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Carlo Felice
À ma connaissance, il n'existe que trois villes au monde où une statue soit dédiée à  Charles-Félix de Savoie dans l'espace public : Bonneville, Nice et Cagliari.

En 1824, le roi Charles-Félix (roi de Sardaigne de 1821 à 1831) lança en Faucigny un grand chantier d'endiguement de l'Arve afin de résoudre les problèmes récurrents d'inondations auxquels était exposée la plaine marécageuse en aval de Cluses.

À Bonneville, une colonne provisoire fut érigée en l'honneur du roi à l'occasion de sa visite en 1824 ; elle fut remplacée en 1826 par l'actuelle colonne en pierre de 44 m de hauteur, inspirée de la colonne Trajane.


À Nice, la statue de Charles-Félix rappelle aujourd'hui le demi-millénaire (1388-1860) que le Comté de Nice a passé sous la protection des souverains de Savoie, du Moyen-Âge à l'ère industrielle. C'est donc un symbole de continuité et de stabilité.

Charles-Félix arrive sur le trône l'année où est achevée la construction d'un second pont sur le Paillon, plus près de l'embouchure, dans le but de faciliter la communication entre la ville et les faubourgs en plein essor. En l'honneur du nouveau roi, l'ouvrage est baptisé officiellement "pont Royal Saint-Charles", mais on l'appellera couramment "pont Neuf" (devenu aujourd'hui la place Masséna, suite au recouvrement du Paillon). Par ailleurs, le souverain lance des chantiers d'agrandissement et d'assainissement des installations des pêcheurs aux Ponchettes, qui sont percées d'un nouveau passage : la porte Carlo-Felice. Celle-ci relie directement la place Carlo-Felice (à l'est du cours Saleya) au bord de mer. Enfin, il rétablit les franchises du port, qui avaient été supprimées sous l'occupation française, ce qui a évidemment un impact immédiat sur l'économie et sur le niveau de vie des habitants.

En novembre 1826, le roi se rend à Nice avec la reine Marie-Christine. Cette visite royale va laisser de nombreuses traces. En 1827, la corporation des serruriers de la ville fait ériger sur la place Carlo-Felice un monument pour commémorer la visite du roi. Il s'agit d'une petite colonne en alliage de fer et de pierre blanche, avec un aigle à sa base et un monogramme royal à son sommet (le monument sera supprimé en 1861). La même année, les Juifs de Nice font ériger un monument d'inspiration égyptienne, en forme d'obélisque, à l'entrée du pont Neuf, sur la rive gauche, pour rendre hommage au roi Carlo Felice et rappeler les engagements pris par la Maison de Savoie pour protéger leur communauté (ce monument disparaîtra aussi juste après l'annexion, en 1861).

Dessinée par Paul-Émile Barberi, la statue fut érigée en 1828 au bord du port Lympia (et se trouve aujourd'hui dans le square Guynemer). Vêtu à la manière de son ancêtre Charles-Emmanuel, le roi montre du doigt le nouveau port de Nice, rappelant ainsi qu'il a rétabli le statut de port franc dont Nice bénéficiait depuis 1612 (sous le duc de Savoie et prince de Piémont Charles-Emmanuel, donc). Le doigt en question est resté amputé suite aux émeutes qui éclatèrent lorsque Victor-Emmanuel II, dans le cadre de l'abolition des privilèges, révoqua les franchises du port dans les années 1850.

         
Visite du couple royal à Nice en 1826.


À Cagliari, la statue de Charles-Félix est beaucoup plus controversée. Elle rappelle les relations orageuses entre la Maison de Savoie et l'île de Sardaigne, où cette brève période (1720-1946) n'est autre qu'une énième occupation, après la conquête aragonaise de 1323, la domination espagnole (1478-1714) et les quelques années autrichiennes (1714-1720).

La relation de Charles-Félix avec Cagliari est particulière dans la mesure où, avant de monter sur le trône du Royaume, il gouverna l'île de 1799 à 1817 en tant que vice-roi (statut spécifique hérité des dynasties qui régnaient précédemment sur la Sardaigne).

Le projet de monument est décidé en 1827, et la statue est réalisée en 1830. La sculpture est l’œuvre du sculpteur sarde Andrea Galassi. Ce n'est qu'en 1860 que le monument a pris sa position actuelle sur la place San-Carlo – nommée ainsi, précisément, en hommage à Charles-Félix (aujourd'hui place Yenne, du nom du vice-roi qui l'a aménagée en 1822). La statue montre du doigt la Strada Statale 131, dont elle marque le kilomètre zéro : il s'agit de la principale route de l'île, qui va de Cagliari à Porto Torres et qui porte justement le nom de Carlo Felice.

En Sardaigne, on trouve aussi une petite Via Carlo Felice à Monastir. Les autres lieux publics qui portent le nom de ce souverain se trouvent dans l'ancienne capitale du Royaume, Turin (piazza Carlo Felice), et dans la grande conquête de 1815, Gênes (Teatro Carlo Felice – il paraît d'ailleurs que le roi était féru de théâtre et qu'il avait même composé des pièces).

[photos SC]
Écrit par SebK, le Mercredi 16 Avril 2014, 12:32 dans la rubrique "statuaire urbaine".


Commentaires :

  Escribe Dominique .
31-07-16
à 23:48

Charles-Félix et la Sardaigne.

Charles Félix a réduit les pouvoirs de la noblesse  d'origine espagnole qui profitait  de l'éloignement du roi.Des spéculateurs veulent vendre les grains à l'étranger car on les paye plus cher;il l'interdit,fait ouvrir des réserves pour les pauvres et contrôler les prix. Il améliore le port de Cagliari et crée celui de Porto Torres faisant ouvrir la route qui porte son nom entre ce port (et donc Sassari ) et Cagliari .Il organise un service postal. Il fait bonifier les terres et prend des mesures sanitaires pour lutter contre la malaria .Il donne une partie de son traitement pour que chaque quartier ait son médecin.Il finance un horphelinat.. Il fonde un Musée et une école d'architecture et de dessin . Vous voyez qu'il mérite amplement sa statue.