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Bianca & Giuseppe
— un opéra niçois de Richard Wagner et Jan Bedřich Kittl —
En 1833, l'écrivain allemand Heinrich König (1790-1869) publie à Leipzig, chez Brockhaus, un roman intitulé Die hohe Braut (La noble fiancée), une histoire d'amour dans le contexte dramatique de l'invasion du Comté de Nice par l'armée française en 1792. Maintenant que Napoléon a été écarté et que l'ordre ancien est rétabli, toute l'Europe commence à réfléchir plus calmement aux événements de ces dernières décennies. Aussi ce roman stimule-t-il l'inspiration du jeune poète et compositeur Richard Wagner (1813-1883). Il se rappelle sa première réaction aux récits de la révolution française, réaction d'horreur et de dégoût. Puis, avec le recul, il prend conscience des belles idées qui étaient à l'origine de cette révolution, et il se trouve tiraillé entre des sentiments contradictoires. Voilà donc un sujet idéal pour un grand opéra ! Une histoire d'amour contrariée par les traditions d'une société de classes, dans un contexte historique partagé entre l'idéal de liberté promu par la Révolution et la violence des massacres perpétrés en France et dans les pays voisins. Et cette histoire récente résonne déjà, en Europe, avec les mouvements sociaux des années 1830-1840.

Âgé de 20 ans, le jeune Wagner [portrait ci-contre], totalement inconnu, se bat pour s'introduire dans les grandes capitales culturelles européennes, notamment Paris. Il est persuadé que cette Noble fiancée fournirait un sujet parfait pour le public français. Dès 1836, il esquisse un synopsis, qu'il fait traduire en français et qu'il envoie à Scribe (en 1838) en lui donnant carte blanche pour en faire un livret en bonne et due forme... à condition que l'Opéra de Paris lui commande la musique. Bien décidé à conquérir Paris, il contacte aussi Meyerbeer et sollicite l'entremise de son beau-frère qui dirige la succursale parisienne de la maison Brockhaus. Mais Paris fait la sourde oreille, ce jeune fougueux n'ayant pas du tout la notoriété requise dans la maison.

Les années passent. Wagner s'établit à Dresde, où il monte Rienzi, puis Le vaisseau fantôme. Son style artistique évolue, et il se rend compte que le livret de la Noble fiancée n'est plus du tout adapté à la forme du drame musical vers laquelle il s'oriente maintenant. Il renonce donc à l'idée de le mettre lui-même en musique et tente de le transmettre à d'autres compositeurs. Manifestement, ce sujet lui tient à cœur. Il propose son livret à plusieurs collègues, sans succès.

Jusqu'au jour où le compositeur tchèque Jan Bedřich Kittl (1806-1868) – ou "Johann Friedrich Kittl", sous la forme allemande –, de retour d'une tournée en Scandinavie et en Allemagne, fait une escale à Dresde en rentrant à Prague (Bohême, Empire d'Autriche). Il y rencontre son collègue Richard Wagner, qui ne manque pas de lui mettre entre les mains son fameux livret. Aussitôt, Kittl se met à la tâche. L'opéra sera créé au Théâtre des États de Prague le 19 février 1848, en allemand, sous le titre Bianca und Giuseppe oder Die Franzosen vor Nizza (Bianca et Giuseppe ou Les Français aux portes de Nice).

Kittl était alors une figure majeure de la vie culturelle pragoise. Directeur du Conservatoire de 1843 à 1865, il fréquenta Spohr, Marschner, Liszt, et il reçut la visite et les éloges de Berlioz. Il ne reste rien de son premier opéra, Daphnis Grab (Le tombeau de Daphnis), détruit de sa main. Après Bianca und Giuseppe oder Die Franzosen vor Nizza (1848), il composera deux autres opéras, créés à Prague, également au Théâtre des États : Die Waldblume (1852) et Die Bilderstürmer (1854). Par ailleurs, il est l'auteur d'un requiem, d'une messe, d'une cantate, de chœurs et de mélodies sur des textes en allemand et en tchèque, de quatre symphonies, d'ouvertures pour orchestre, de pièces pour piano (idylles, scherzos, romances, impromptus, berceuse, aquarelles, nocturne, sonates...) et de compositions pour divers ensemble de chambre.

L’opéra  Bianca und Giuseppe oder Die Franzosen vor Nizza est considéré comme le chef-d’œuvre de Kittl. De fait, c’est le plus notable des opéras tchèques du XIXe siècle avant l’avènement de Smetana. La popularité de cette œuvre, créée à Prague en février 1848, dut sans doute beaucoup au thème révolutionnaire qui résonnait avec l’actualité. En effet, à ce moment-là, l'Europe était dans une situation explosive. Prague, en particulier, était à trois semaines d'une révolution qui allait être réprimée en juin dans un bain de sang. Le Comté de Nice, de son côté, bénéficiait des soulèvements qui s'étaient produits récemment en Piémont : fin 1847, le roi Charles-Albert de Savoie avait consenti à abolir la monarchie absolue ; le 8 février, il venait de promulguer le Statuto, constitution qui faisait du Royaume de Sardaigne une monarchie parlementaire.

Après une production à Hambourg en 1886, l’opéra de Kittl tomba dans l’oubli. Il fut remonté au Conservatoire de Prague en 1961 dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de cette institution, cette fois sous le titre Francouzové před Nizzou (en version tchèque, semble-t-il). Plus récemment, il a été donné en version de concert (partiellement mise en scène) au Théâtre des États en 2003 (première le 20 mars).

Le roman La noble fiancée dépeint le Comté avec une précision étonnante : la ville de Nice entre la colline du Château et le Paillon, le mont Boron, Cimiez avec son monastère, Drap, la route de Turin avec l'Escarène, Breil dans la vallée de la Roya... L'histoire commence avant 1792 et se termine en 1796. Tout finit bien pour les deux amoureux, dans un Comté de Nice provisoirement occupé par la France républicaine suite à l'armistice que le roi Victor-Amédée III a été contraint de signer avec le général Bonaparte à Cherasco. Mais si König était très scrupuleux dans ses descriptions, Wagner prend des libertés avec l'histoire et la géographie. L’opéra se déroule "en 1793, à Nice et dans les environs". Il y a une confusion entre l'invasion de 1792 (lorsque les Français franchissent le Var, épisode mentionné avec précision dans le roman) et la prise de Saorge en 1794 (qui marque la victoire des Français dans les Alpes et leur permet de se lancer dans la conquête du Piémont). Erreur, négligence ou licence artistique ? En tout cas, l'anachronisme offre des décors et un dénouement dramatiques à souhait.


"Die Franzosen! Die Franzosen!" La scène finale esquissée par Wagner.

Le chœur figure des paysans et des citadins, des soldats (niçois et français), des conspirateurs, des pèlerins, la foule, etc. L'intrigue est la suivante (Kittl a drastiquement réduit le texte de Wagner).

Acte I : "Une grand-place de campagne, devant le château du marquis" 
La scène se passe dans un village du Comté de Nice (dans le roman, il s'agit explicitement de Drap). Sur l'esplanade du village, devant le château seigneurial et entre des parcs verdoyants, sont réunis des paysans, des citadins venus de Nice, ainsi que des soldats de la garnison de Saorge. C'est la fête au village ("Freut euch! freut euch! wack're Leute, / Fröhlich sollen Alle sein!"). Giuseppe (ténor), fils de l'intendant du marquis, se tient à l'écart, mélancolique. Clara (soprano), une jeune bourgeoise de Nice qui est secrètement amoureuse de lui, tente de lui remonter le moral. Elle veut danser avec lui, mais il répond qu'il est déjà engagé avec une autre. Le mendiant Cola (basse) voudrait danser ("Ich gäb' was drum, könnt' ich, wie ihr, mich freuen") ; les gens se moquent de lui. Cola s'accroche avec les soldats et leur caporal, Bonatti (ténor). Par dépit, Clara s'interpose et prend la main de Bonatti en prétendant qu'elle le veut pour fiancé. L'officier est ravi ; il promet une nouvelle fête pour célébrer leurs noces. Clara regrette aussitôt son geste, mais il est trop tard. Tout le monde s’en va fêter ça à l’auberge ; Giuseppe reste seul.  Entre Bianca (soprano), la fille du marquis de Malvi, le seigneur du village. Giuseppe lui déclare son amour ("O Gott sei Dank! So treff' ich dich allein!"), qui est réciproque, mais incompatible avec leur position sociale. En effet, issue de la noblesse, Bianca est promise au comte de Rivoli, tandis que le jeune Giuseppe est un chasseur. Giuseppe, en tant que frère de lait de Bianca et fils de l’intendant du marquis, revendique son droit à danser le premier avec Bianca. Un carillon donne alors le signal de la fête. La foule revient de l’auberge ("Ha! Welch ein lustig Wandern / Von einem Fest zum andern!"). Entre Malvi (basse), avec sa fille et le comte de Rivoli (baryton), escortés par les serviteurs du marquis. Malvi rappelle à tous leur devoir d’allégeance au roi (Victor-Amédée III). Puis la cérémonie commence : procession des villageois devant le marquis ; danse de garçons savoyards, grande danse finale. Puis Cola présente Brigitta (mezzo) et demande qu'on l'écoute chanter son histoire en s'accompagnant à la harpe ("O ihr an Glanz und Freude Reichen, / Hört an das Lied der Bettlerin!"). Cette intervention agace le comte de Rivoli ; à la surprise générale, il la chasse violemment. Il explique au marquis qu’il s’agit de sa sœur, qui a déshonoré la famille en épousant un homme de classe inférieure. À présent, Rivoli demande aux musiciens de jouer et sollicite l’honneur de la première danse avec sa fiancée Bianca. Giuseppe s’interpose alors en affirmant que cette première danse lui est réservée ("Mein Recht! Mein Recht will ich! den Ehrentanz!"). Il repousse le comte et prend Bianca dans ses bras. Les soldats interviennent pour les séparer. Au milieu de l’émeute, l'énigmatique Vincenzo Sormano [révolutionnaire génois, dans le roman] se fraie un passage en dégainant un poignard, et il disparaît en emmenant Giuseppe.


La reprise de 1961.

Acte II : "Les sommets des Alpes à la frontière entre Nice et la France" 
Sormano (basse) et Giuseppe se réfugient dans les montagnes ("In Sicherheit sind wir – hier ist mein Reich!"). Le sauveur se présente et raconte son histoire : il est le mari de Brigitta, la sœur du comte, rejetée par sa famille à cause de leur amour. Sormano cherche à convaincre le jeune chasseur de se rallier au mouvement révolutionnaire. Giuseppe hésite : il ne veut pas trahir son seigneur et son roi ("Verrat am Vaterland! o fluchenswerte Tat!"). Le rebelle ne lui laisse pas le choix : il tire un coup de feu en l’air en criant au traître, et une bande de conspirateurs se rassemble aussitôt autour d’eux. Sormano annonce que Giuseppe fait maintenant partie de leur groupe. Le voici entraîné contre son gré dans une trahison contre la patrie. Sormano explique aux autres que cet habile chasseur leur est indispensable car il connaît mieux que quiconque tous les recoins de la montagne ("Niemand, wie er, kennt die geheimen Pfade / Durch das Gebirg – drum sei er unser Führer!"). Au lever du soleil, on entend résonner les tambours des soldats Français. Puis c’est une marche funèbre qui retentit ("Sei gnädig, Herr, der Armen") : on escorte la dépouille de Brigitta, retrouvée noyée dans le torrent. Enfin, une troisième mélodie s’élève du fond de la vallée : c'est l'annonce des noces du comte de Rivoli et de Bianca ("Von Nizza nahn dem Schlosse sich die Gäste, / Die Braut des Grafen Rivoli zu grüßen"). Giuseppe prend alors sa décision : « Aux armes ! » La bande de Sormano part à l'assaut du fort de Saorge.

  
Saorge et ses fortifications protégeant les ouvrages de la route royale sur la haute Roya (représentation de la fin du XVIIe siècle). À droite, Saorge aujourd'hui.

Acte III, premier tableau : "Une chambre dans le château du marquis"
Seule dans sa chambre, Bianca se lamente ("So ist es wahr? Und muß ich's glauben?"). Clara lui apporte de mauvaises nouvelles ("Preis dir, mein Gott! Ich treffe Euch allein"). L'attaque des rebelles a échoué : Giuseppe et Sormano ont été capturés et sont condamnés à mort. En attendant leur exécution, ils sont détenus dans le fort de Saorge. Clara supplie Bianca de l'aider à délivrer Giuseppe. Entre le marquis ("Verweil', mein Kind, und höre deinen Vater"). Bianca lui confie qu'elle est amoureuse de Giuseppe : s'il consent à le faire délivrer, elle promet d'épouser Rivoli bien qu'elle ne l'aime pas. Le père accepte le deal : il consent au mariage de Bianca et Rivoli, et s’engage donc du même coup à faire délivrer Giuseppe.

Acte III, second tableau : "Devant le fort de Saorge"
Le régiment de Saorge, commandé par Bonatti, est attablé devant le fort ("Stoßet an, wack're Kameraden! Preist des Krieg!"). Entre Clara, accompagnée du mendiant Cola. Ils incitent les soldats à boire. Puis viennent deux ermites (basses), qui souhaitent rendre visite aux condamnés à mort afin d’entendre leurs dernières volontés ("Wir kommen, ihren letzen Willen zu vollführen"). Clara les convainc sans peine de se joindre à la beuverie des soldats. Pendant ce temps, elle s'introduit avec Cola dans la forteresse et ressort discrètement avec les deux prisonniers déguisés en ermites. Quand les soldats découvrent la ruse, les prisonniers sont déjà loin.


L'invasion de Nice en 1792.

Acte IV : "Dans la grand-rue, à Nice" 
Sormano et Giuseppe sont toujours déguisés en ermites. À la nuit tombée, ils ont l'intention de quitter Nice pour la France ("Verloren / Sind wir, wenn uns der Tag in Nizza trifft! / Nach Frankreich!"), bien que Giuseppe soit réticent à l'idée de tourner le dos à Bianca et à sa patrie ("Bianca – nie dich wiedersehn! / Mein Vaterland – nie wieder dich begrüßen!"). La rue se remplit de gens venus assister au mariage de Bianca et de Rivoli. À la vue du cortège nuptial, Giuseppe jure de se venger ("Der Sünder soll erbleichen, / Dies schwören wir vereint"). Les deux hommes se glissent dans la foule. Lorsque les gens s'écartent, on découvre le cadavre de Rivoli au milieu de la rue ("Mörder! Mörder!"). Mais entre-temps, Bianca avait déjà avalé un poison pour ne pas avoir à subir ce mariage imposé, et elle meurt dans les bras de Giuseppe. À ce moment-là, Bonatti annonce que les Français ont pris Saorge, et l’ennemi arrive aux portes de la ville. Dans ces conditions, Giuseppe renonce à toute idée de révolution : en bon patriote, il prend la tête des défenseurs de la patrie ("Zu meines Königs Fahnen / Kehr' reuig ich zurück, / Und such' auf blut'gen Bahnen / Den Tod, mein einzig Glück"). Pour finir, Kittl reprend le chant de guerre qui concluait l'acte II : « Aux armes ! » Mais cette fois, ce n'est pas contre l'ancien régime que Giuseppe lève les armes, c'est contre l'envahisseur. Et il tombe sous la première balle des Français.


[gravure de Godefroy Engelmann d'après Louis Albert Guislain Bacler d'Albe, in Souvenirs pittoresques du général Bacler d'Albe, Paris, Engelmann, tome 1 (1819), planche 87]


La version de concert de 2003.

Sources

  • Heinrich KÖNIG, Die hohe Braut. – Leipzig : Brockhaus, 1833 ; 2e édition revue et corrigée en 1844 (trois tomes : 440 p., 438 p., 348 p.) ; 3e édition revue et corrigée en 1867 (Gesammelte Schriften, Bände 17-19) ; 4e édition en 1875 (Ausgewählte Romane, Bände 7-9, 940 p.). 
  • Critique en allemand dans la Jenaische Allgemeine Literaturzeitung, 29. Jahrgang (1833), Band 3, August, S. 191-192. 
  • Critique en français dans la Revue encyclopédique publiée par MM. H. Carnot et P. Leroux, tome LIX, Paris, juillet-septembre 1833. 
  • Karl GUTZKOW, Beiträge zur Geschichte der neuesten Literatur. 2 Bde. – Stuttgart: P. Balz, 1836, Erster Band, S. 287-300.
  • Richard WAGNER, Prosaentwurf der Operndichtung « Die hohe Braut », deux manuscrits (Königsberg, 1836), München, Bayerische Staatsbibliothek. 
  • [Richard WAGNER,] Bianca und Giuseppe oder: Die Franzosen vor Nizza, Oper in vier Akten (nach einem König'schen Roman), Musik von J.F. Kittl, Leipzig : Breitkopf und Härtel, v. 1850, 48 p. [+ partition complète pour piano, chez le même éditeur, 214 p.]
  • Richard WAGNER, Mein Leben, 1870-1880.
  • Richard WAGNER, « Die hohe Braut » // Dramatische Werke – 3 Bände, Band 3, Leipzig : Meulenhoff, 1914, S. 277-338.
  • André PEYREGNE, « Du romantisme à la Belle Époque – Un siècle de musique et d’opéra à Nice » // Nice historique, 97 année, n° 1994/2-3 (Un siècle de musique à Nice), pp. 59-65. [A. Peyrègne a donné une conférence sur la genèse de ce texte de jeunesse de Wagner, le samedi 19 octobre 2013 à l’Opéra de Nice, à l'initiative du Cercle Richard Wagner.]
  • Český triptych I - 1 : Bianca a Giuseppe aneb: Francouzové před Nizzou / opera o čtyřech jednánich k roku 1848 na libreto Richarda Wagnera podle románu Heinricha Koeniga Die hohe Braut. – Praha : Národní Divadlo, 2003, 360 pages. [Programme de la production de 2003, incluant de nombreux matériaux et le livret trilingue ; en tchèque (pp. 3-181), anglais (pp. 183-238) et allemand (pp. 239-355).]
  • Peter BASSETT, « Wagner’s Unfinished French Revolution Operas: Männerlist größer als Frauenlist oder Die glükliche Bärenfamilie, and Die hohe Braut oder Bianca und Giuseppe » // Wagneriaani, Suomen Wagner-Seuran julkaisu n:o 35, Kevät 2010, s. 33-35. 
  • Robert ROURRET, Nice et l'opéra. – Nice, 2012, p. 201.
  • Wikipedia : 
  • Photos des productions de 1961 et 2003 à Prague.
  • Enregistrement intégral (Prague, Théâtre des États, 2003) : Acte I ; Acte II ; Acte III ; Acte IV.
Dernière mise à jour le 17 août 2014.
Écrit par SebK, le Lundi 24 Mars 2014, 14:56 dans la rubrique "Nice".


Commentaires :

  SebK
07-02-16
à 12:54

Les lieux du récit

Le roman de König se déroule sur la route royale de Nice à Turin, principalement à Nice et Drap (Drappo), ainsi qu'en d'autres localités marquées en bleu sur la carte ci-contre : L'Escarène (Scarena) dans la vallée du Paillon ; Sospel sur la Bevera ; Breil (Breglio), Saorge et Tende sur la Roya ; le col de Tende et la vallée de la Vermenagna redescendant vers Coni et la haute plaine du Pô en direction de la capitale.

La commune de Drap est représentée ci-dessous sur un plan cadastral établi par les Français dans les années 1810. La route royale est marquée en bleu, le centre du village et le château du marquis sont indiqués par des points rouges. Les deux autres espaces circonscrits en rouge portent encore aujourd'hui les noms de Plan du Marquis (dans la boucle du Paillon) et de Bois du Marquis (forêt traversée par le chemin de Laghet). À l'époque du récit, les principales activités économiques de Drap étaient la culture des vignes et des oliviers, ainsi que celle du chanvre et du lin, avec les métiers textiles associés.






Les ruines du château de Drap sur une carte postale du XXe siècle

À Saint-André, à l'époque du récit, la grotte était une attraction touristique absolument incontournable pour les étrangers qui visitaient Nice, au même titre que celle de la Ratapignata sur le flanc du mont Chauve (dont l'entrée est marquée depuis le XIXe siècle par un semblant de pyramide).

  
La grotte de Saint-André sur une lithographie de 1787 et sur une carte postale du XXe siècle

  
Sospel, avec son pont sur la Bevera ; Tende avec son château surplombant la haute Roya (représentations de la fin du XVIIe siècle)