iour-Chor.
  • Lituanie, Lettonie et Estonie : « Croix commémorative des victimes des répressions politiques » (1992).
  • Lituanie :

    « Chapelle commémorative des prisonniers lituaniens tués par la répression de l’insurrection du 1er août 1953 » (1994) [photo à gauche].
  • Berlin et Vorkouta : « Monument aux victimes de la guerre et des répressions politiques » (1995).

Enfin, en 2010, un nouveau monument est venu compléter l’ensemble. Il représente des rails stylisés qui s’étendent vers l’éternité, rappelant que c’est par le chemin de fer qu’ont commencé les déportations massives vers Vorkouta [photo à droite].

Promychlenny

Un peu après Jur-Šor se trouve le village de Promychlenny. 28 mineurs y sont morts en 1998, dans un accident à la mine Centrale (Центральная). Un monument commémoratif y est érigé au bord de la route :

  

Vorgachor

La mine de Vorgachor en 1976 (photo empruntée ici).

Photo d’archives de la mine de Vorgachor [empruntée ici].

     



1, rue de la Façade.

Komsomolski

Mal desservi par les bus, le village est en cours d’abandon.

 

 

Photos d’archives de la mine « Komsomolskaïa » [empruntées ici].

Zapoliarny

Photo d’archives de la mine « Zapoliarnaïa »

Après Zapoliarny, la route circulaire se referme sur Roudnik.


La route du cimetière

Cimetière de 1964

Cimetière où sont enterrés les mineurs victimes d’un accident survenu en 1964 :

Le cimetière de Vorkouta

Le cimetière de Vorkouta est situé au sud de la ville.
Une chapelle Pierre-et-Paul y a été inaugurée en 2009.

     

Une mine abandonnée

Le cimetière de Vorkouta est situé sur une route qui mène à une mine abandonnée, au sud-ouest de Vorkouta, non loin de la rivière :

 

Autour, la toundra à perte de vue :

 

 


Vers l’Oussa et l’Oural

La rivière Vorkouta se jette dans l’Oussa (affluent de la Petchora). En amont du confluent, un barrage régule le cours de l’Oussa :

 

Au fond, les sommets de l’Oural polaire :

Et derrière ces petits sommets, l’Asie :




Liens



 Photos : mai 2010 et juillet-août 2011 (sauf les photos d'archives, empruntées dynamiquement à d'autres sites web).
Lire la suite de l'article ! (et 0 commentaires)
Écrit par SebK, le Mardi 20 Mars 2012, 17:35 dans la rubrique "Komi".


— Les murs de Vorkouta —

Les murs de Vorkouta

Vorkouta a la réputation d'être la "ville du sport". Et c'est bien l'impression qu'on a en se promenant dans les rues. Le stade réputé dans toute l'Union soviétique dès les années 1940, la Maison du Sport "Mineur", le complexe sportif "Olympe"... Vorkouta est fière de ses champions (notamment de hockey sur glace). Les garçons font de la boxe parce que le sport, c'est la force, et les filles font du patinage artistique parce que le sport, c'est le progrès. La rue de Moscou est un peu décrépite, mais il y a forcément une vitrine de magasin pour vous rappeler à votre devoir.

         

Bref, comme disait un prof, "faites du sport, il vous en restera toujours quelque chose".

Mais Vorkouta est avant tout, bien sûr, la ville de la houille.



Plus précisément, c'est la ville de VorkoutaOugol, société fondée en 1933 et rachetée en 2003 par le groupe SeverStal (qui détient plus de 90 % du capital). La société s'occupe de toutes les affaires sociales : elle emploie les habitants de l'agglomération, fait l'éloge de leur travail, rappelle aux parents que les enfants sont notre avenir, et motive les enfants ("Quand je serai grand, je serai mineur !").

  


   
 

Accomplir de grandes choses ensemble 

Papa, sois prudent !


Les slogans de l'ancien Parti font partie du décor (Gloire au Parti communiste de l'Union soviétique ! La paix dans le monde !). Quant aux messages du nouveau Parti, ils sont assez difficiles à distinguer de ceux de l'employeur universel VorkoutaOugol, tant par les couleurs que par le contenu (ensemble, nous construisons l'avenir) :

      

  

 




Cela dit, les murs de la ville échappent aussi aux organes officiels de communication, pour servir de support à des formes d'expression plus spontanées, voire à des dialogues :

    








La paix dans le monde !

Vorkouta : capitale du monde ? capitale de la paix ?



Photos : mai 2010 et juillet-août 2011 (sauf les photos d'archives, empruntées dynamiquement à d'autres sites web).
Lire la suite de l'article ! (et 0 commentaires)
Écrit par SebK, le Mardi 20 Mars 2012, 17:33 dans la rubrique "Komi".


— Roudnik —

Roudnik


Sur la rive droite, le quartier historique de Roudnik est aujourd’hui abandonné (depuis les années 1990) et déjà largement démoli.

(Photo d'archives empruntée ici.)

 



Une passerelle a été construite (vraisemblablement dans les années 1980), mais elle est tombée à l’abandon avec Roudnik. Aujourd’hui, bien qu’elle soit toujours ouverte, elle semble difficilement praticable sans gilet de sauvetage (à Vorkouta, les hivers sont rudes : on fait feu de tout bois) :



Un escalier majestueux allait rue "Naberejnaïa" (qui longe la rivière, comme son nom l'indique) à la rue "Pavlova", où se tenait un imposant édifice avec fronton et colonnade. Au milieu se dressait un obélisque, aujourd'hui négligé :




La rue Pavlova et ses immeubles d'habitations :

     


Roudnik est traversé par la voie ferrée qui aboutit à la mine de Vorkouta ("Vorkoutinskaïa", ex-camp n° 40), toujours en activité.


De l'autre côté de la voie ferrée, la rue "Stolbovaïa" remontait la colline :

   


Le croisement des rues "Stolbovaïa" et "Priiskovaïa" ("de la Mine") constituait le centre de Roudnik, avec un monument au milieu d'une place et des immeubles administratifs. Il ne reste rien de cette place :



La rue "Priiskovaïa" :

   




Sur le flanc de la colline, à proximité de la voie ferrée, un monument rendait hommage aux premiers prisonniers qui furent déportés à Vorkouta avec pour tâche de construire dans le permafrost les fondations des mines futures (voir ici). Sa démolition a été interrompue in extremis, mais sa signification est aujourd'hui oubliée : 


En outre, il y avait à Roudnik une statue dédiée aux « géologues du Nord » ; elle se trouve aujourd’hui à Syktyvkar, sur l’avenue d’Octobre (au croisement de la rue Gromov).

Enfin, en 1997, un nouveau monument aux victimes du Goulag a été érigé à Roudnik (après de celui de la rive gauche et ceux du camp 29). Il rend hommage « aux Polonais victimes des répressions politiques ». Un exemplaire se trouve près de la berge et de l’ancienne rue principale, au bord de la voie ferrée :

   

L’architecte est toujours V. Trochine, et le sculpteur est B. Smyrski.  Un autre exemplaire du même monument se trouve à l’entrée de la mine de Vorkouta, non loin de là.



Le centre de Vorkouta vu de Roudnik :

   





Photos : mai 2010 et juillet-août 2011 (sauf les photos d'archives, empruntées dynamiquement à d'autres sites web).
Lire la suite de l'article ! (et 0 commentaires)
Écrit par SebK, le Mardi 20 Mars 2012, 17:31 dans la rubrique "Komi".


— Visite guidée —


Visite guidée



Le plan soviétique ci-dessus (emprunté au site sev-zap.net) représente la ville de Vorkouta au sommet de sa gloire. Aujourd’hui, le quartier de Roudnik, sur la rive droite, est totalement abandonné, ainsi que de nombreux bâtiments des quartiers les plus anciens. Quelques nouveaux petits édifices apparaissent, notamment des églises en bois.

Un plan actuel détaillé (en 16 pages) est disponible ici : http://www.vorcuta.info/karta/index.html.


La gare ferroviaire et l’aéroport sont reliés au centre-ville par un rond-point, orné d’un monument au 67e parallèle :




Dans les années 1930, les édifices occupaient seulement le quartier de Roudnik, sur la rive droite. En 1943, lorsque Vorkouta acquiert le statut de ville, de grands chantiers sont lancés pour construire un nouveau centre.

L’entrée dans le centre-ville proprement dit se fait aujourd'hui par la place des Métallurgistes :




Elle est le point de départ de la rue de Moscou (vers le nord-ouest) et de la rue Lénine (vers le nord-est).




Rue Lénine… 1e partie (1942-1953)

Le premier tronçon de la rue Lénine date des années 1942-1953. Sur la rue, il reste des maisons de bois. Derrière s'étend un joli quartier de maisons de pierre.



Lycée.



Rue de Moscou et place Kirov (années 1950)

La rue de Moscou débouche sur la place Kirov (anciennement "place de Moscou"). Cet ensemble, baptisé en l'honneur du 800e anniversaire de la fondation de Moscou, est le projet pilote du plan d’urbanisme de Vorkouta dans les années 1950. C'est dans cette rue que sont apparus les premiers bâtiments de pierre.







Воркута. Московская улица.
(Photo empruntée ici.)






Avec la construction de la rue de Moscou et de la place de Moscou/Kirov, ce quartier devint dans les années 1950 le nouveau centre de Vorkouta.


  • Au fond de la place, l’hôpital pour enfants (1950) ;

  • du côté droit, le cinéma "Rodina" (1953),
    qui a également hébergé le Théâtre de marionnettes à partir de 1955 ;
  • une statue de Kirov (œuvre de M.G. Manizer) ;
  • du côté gauche (sud-ouest) se tenait le siège de VorkoutaOugol (1956).

 

Le nom et la statue de Kirov, en fait, ne sont apparus qu'après 1956. Jusque-là, c'était Staline qui était à l'honneur sur cette grand-place de Vorkouta (alors "place de Moscou") :


(Photo d'archives empruntée ici.)

La statue de Kirov à son emplacement d'origine (photo d'archives empruuntée ici).
Au fond, la place Kirov s’ouvre sur deux axes.

· À gauche, la rue du Komsomol débouche sur la place du Komsomol. Il s’agit du plus ancien quartier du centre-ville (années 1940). Comme il était fait essentiellement de maisons de bois, il n’en reste plus grand-chose aujourd’hui. La place du Komsomol constitue l’une des deux extrémités du parc (boulevard) de la Victoire, commémorant la victoire de 1945. En son temps, ce parc fut un haut lieu de promenade de Vorkouta, richement décoré. Aujourd'hui excentré, il n'a plus son éclat de jadis.

· À droite, la rue de Leningrad longe le parc Municipal, organisé autour d’un lac naturel [ci-dessous], et elle débouche sur la place des Sports.

 


Place de la Paix et rue de la Paix (années 1960)

Le premier tronçon de la rue Lénine conduit à la place de la Paix, intersection avec la rue de la Paix.

Avec le développement urbain, le coeur de la ville s'est déplacé progressivement, d'abord de la place du Komsomol à la place de Moscou/Kirov, puis à la place de la Paix. Sur la partie sud-est de la place se trouve la statue de Lénine (œuvre de M.G. Manizer, 1946). Derrière Lénine, la rue de la Paix se prolonge par une esplanade boisée.

Sur la partie nord-ouest de la place :

  • une fontaine, devant le Palais de la Culture des Mineurs (Дворца Культуры Шахтёров), avec colonnes doriques et sculptures. À l'origine, la Maison de la Culture de Vorkouta était un bâtiment de bois, construit en 1943 mais détruit par un incendie en 1958. Il a été aussitôt reconstruit en pierre, sous la forme monumentale qu'on lui connaît aujourd'hui (le fronton porte les dates 1934-1959), faisant de la place de la Paix la nouvelle "grand-place" de la ville. 

Les trois grâces de la fontaine, dans les années 1960 (photo empruntée ici).
Elles ont disparu depuis.

Le palais est équipé d'une grande salle de spectacle, dont le plafond est décoré d’une vaste fresque à la gloire des peuples des quinze républiques soviétiques.

Le nouveau Théâtre d’État de marionnettes (Коми республиканский государственный театр кукол, institution fondée en 1955, initialement sur la place Kirov) se trouve dans le même bâtiment.


Géologues...


... et mineurs.


 


Les arbres en plastique font partie de la flore locale.

 

Derrière le palais, après un monument aux troupes aéroportées, la rue de la Paix descend vers la place des Sports, où se trouvent un monument au 25e anniversaire de la ville de Vorkouta (projet de 1968 ; architecte A.D. Kolonder ; artistes G.V. Brailko et V. Iatsenko ; inaugurée en 1970) et la Maison des Sports "Mineur" (premier grand gymnase de Vorkouta), et vers le stade "du Jubilé" (1973 ?).


Monument aux troupes aéroportées.

Stèle en l'honneur du 25e anniversaire de Vorkouta
(et donc, indirectement, des découvreurs du bassin houiller).
 

Anciennement, le stade de Vorkouta s'appelait "Dynamo" (1946), puis "Mineur". Conçu par l'architecte A.D. Somine, il était orné d'une magnifique façade en bois :


(Photo d'archive empruntée ici.)

 

 


Rue Lénine… 2e partie (fin des années 1950)

La rue Lénine continue en direction de la place du Jubilé, où elle va tourner à gauche de 45° (fermant la perspective sur la colonne des Mineurs et l’École des Mines) :

  

Juste avant la place se trouve la piscine municipale (1958) :



En face, le Musée de Vorkouta contient trois petites salles, consacrées à l’histoire locale, à la nature, et à l’ethnographie (Nénètses et Komis :

   >

 


Place du Jubilé (années 1960)

Sur la place du Jubilé (dont le nom commémore le 40e anniversaire de l’État komi, en 1961) :

  • une colonne à la gloire des mineurs (Стела шахтерской славы), surmontée d’une étoile. Cette étoile marque la jonction des deux bras de la rue Lénine, et ferme la perspective des deux côtés ;
  • la nouvelle École des mines (горный техникум, institution fondée en 1944 dans un ancien quartier), édifice construit en 1956, avec fronton à colonnade et statue ;
  • au coin nord-ouest : le nouveau Théâtre d’État (Воркутинский государственный драматический театр, institution fondée en 1943 dans le quartier de la place du Komsomol), établi en 1990 dans ce qui était la Maison d'éducation politique.

  

 


Rue Lénine… 3e partie (années 1970)

La rue Lénine s’élargit alors en direction de la place Centrale. Ce tronçon donne une idée du développement de Vorkouta dans les années 1970, avec des immeubles plus hauts.

  • l'immeuble « Petchoprojekt » :


  • le Palais des Pionniers (Дворца пионеров и школьников) (1967-1971), dédié au cinquantième anniversaire de la révolution d'Octobre :

   

 

  • le grand magasin "Dom Byta" :

  



Place Centrale (années 1980)

La place Centrale est aménagée autour d’un parc rectangulaire, à moitié boisé, à moitié équipé de jeux d’enfants.

 

À l’ouest : l’hôtel "Vorkouta", l’Hôtel de Ville, l’École de musique.

    

 

 

À l’est : le nouveau siège de VorkoutaOugol (1980) :

Au coin nord-est de la place se trouve une statue de Tchernov (œuvre de I.V. Pylaïev), inaugurée en 1982 :


A.A. Tchernov (1877-1963) fut l’un des découvreurs des mines de houille de la région, en 1930.
Face à Tchernov, la perspective de la rue Gagarine descend vers le fleuve (avec des immeubles d’habitation au fond).


Au nord de la place : le complexe universel de sport et de spectacle « Olympe »
(универсальный спортивно-зрелищный комплекс, 1986-1990),
géré par VorkoutaOugol.

Plus récemment, au bord du parc, on a vu apparaître aussi une nouvelle banque :


La berge

Le « nouveau centre-ville », s’étend de la place Centrale à la rivière, entre deux petits torrents de toundra :

       







Rue Dimitrov, une façade illustre l’amitié Bulgarie-Komi.

Au bord de la rivière se trouve le premier « monument aux victimes des répressions politiques » érigé à Vorkouta (1988).
Architectes : V. Trochine et A. Barmine.

      


 

 


Rue Lénine… fin : Timan et la place de la Victoire

Juste après le complexe sportif se trouve le siège de la Banque des années 1980, puis la rue Lénine coupe la rue Tchernov, emprunte un pont sur un petit torrent affluent de la Vorkouta, et continue jusqu’au quartier Timan, où elle se termine sur la place de la Victoire.



La place de la Victoire commémore la victoire de 1945. On y trouve bien sûr monument, tanks et hélicoptères...



 

... mais aussi une toute nouvelle église de bois :





Ainsi se termine la rue Lénine. Sur la gauche, une route descend vers le monument aux "50 ans du mouvement stakhanoviste"... 



… en direction d'un pont routier à voie unique qui mène à Roudnik.



Photos : mai 2010 et juillet-août 2011 (sauf les photos d'archives, empruntées dynamiquement à d'autres sites web).
Lire la suite de l'article ! (et 0 commentaires)
Écrit par SebK, le Mardi 20 Mars 2012, 17:28 dans la rubrique "Komi".


Articles suivants